17/10/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Meeting des Forces du Changement: Discours de Lydie KOLELAS

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MauvaisTrès bien 

Mesdames, Messieurs,

 

Je voudrais, avant toute chose, remercier chacun de vous d’avoir fait le déplacement pour participer à cette rencontre.

Votre présence témoigne de l’intérêt que nous avons tous pour le présent et l’avenir de notre cher pays le Congo-Brazzaville. Un pays que nous voulons moderne et prospère. Un pays où les différentes communautés doivent y vivre ensemble et dans l’harmonie.

Pour ceux d’entre vous qui ne me connaissent pas, je m’appelle Lydie De KOLELAS. Je suis secrétaire générale des « Forces du changement et du Progrès Social » et Présidente du «Cercle de Réflexion Bernard KOLELAS ». C’est en cette dernière qualité que je m’adresse à vous.

Je vais m’efforcer d’apporter ma modeste contribution au débat sur la situation sociopolitique et économique dans notre pays.

Comme chacun de nous le sait, les Congolais iront aux urnes en 2016 pour élire le Président de la République pour les sept prochaines années.

Un débat houleux oppose actuellement les partisans de la majorité au pouvoir à ceux de l’opposition.

Les premiers se disent favorables à une révision constitutionnelle afin de permettre au chef de l’Etat sortant de briguer un autre mandat en dépit de l’interdit constitutionnel. A l’appui de leur thèse, ils allèguent que l’actuel Président est un « apôtre de la paix ». Sans lui, c’est le « chaos ».

Les seconds s’opposent à tout tripatouillage de la Charte fondamentale et réclament à cor et à cri l’alternance démocratique. Ils citent la phrase prononcée par le président BARACK OBAMA lors de sa visite à Accra, au Ghana. (Je cite) : « L’Afrique n’a pas besoin d’homme fort. Elle a besoin d’institutions fortes.» (Fin de citation).

Il est vrai qu’en Afrique nous avons des hommes, qui sont, souvent, plus forts que les institutions. Il est vrai, également, que l’histoire immédiate de notre continent montre qu’il est plutôt sage d’éviter le mandat de trop.

Inutile de dire qu’un climat délétère règne au Congo à la veille de cette échéance politique majeure. Pourtant, il est temps que notre pays fasse, enfin, son entrée dans la modernité. Le premier pas ne consiste-t-il pas à faire triompher la primauté du droit par le respect strict des lois et règlements ?

D’aucuns pourraient ergoter que c’est de la théorie. Il reste que le but de la Politique - la gestion de la Cité - n’a jamais été d’engendrer la désolation et la haine entre les communautés. Le but ultime de la politique est de promouvoir le bien-être pour tous. C’est-à-dire :

- un Etat au service de tous ;

- la sécurité pour tous ;

- l’éducation pour tous ;

- la justice pour tous ;

- la santé pour tous ;

- le travail pour tous ;

- l’eau potable pour tous ;

- l’électricité pour tous ;

- un pouvoir d’achat pour tous. La liste n’est pas exhaustive.

Définissant le but de la Politique, un philosophe français (Jean-François Revel, pour ne pas le citer) a écrit ces quelques mots dans son célèbre ouvrage « La tentation totalitaire » (Je cite) : « Le but de la politique est le bonheur. Le plus de bonheur possible pour le plus grand nombre d’hommes possible, et non le succès de quelques professionnels qui veulent imposer leurs vues à la majorité (…) ». (Fin de citation).

Voilà pourquoi je voudrais, ici et maintenant, joindre ma voix à celles de tous les hommes de paix et de bonne volonté de notre pays pour exhorter nos concitoyens à rejeter l’exclusion ; à rejeter la haine. J’exhorte les Congolais à travailler la main dans la main, pour conjurer le chaos annoncé.                         Personne n’est irremplaçable. Le Congo n’a pas besoin d’homme providentiel. Ce pays a droit à un autre avenir.

Depuis l’accession de notre pays à la souveraineté, il y a des maux qui freinent son développement socio-économique. Ces maux sont bien connus. Il s’agit du tribalisme et du régionalisme.

Il est temps que les Congolais sachent que naître du Nord ou du Sud n’a rien de génétique. Ce sont des aléas de la vie ou de la géographie. Dans cette salle, personne ne peut affirmer qu’il avait choisi de naitre au Nord ou au Sud.

Le Congo va mal, très mal. Le pays va mal à cause de considérations qui ont fini par transformer chacun de nous en une sorte d’«ordinateur mal programmé». Il nous faut un changement de «programme» au niveau mental. Je dirais même plus : chacun de nous doit faire son « auto-révolution culturelle ».

Nous avons le devoir d’exiger un changement profond du quotidien des gens. Cela passe par de nouvelles méthodes de travail et de gouvernance.

En 2014, nous devrions être capable, nous congolais, de faire la politique autrement. Cette nouvelle politique doit laisser la place aux idées, aux programmes et aux projets. Il faut bannir les invectives et autres quolibets.

Le Congo a besoin d’hommes d’Etat. C’est quoi donc un homme d’Etat ? L’homme d’Etat est tout le contraire du politicien. Le politicien travaille pour ses intérêts. Il ne se soucie que de sa carrière. L’homme d’Etat, en revanche, est avant tout un visionnaire. Il est au service de l’intérêt général.

Le Congo a besoin d’hommes et de femmes d’Etat. Des hommes et des femmes capables de se mettre au-dessus de la mêlée en sachant qu’une personnalité qui devient chef de l’Etat ou ministre n’appartient plus à un parti, à une tribu ou une région. Il est au service de la Nation.

Le Congo a besoin d’une nouvelle conception du pouvoir. A savoir que le pouvoir d’Etat est avant tout une charge et non un privilège.

Je ne le dirai jamais assez que notre pays a besoin, plus que jamais, des hommes et des femmes capables qui brillent par leur exemplarité et non par des frasques.

Le problème ? Ce sont toujours les même qui reviennent sur le devant de la scène politique avec les mêmes méthodes de travail et toujours la même mauvaise conception de l’Etat et du pouvoir.

Le pouvoir d’Etat doit rester une force au service d’une idée. Une idée qui se résume en trois mots : le Bien Commun.

Inspirons-nous de la démocratie à l’occidentale. Le bien-être de la population est la finalité de tout projet politique mais aussi de toutes les préoccupations. Entrer en politique ou tout simplement, faire de la politique est un véritable sacerdoce.

Il faut l’émergence d’une nouvelle classe politique congolaise. Il s’agit plus d’une question de mentalité que d’âge ou de génération.

Je ne pourrais terminer ce mot sans vous entretenir d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Je vous rassure qu’il s’agit nullement pour moi de faire du nombrilisme.

De quoi s’agit-il ?

Je profite de cette tribune pour vous demander pardon.

Pardon, parce que beaucoup parmi vous ont perdu des êtres chers pour avoir cru en Bernard KOLELAS. Beaucoup ont chèrement payé leur adhésion à ses idées et son combat.

Certains parmi vous se posent sans doute des questions sur ce que je peux apporter de plus au Congo tant le patronyme que je porte est plutôt controversé.

Des choses ont été dites à propos de mon père et elles ne sont pas toujours vraies. Ce qui l’est par contre, c’est que certains ont eu à user et abuser du nom de Bernard KOLELAS, notre père, en posant des actes qui lui sont imputés.

C’était tellement facile de dire ou de demander un avantage en son nom sans qu’il le sache. Toutes ces indélicatesses ont fini par déteindre sur les années de combat de notre père et de beaucoup de nos parents.

Aucun être humain n’est exempt d’erreurs. Toutefois, je peux vous assurer que Bernard KOLELAS a toujours placé le bien commun au centre de ses préoccupations.

En conclusion, je vous invite à méditer cette citation du Mahatma Gandhi : (Je cite)  « Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde.»

En clair, chacun de nous doit changer. Chacun de nous doit procéder à une autocritique et se livrer à une remise en question profonde. C’est à ce prix seulement que le Congo changera. Et non le contraire.

Je vous remercie.

Lydie KOLELAS

 

 

Commentaires  

 
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