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Enquête: André OKOMBI SALISSA sera t – il le futur Président de la République ?

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Le titre de cet article est une interrogation citoyenne et prospective qui s’inscrit dans une démarche de décryptage politique, de ce que l’avenir de notre cher Pays le Congo peut nous réserver.

En tant qu'observateur de la vie politique nationale, nous allons analyser en toute objectivité, sur la base des prises de position politique, sans préjugés, sans aprioris et sans anathèmes, l’émergence politique d’un politicien Congolais, en la personne de Monsieur André OKOMBI SALISSA, le Député de Lékana, celui que les intimes ont surnommé « Tout Bouge » et dont le charisme personnel est reconnu par tous, ses partisans et ses détracteurs. 

Nos enquêtes nous ont révélé, que contrairement à ce que la rumeur dit à son sujet, les prises de positions franches d’OKOMBI SALISSA n’ont pas commencé après son éviction du Gouvernement, mais bien des années avant dans les luttes internes et secrètes du PCT. Mais la rupture politique avec l’aile dure de son parti peut être située chronologiquement en fin 2012.

En fin d’année 2012, lors des dernières universités de l’ex CADD – MJ, pendant qu’il était encore Ministre du Gouvernement, Monsieur André OKOMBI SALISSA adressa au Palais du Parlement un discours profond qui constitue l’une des déclarations d’amour à la Démocratie les plus poignantes qu’un homme politique Congolais ait dit. Il déclara en substance ce qui suit : « Je ne parle pas de la démocratie des mots et des incantations. Je ne parle pas de la propagande. Je parle de la pratique matérielle et quotidienne de la démocratie. Je parle de la démocratie qui fait la place à l’autre. Je parle de la démocratie qui ne confond pas l’unité et l’uniformité. Celle qui ne confond pas l’unité et l’unicité. Parce que uni, ne veut pas dire unique. Tout ce qui est unique est souvent dangereux. La pensée unique n’est jamais saine. Pour personne! Qui qu’il soit et quoi qu’il fasse! Le discours unique cache toujours quelque chose. C’est pour cela qu’il élève l’intolérance face à la différence en vertu publique. Et pour tout vous dire, si cela avait quelque chose de vertueux, c’est la vertu du vice, l’hommage du vice à la vertu… Un Parti Politique, quel qu’il soit, qu’il soit au Pouvoir ou dans l’Opposition, s’il ne pratique pas la démocratie en son sein, s’il ne pratique pas le débat comme moyen de décision pluraliste et de choix rationnel, peut très vite devenir un danger pour la collectivité publique. Les Partis Politiques qui escamotent le débat et qui pratiquent le secret, cachent forcément des desseins malsains pour la collectivité nationale… Parce que la démocratie est, ou n’est pas. Elle ne peut être les deux à la fois. Il n’y a pas de demi-mesure. La pratique du diktat à la marge de l’Etat, annonce toujours le centralisme, l’absolutisme et le totalitarisme. Or, l’histoire nous a enseigné que les «ismes» n’ont jamais apporté la prospérité aux Nations. Au contraire, ils ont toujours constitué un obstacle au progrès et au bonheur. C’est pour cela que je suis, à titre personnel, un démocrate dans l’âme. » 

Cette hymne à la démocratie tranche foncièrement avec les incantations démagogiques sur la démocratie, des nombreux politiciens qui parlent de démocratie superficiellement et du bout des lèvres, sans en élucider l’esprit, le fond et les pratiques. Ce discours démarque André OKOMBI SALISSA des familiarités politiques banales et des discours creux sans perspectives, et ce à son mérite. 

Le 6 Mars 2013, Monsieur OKOMBI SALISSA adressa son dernier discours public au siège du PCT en tant que Coordonateur National de l’ex CADD – MJ, il prononça des paroles profondes et prémonitoires qui annonçaient bien les tergiversations politiques d’aujourd’hui. Il déclara ce qui suit devant ses militants : «Mon attention a été attirée très particulièrement par la démission du Pape Benoit XVI, qui a raisonné partout comme un coup de tonnerre. Le Pape nous a fait comprendre que, quelles que fussent les qualités que l’on pu lui prêter, il ne se sentait pas indispensable à l’église. L’église a existé longtemps avant lui, et elle existera encore très longtemps après lui. Le geste du Pape Benoit XVI a été un grand geste d’humilité. Le Pape nous a dit que chaque homme a des limites et chaque homme doit reconnaître ses limites. Cette sagesse du Pape est d’une force irrésistible et dominera longtemps les débats intellectuels et politiques en tant que valeur d’exemple, parce que non seulement le Pape s’est appliqué son dogme à lui – même, mais en plus, il l’a fait alors que rien ne l’y obligeait. Il aurait pu, sans que nul ne le conteste, parce qu’il en avait tous les droits, attendre jusqu’à son dernier souffle dans son trône papal, comme le faisait tous ces prédécesseurs depuis plus de mille ans. Il a fait le choix contraire ». 

En toute honnêteté intellectuelle, ses mots sont dignes d’un visionnaire et s’inscrivent dans la nécessité de civiliser les dynamiques d’accession et de départ du pouvoir. Nous sommes au 21ème siècle, où nos mentalités ne doivent plus accepter que l’accession au Pouvoir Suprême soit une affaire de gladiateurs luttant jusqu’au sang et jusqu’à la mort. Cette vision est une antiquité, mais il est temps que la vénération de la LOI, la force des Institutions et l’amour de la Patrie nous conduisent à sacraliser des alternances apaisées et civilisées au Sommet de l’Etat ; si ce renouveau politique réussit, le Peuple gagnera, le Congo gagnera. 

Les prises de positions d’André OKOMBI SALISSA ont été si tranchantes et son refus d’initier l’auto dissolution de l’ex CADD – MJ a été le summum de la rupture avec son mentor le Président SASSOU. Il s’en est suivi une longue période d’absence du Congo au cours de laquelle il a multiplié les interviews auprès des magazines panafricains. Nous avons été intéressés par l’un de ses appels à l’union des forces vives du Congo, dans lequel il déclara : « J’ai un appel. Aux cadres et aux jeunes congolais, quelles que soient leurs appartenances politiques et leurs tendances de pensées, je les invite à prendre conscience de la nécessité d’une alternance générationnelle dans notre pays. Ils doivent savoir que cette alternance ne s’improvisera pas, et aucun cadeau ne leur sera fait. Nous avons des histoires différentes, mais nous avons un avenir commun, que nous pouvons bâtir sur des valeurs partagées. Ceux qui portent l’espérance du changement doivent se faire reconnaître, pour dialoguer entre eux, pour faire reculer les résistances. Une nouvelle génération doit s’engager à bâtir un nouveau Congo. Nous pouvons le faire, nous devons le faire ». 

Ce qui nous interpelle dans cet appel, c’est la nécessité d’unir tous les Démocrates Congolais, car pour réussir un PRADA (Pacte Républicain pour une Alternance Démocratique Apaisée), les Démocrates de l’Opposition, de la Société civile, du Centre, de la Majorité et même l’aile lucide et marginalisée du PCT, doivent s’unir pour former une nouvelle Alliance patriotique pour le futur Congo, devant faire reculer les résistances et les archaïsmes, la République du Congo doit aller de l’avant avec toutes les Forces progressistes civiles et militaires de la Nation. Par le KIMUTU et le MOTOPENZA qui existe dans chaque Congolais, le PRADA peut réussir, il faut y croire et agir positivement, seul ceux qui ont osé agir pour le Peuple, ont influencé l’Histoire. 

Le Député André OKOMBI SALISSA est très critiqué par ses détracteurs au sujet de son rôle éminent lors des évènements tragiques de 1997. Cette affaire du 5 Juin 1997 est très délicate, en tant qu’observateur politique, nous notons avec impartialité que 90 % du personnel politique actuel du Pays, a été impliqué directement ou indirectement dans les drames de 1997. Certains analystes politiques nous rappellent aussi que les germes du mal ont proliféré depuis le début des années 1990, à cause de tous ceux qui ont développé les théories abominables de NIBOLEK, TCHEK et autre Tribu Classe ; y compris les épurations ethniques que certains gourous de l’intolérance avaient pratiquées entre 1993 et 1994. Dans ce contexte apocalyptique et confus des années 90, ces analystes politiques nous disent qu'André OKOMBI SALISSA avait fait pour sa part, le choix personnel de lutter pour sa famille politique, et ce, au péril de sa vie. 

Sur la réputation controversée de leur champion, certains Okombistes soutiennent que l’homme est perfectible, nul n’est saint, mais au-delà du passé difficile des uns et des autres, la caractéristique d’un vrai Leader politique est de savoir se remettre en cause, de savoir se réinventer et d’adhérer aux aspirations de son Peuple, en émettant des idées novatrices utiles à la collectivité nationale.

La problématique de cet article est profonde, et nous demandons aux lecteurs, vous qui êtes notre Nation, pensez – vous que le Député de Lékana, Monsieur André OKOMBI SALISSA peut devenir le futur Président de la République ? 

Pour notre part, nous avons exposé les faits politiques sans donner notre avis sur cette problématique, quelque soit ce que l’histoire peut nous réserver, un adage populaire nous dit : « Il y a souvent beaucoup d’embuches sur le chemin de celui qui a de grands desseins, mais personne ne peut rien contre une idée dont l’heure est venue ».

 

 

J.D Mbemba Malonga


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