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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Peur sur la ville de Brazzaville : Des armes de guerre seraient déjà distribuées

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L’année 2014 s’est achevée au Congo-Brazzaville dans la peur. Et pour cause ? Une folle rumeur a circulé, comme une traînée de poudre, faisant état d’une distribution d’armes de guerre par le régime Sassou auprès des ex-combattants!

Ce bruit, est-il vrai ou faux ? S’il est vrai, n’est-ce pas une bêtise humaine de trop, qui se prépare dans le pays ? Qu’est-ce qui se trame derrière ce plan macabre ? Le Président Sassou voudrait-il encore assister à l’écoulement « du sang et des larmes des autres ? »(…) Bref ! Autant de questions que se posent encore les Congolais subitement devenus inquiets en pleines fêtes de fin d’année 2014 et de nouvel an 2015. Une inquiétude du reste justifiée. Car, « chat échaudé craint même l’eau froide », dit l’adage. En effet, les séquelles des troubles socio-politiques antérieurs ne se sont pas encore totalement effacées de la mémoire collective.

Selon une source digne de foi, ces engins de la mort auraient été remis à quelques rares ex-combattants Cobras, Ninjas et autres assimilés, dont un Ninja tristement célèbre. Ce dernier porterait un sobriquet qui tiendrait de son physique : il serait gros, gras, court et trapu. Il aurait fait la pluie et le beau temps pendant la guerre civile des années 1990 à Bacongo-Makélékélé, ainsi que dans le Département du Pool. 

Selon des observateurs avertis, cette distribution d’armes de guerre obéirait à un plan de déstabilisation du pays, conçu par le régime Sassou lui-même.

Ce plan machiavélique serait mené par un tristement célèbre général Matalana, assisté d’un certain Tchoumou, officier supérieur, et de hordes des soudards d’une pseudo unité spécialisée dans la répression.

D’après les concepteurs du plan, les éléments de cette pseudo unité devraient par la suite se joindre aux dizaines d’ex-Ninjas et Cobras. Il s’agirait de créer une fausse insurrection armée, après l’annonce éventuelle, par le chef de l’Etat, de la révision ou du changement de la Constitution du 20 janvier 2002. 

Dès lors, ces hordes de soudards se mettraient à tirer à balles réelles sur les faux insurgés opposés à la révision ou au changement de la Constitution. Ces troubles devraient être intensifiés à leur comble, pour justifier l’intervention personnelle du Chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso. Celui-ci aurait donc toutes les raisons de décréter un état de siège ou un état d’urgence, c'est-à-dire un régime exceptionnel qui verrait se renforcer le pouvoir de police des autorités politiques. 

Denis Sassou Nguesso dirait alors : « Comme le pays devient ingouvernable, il faudrait instaurer une période de Transition, avec de nouvelles institutions ». 

Ainsi, le président Sassou, qui dirigerait cette Transition, préparerait le terrain juridique sur lequel il bâtirait, à sa convenance, sa propre succession. Comme quoi, le numéro-un congolais appliquerait à la fois la formule du « diviser pour mieux régner » et le postulat du général français Charles de Gaulle selon lequel : « C’est lorsque le trouble est grand qu’il faut gouverner » (Cfr. Denis Sassou Nguesso dans Le manguier, le fleuve et la souris, Editions J.C.Lattès, Paris 1997). Ce serait la formule du pêcheur en eau trouble.

La crainte des Congolais pour l’avenir, eu égard aux tristes événements passés. Le peuple congolais ne saurait croire que, quatre ou cinq mois seulement après le discours du président congolais sur l’état de la Nation, prononcé le 13 août 2014 devant le parlement réuni en congrès, leur pays soit à nouveau plongé dans la peur du lendemain.

Dans ce discours, Denis Sassou Nguesso déclarait : « Trop de sang des Congolais a coulé. Il s’agit du sang et des larmes des autres. Je dis aujourd’hui que le sang et les larmes des autres, ça suffit ! ».
De même, le peuple congolais se souvient que le même Sassou Nguesso avait déjà remis entre les mains de Dieu le sort du Congo, au sortir des années 1990 marquées par des guerres civiles récurrentes. 

Et, pas plus tard que le 22 décembre 2014, les Brazzavillois se souviennent qu’à l’hôtel de ville de Brazzaville, le Député-maire, Hugues Ngouelondelé, exhortait les hommes d’Eglise à prier pour la paix non seulement dans cette ville mais aussi au Congo tout entier. Il les invitait à « être des artisans de la paix ; à ne pas pousser les habitants de la capitale à s’entre-tuer ; à ne pas cultiver la haine tribale et l’intégrisme ou, encore moins, à ne pas se livrer à la destruction des biens de leurs concitoyens ».

Le disant, le premier citoyen de la ville en appelait donc à la responsabilité de tous et de chacun des habitants de Brazzaville, parmi lesquels le président Denis Sassou Nguesso lui-même. Car, l’on n’oubliera pas que le chef de l’Etat est non seulement président de la République, mais aussi citoyen de Brazzaville. Voilà pourquoi le peuple congolais est en droit de croire que le président Sassou Nguesso ne tolérera pas que son régime se mette encore à distribuer des armes de guerre en vue de se maintenir au pouvoir, après que le Parti congolais du travail (PCT) dont il est le leader se sera prononcé officiellement sur cette question de la révision ou du changement de la Loi fondamentale du 20 janvier 2002.

En clair, le peuple congolais dit à son tour : « Les pillages, les viols et les vols des années1993-1994, 1997, 1998-1999, ça suffit! ». 

Ghys Fortuné DOMBE BEMBA

 

 


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