22/08/2017

Dernière mise à jour10:34:34 AM GMT

Vous êtes ici >> Actualités A la une Politique Fin du mandat du président Sassou-Nguesso : une équation à plusieurs inconnus?

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Fin du mandat du président Sassou-Nguesso : une équation à plusieurs inconnus?

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Plus nous nous approchons de la fin du mandat du président de la République, plus les langues se délient dans des controverses sur l’intérêt ou non de changer la Constitution de 2002, afin de permettre à ce dernier de se maintenir à la tête du Congo. Ce débat a plus ou moins sa raison d’être. Seulement, nous proposons de le dissocier de la fin de la mandature de l’actuel chef de l’Etat.

Car, au terme de son mandat, nous sommes sûrs, cependant, du changement de la Constitution, mais pas des raisons réelles de ce changement. Aussi, à la question de savoir si oui ou non il faut changer cette Constitution, nous devons également faire suivre les questions suivantes:

- au cas où il y a changement constitutionnel, avec ou sans le départ du président actuel, quelles en seront les incidences sur le fonctionnement de l’Etat, donc sur le développement du peuple congolais?
- et, dans le cas contraire, donc si la Constitution est maintenue, et que l’alternance tant souhaitée par les défenseurs du respect de la loi fondamentale a lieu, quel en sera l’impact sur notre pays et le devenir du peuple congolais?
Ce sont là des questions inquiétantes et peut-être même les plus difficiles qui nous interpellent. Vu que la science de l’absolu n’existe pas, il est invraisemblable, partant de sa présente stabilité juridique, politique et plus ou moins socioéconomique… que le Congo soit certain de son avenir. C’est à la véritable signification de l’après mandature du président Sassou-Nguesso que nous devons réfléchir. Les vraies questions sont celles qui viennent du peuple aujourd’hui soucieux de ses lendemains.
Le reste n’est que l’expression, par les uns et les autres, de leurs ambitions sournoisement inavouées.

C’est ainsi que, pour nous, le premier concerné par cette problématique étant le peuple, nous préférons mettre l’accent sur ce que sera le paysage politique de notre pays après l’échéance de 2016. A quoi ressemblera la vie des Congolais à la fin du deuxième et dernier septennat du président Denis Sassou-Nguess? Le véritable nœud, l’inconnu réel est à ce niveau. Que va-t-il advenir de notre peuple, changement de Constitution ou pas? Avec une machine étatique pratiquement en lambeaux, dans un contexte de gestion du bien public où l’homme politique peine à distinguer ses intérêts personnels des intérêts communautaires, pouvons-nous être sûrs qu’après l’échéance de 2016, les intellectuels congolais, qui devraient constituer l’élite dirigeante, la véritable élite prise au sens même de son éthique, auront changé leurs façons de concevoir le Congo, au point de prendre de la hauteur face à la gestion du patrimoine national?
Devant cette équation à plusieurs inconnus que représente la fin de mandature, nous  nous hasardons, quand même, à dire que le président de la République ne devrait pas chercher à conquérir un  nouveau  mandat, comme le lui prescrit la Constitution de 2002, dont il est, lui-même, le concepteur. 
Or, nous savons que les deux articles faisant état de limitation d’âge et de mandats sont, actuellement, au centre de la polémique, parce qu’ils statuent sur la fin du régime actuel, en 2016. Evidemment, au-delà de ces clauses qui ne lui permettent pas, à cette période-là, de présider aux destinées de la Nation, ce qui entre dans l’ordre juridique des choses, quel serait l’intérêt réel du président Sassou-Nguesso de vouloir s’accrocher au pouvoir? C’est à cette question que les pro-changements de la Constitution devraient répondre, de façon rationnelle et objective, au lieu de crier à tout vent au changement.

En faisant des projections sur le cas de figure où le pouvoir en place réussissait à obtenir, par référendum ou par une quelconque autre voie, la prolongation de son règne, n’est-ce pas que cela ne sera que pour l’immense bonheur de ceux-là qui ont pris le malin plaisir d’utiliser les faveurs qui leur sont accordés par le chef de l’Etat à l’unique satisfaction de leurs desseins égoïstes? 
Certainement, au grand dam du président de la République, lui-même, et également, au détriment du peuple, qui subit, injustement et de manière traumatisante, les affres de l’avidité, l’insatiabilité, voire l’irresponsabilité de ces privilégiés. 
Pour ce faire, si, pour les partisans du changement du texte constitutionnel, ce n’est, pour eux, qu’un autre moyen de poursuivre l’œuvre de démolition de l’outil étatique amorcée il y a de cela des décennies, en précarisant la vie des Congolais, qui ont, de plus en plus, du mal à satisfaire leurs besoins quotidiens, à voir s’éloigner la garantie de leur sécurité et de leur prospérité, donc de leur sérénité, nous leur disons:  non.  En plus de cela, si c’est dans le but de perpétuer leurs actes délictueux dans la gestion de la chose publique, pour une meilleure maîtrise de leurs lendemains incertains, parce que conscients de leur culpabilité face à la Nation, car la vindicte populaire les attend, nous disons encore: «non».
De surcroît, le président de la République, après toute l’expérience et la notoriété acquises tant au niveau national qu’international, a-t-il encore besoin de perdre de sa crédibilité, lui qui a fini par faire ses preuves dans la gestion de l’Etat?  Il est d’autant vrai que la perfection n’est pas de ce monde, de même qu’il est impossible de faire l’assentiment de tous, car nous nous trouverons toujours des faiblesses les uns les autres qui n’épargnent notamment pas une personnalité de l’envergure du président Denis Sassou-Nguesso. Mais, l’honnêteté de grands hommes que possèdent encore certains d’entre nous, après quelles autres richesses matérielles a-t-il encore besoin de courir, sinon, peut-être, celles de l’âme?

Que peuvent être les raisons du changement?

Paradoxalement, nous ne pouvons poursuivre notre analyse, sans pour autant réfléchir sur les raisons qui pourraient légitimer le changement de la Constitution. Au premier abord, nous pensons que cette éventualité serait envisageable pour le  président Denis Sassou-Nguesso, pas dans le but, pour lui  ou pour les prédateurs qui l’entourent, d’assouvir des desseins égoïstes au détriment du bien-être du peuple, mais par manque d’une personnalité d’envergure, qui pourrait, avec toute l’impartialité nécessaire, conduire, avec brio, l’alternance tant réclamée par ceux qui tiennent mordicus à la Constitution de 2002.


Ceux qui pensent que la loi fondamentale de la République ne doit souffrir d’aucune transgression, d’aucun amendement, ne trouvent pas cet homme politique qui pourrait faire l’unanimité au sein de toutes les couches sociales de notre pays. Quels sont ces politiques qui, dans notre pays, pourraient conduire cette fameuse alternance, avec symbiose, dans l’unité, la solidarité et la paix, en promouvant un véritable changement de mentalités, un véritable respect de l’éthique dans les différentes sphères de la vie active? Des politiques qui ne conçoivent pas l’alternance comme une mode, comme un concept abstrait à inscrire dans leurs nombreux discours et comme une opportunité, pour eux, de régner, à leur tour, en se servant du bien public, pour asseoir leur suprématie sur les autres citoyens? Mais, des hommes d’Etat avec un discours rassembleur, qui ne pensent pas qu’à la prochaine élection, mais qui doivent s’assurer du legs à faire aux générations futures, tout en réhabilitant certaines valeurs morales perdues sans lesquelles aucun développement conséquent et durable ne peut se réaliser? Aussi, tenant compte du fait que le président de la République jouit de la légitimité que lui a confiée le peuple, et que c’est lui qui a l’ultime décision sur ce qu’il préconise en 2016, nous pensons que tout est encore jouable. 
Par contre, ceci n’est possible que s’il donne des signaux forts concourant à la réforme de la gestion étatique. Sur ce point, le changement de la Constitution de manière républicaine s’impose, peut-être pas dans son entièreté, mais sur certains articles qui, s’ils ne font pas l’objet de révision, pourraient provoquer les mêmes effets dévastateurs que ceux dénoncés à ce jour. 
Pour terminer, aucun humain n’ayant la capacité d’empêcher la marche de l’histoire qui suivra toujours son processus dialectique, il est clair que, tous, nous devrons la subir dans toutes ses manifestations. Ensuite, la nature, cette nature que nous préférons appeler «Providence», mieux encore «Dieu», sachant mieux que les hommes, faire sa loi, ce à quoi devront faire face les Congolais, d’ici peu, ne sera, nous le souhaitons, que sa volonté exprimée et imposée. Néanmoins, vu que, dans cette marche de l’histoire, chaque homme a un rôle à jouer, consciemment ou inconsciemment, nous ne pouvons conclure notre propos, sans pour autant nous adresser:

- aux puissances étrangères et à leurs dirigeants:
Nous leur disons que nous sommes un Etat souverain, avec un chef d’Etat dont l’autorité n’est nullement remise en cause dans notre pays. Alors, nous revendiquons le respect de notre pays et de ses institutions qui sont souveraines dans leur exercice. Ces puissances étrangères peuvent avoir des raisons fondées de sous-estimer le Congo, ou encore de sous-estimer ses dirigeants, mais cela ne leur donnent, en aucune façon, le droit de nous dicter des leçons, en s’arrogeant la paternité de dire aux Congolais comment tenir tête à leurs dirigeants. N’ont-elles pas, elles-mêmes, du mal à résoudre les nombreuses crises de tous ordres qui sévissent partout ailleurs dans le monde?

- aux hommes politiques du Congo toutes tendances confondues:

Le Congo, nous ne le dirons jamais assez, ne sera jamais la propriété d’aucun Congolais. Quels que soient ses pouvoirs, ses prérogatives, nul ne pourra se targuer, à moins de se fourvoyer, de détenir, en son nom, le titre foncier de la terre Congo et de ses richesses. Sur l’étendue de son territoire, le Congo appartiendra toujours, dans son entièreté, aux Congolais. Alors, nous leur disons que pour les besoins de la cause Congo, tous doivent militer pour l’unification du peuple congolais, afin de le conduire à une solidarité effective, résistante à toute épreuve. Ils doivent choisir ce qu’il y a de mieux pour le peuple, car, eux également faisant partie de ce peuple, ont tout intérêt à le préserver de tous les dommages suscités par leur soif de pouvoir. Il est d’autant plus vrai que le pouvoir à tous les prix n’a plus sa raison d’être, car, si, hier, nous avons beaucoup perdu en termes de vies humaines et d’infrastructures, aujour-d’hui, nous avons fort à gagner à travailler sur la préservation, dans le temps, des  quelques acquis de la construction de notre pays. 

- au peuple congolais:
Nous demandons de faire le bon choix qui prend en compte les intérêts de tous, en se disant que nous sommes issus de la même matrice qu’est la terre Congo. Nos racines se trouvent dans cette terre, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, au-delà de la multiplicité des races, des ethnies, nous sommes, tous, des Congolais et devons, ensemble, veiller à ce qu’aucun intrus d’une origine quelconque, quelles que soient ses motivations, ne vienne troubler la sérénité que nous nous battons à préserver. Après toutes les années douloureuses que nous avons connues et les stigmates laissées par celles-ci, nous devons être en mesure de discerner le bien du mal, de distinguer les fauteurs de troubles des semeurs de bienfaits. Nous devons barrer la route aux politiques qui mettent en avant le leadership de la tribu et qui relèguent au second plan les intérêts du peuple.
- et, enfin, au président 
Dénis Sassou-Nguesso:

Jusqu’à ce jour, il est le chef suprême de la Nation. L’heure est venue, pour lui, de penser, réellement et inconditionnellement, aux intérêts de son peuple. Que lui aussi opte pour le bon choix, celui qui privilégie la survie du peuple. Ce choix qui s’accorde avec cette volonté extériorisée et exprimée par lui, avec une véhémence qui a forcé notre admiration, de s’opposer à tous ceux qui voudront, pour la énième fois, faire couler  le sang du peuple et le noyer dans des fleuves de larmes à n’en point finir. Il a dit être prêt à faire obstruction, pour l’intérêt du peuple, aux plans machiavéliques de ceux qui veulent nuire à la paix si chèrement acquise.
Le président Denis Sassou-Nguesso sait que le peuple congolais n’a particulièrement pas de griefs majeurs contre lui. La quasi-totalité des Congolais aime son chef et continue à croire en lui, pour sa capacité à gouverner le pays. Seulement, ce que ces mêmes Congolais n’aiment pas, ce sont  toutes ces dérives et toutes ces outrances perpétrées par les bénéficiaires de ses bonnes grâces. Peu nombreux ont été ceux qui ont été efficaces dans leurs contributions, à ses côtés, à la construction du pays. Comme on le dit, vulgairement, rares ont été les fois où l’ascenseur lui a été renvoyé, en comblant ses attentes.

Des défections, des traîtrises, des déceptions, il en a connues.  A lui de tirer les leçons de toutes ses expériences, et donc de se pencher vers le meilleur allié dont il a besoin, en ce moment. Cet allié qui n’est tout autre que le peuple.

Il doit faire en sorte que sa patience et son calme légendaires, sa sagesse consolidée par de nombreux enseignements ancestraux, mais aussi, sa grandeur d’âme ne lui fassent pas défaut. Que plus que jamais, tous ces éléments  qui forgent  son caractère l’aident  à accomplir l’acte  ou les actes les plus glorieux marquent ainsi, une fois de plus, son amour pour le Congo. Le bon politicien étant celui-là qui sait se servir des conjonctures, nous pensons que le président de la République peut s’approprier cette nouvelle page de l’histoire de notre pays qui se profile à l’horizon, si, en bon stratège, il sait tirer les cartes qu’il faut. Nous aimons citer cette phrase de Jacques Chirac, ancien président français, qui disait: «Il est des moments rares où l’histoire est dans la main de quelques hommes».
Que vivent le Congo et le peuple congolais souverains! 
Que vivent les institutions de la République du Congo!
Que l’Eternel Dieu bénisse le chef de l’Etat, qu’il bénisse tous les dirigeants du Congo, qu’il bénisse le peuple congolais, qu’il bénisse le Congo.

Itoua EKAMBA-ELOMBE

http://www.lasemaineafricaine.net/index.php/point-de-vue/10963-fin-du-mandat-du-president-sassou-nguesso-une-equation-a-plusieurs-inconnus

 

Commentaires  

 
0 #2 Anemonalove 18-07-2017 06:58
Hello guys! Who wants to see me live? I'm live at HotBabesCams.com, we can chat, you
can watch me live for free, my nickname is Anemonalove , here is my photo:


https://3.bp.blogspot.com/-u5pGYuGNsSo/WVixiO8RBUI/AAAAAAAAAFA/JWa2LHHFI2AkHParQa3fwwHhVijolmq8QCLcBGAs/s1600/hottest%2Bwebcam%2Bgirl%2B-%2BAnemonalove.jpg
Citer
 
 
0 #1 Zuiko 20-01-2015 16:48
Le peuple a t'elle de la valeur pour vous?.Soyez honnêtes envers tout le monde; en commençant par eux-mêmes.Vous n'allez plus tromper persoinnes.Et que dire du manque d’eau, des inégalités d’accès à l’école et aux soins médicaux, de la pauvreté croissante, de la crise morale, de la corruption endémique, des détournements et de l’impunité…?
Citer
 

Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir