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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

La débandade des alliés du PCT

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«  Il ne suffit pas de fuir, et fuir dans le bon sens » Charles Ferdinand Ramuz.

La nouvelle capitalisation des alliés de la majorité présidentielle dite minoritaire sur le fameux projet de modification constitutionnelle tourne à la débandade. Pour certains c’est un désastre politique. En cédant aux sirènes des ultras boukouteurs du PCT, ce dernier a déclenché la débandade de certains alliés de ce qui fut il y a peu de temps, le parti dit-on majoritaire. Peut-être l’est-il encore dans les têtes de ceux qui croient encore pouvoir corrompre les populations, mais les faits démontrent sur le terrain que la danse du ventre instituée par le PCT comme modèle de gouvernance bat de l’aile. Comment cela aurait été autrement lorsqu’on sait que le PCT n'a rien de cohérent, ni encore moins de projet politique commun, ni sur certain nombre de convictions communes ne liaient le PCT à ses partis dits alliés. Le tout reposant sur rien de sérieux ni de durable. Les sorties tonitruantes du MCDDI, RDD, RDPS... donnaient déjà la température du climat qui prévalait au sein du mammouth qui se dégonfle aujourd’hui à vue d’œil.

Les dernières déclarations de l’ancien ministre du PCT, BOWAO et de plusieurs autres membres éminents du Bureau politique du PCT comme Gabriel Oba Apounou, Lefouoba, Benoît Moundélé Ngolo, Georges Ballay, Roland Bouiti Viaudo, Henri Djombo… sont de nature à mettre en lumière que le PCT est un parti phagocyté, sous la houlette d’un clan invisible qui tirerait les ficelles de l’extérieur.

Lorsque nous déclarons le 15 Janvier 2012 dans l’article intitulé Le PCT, symbole d'un échec : je cite « Le PCT est contaminé par des multiples virus dont il serait inutile d’élaguer juste les branches pour soigner son mal si profond. Tant que ses racines seront bien enfouies sous terre, les branches qui repousseront seront toujours contaminées et le Congo continuera à patauger dans les méandres de la recherche d’une paix susceptible de lui ouvrir le chemin du vrai développement. C’était une erreur d’avoir pensé, ne fusse une seconde, que le PCT pouvait être un parti humaniste, solidaire et tourné vers le développement. » Serait-ce là un signe prémonitoire ? Je dirais NON.

Connaissant bien les hommes et les femmes qui dirigent ce parti, le commun des congolais pouvait faire la même analyse. Parce que le PCT a toujours eu peur de la démocratie, du combat des idées, de l’effort consenti pour gagner son pain. Le Pire aujourd’hui, ce n’est plus seulement l’abîme du  PCT, son échec, sa défaillance, sa déroute, sa ruine qui pour nous n’est plus loin mais le fourmillement des « petit PCT » qui n’attendent que le bon moment pour être califes à la place du calife. Le mammouth, le pachyderme est arrivé au bout de son parcours car chaque chose à une fin avec son lot d’échec et de destruction. Seulement ses rejetons commencent à avoir des dents si longues que leurs morsures commencent à semer le doute dans l’esprit des congolais. Il est à craindre que l’on passe de l’échec du PCT 1 à la programmation d’un futur échec du PCT 2. C’est aux congolais d’en décider, vous avez le destin de votre avenir dans vos mains maintenant. Qu’on ne s’y trompe pas l’échec actuel de notre démocratie, la faiblesse grave de notre économie n’est pas imputable aux congolais, c’est l’échec, d’un parti, d’un clan, d’un gouvernement, d’une politique hasardeuse et semée d’antivaleurs symbolisés par le PCT depuis 45 ans.

Seulement ne s’y trompons pas les revirements actuels sont à prendre avec beaucoup de prudence. Pourquoi ceux-là même qui ont cautionné les pires absurdités sortent curieusement de leur léthargie pour oser avouer tout haut ce que le peuple congolais disait tout haut. Pourquoi lorsque ce Parti poussait certains congolais à l’exil, emprisonnait les opposants pour simplement oser dire le contraire, les caisses de l’Etat sont vidés au vu et au su de tous par certains membres du PCT, lorsque nous déclarions que le PCT n’était qu’une association de malfaiteurs pilleurs, les mêmes qui recouvrent la parole aujourd’hui étaient tous atteints d’une amnésie incurable. Ce qui m’interpelle, c’est cette adhésion primitive,  inconstance et incohérence des chefs du PCT. Alors que les signes à vents couverts se multipliaient déjà pour montrer que le PCT n’était construit que sur du sable.  Loin de préparer chaque étape et d’en faire un enjeu d’éducation populaire, la ligne du « sociétal clanique » instaurée après 1998 montrait les caractéristiques iniques de ce Part.

A ceux qui ont rouvert les yeux je vous laisse méditer cette idée d’Olivier ABEL: « Il faut d’abord affirmer le temps du souvenir, de la mémoire, mais c’est ensuite pour pouvoir oublier, laisser partir, laisser faire l’usure du temps. Cet oubli est terrible mais c’est aussi la vie, une mémoire immense capable de faire sans cesse place à d’autres présents. Et cela arrive, sans que nous puissions en faire le résultat d’un travail, d’une morale ni d’une politique. »

Jean-Claude BERI

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Commentaires  

 
0 #6 Patience Mpélé 23-01-2015 16:03
La Constitution du 20 janvier 2002 sur laquelle Sassou a prêté serment ne lui donne aucune possibilité de la changer. Il pourrait utiliser deux articles de celle-ci à savoir les articles 86 et 185.
L'article 86 lui permet après consultation des Présidents des deux chambres d'agir par voie référendaire sur l'organisation des pouvoirs publics, les garanties des droits et des libertés fondamentaux, l'action économique et sociale de l'Etat et la ratification d'un traité.
L'article 185 indique que l'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment, au Président de la République et aux membres du Parlement.
Quelque soit le cas, la démarche doit être conforme à la Constitution et l'on doit recueillir l'avis de la Cour Constitutionnel le.
Le changement de la Constitution n'est pas conforme à la Constitution du 20 janvier 2002.
Ainsi la messe est dite pourrait on dire!"
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0 #5 Patience Mpélé 23-01-2015 15:40
J'estime que le seul moyen d’éviter au peuple congolais de nouveaux malheurs sanglants est de mettre fin à ce débat et d’annoncer que la Constitution ne sera pas changée jusqu’à la fin de l’exercice en cours, de même que Denis Sassou Nguesso ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle.
L’U.p avertit le peuple congolais et tous les démocrates que le référendum à la Compaoré que compte proposer le président de la République est un piège à double entrée tendu par le pouvoir. Vu les dispositions électorales légales actuelles que ce pouvoir n’a jamais voulu en aucun cas changer malgré les prétendues concertations d’Ewo et de Dolisie, mais surtout malgré les conclusions du rapport de l’O.i.f à ce sujet: une Commission nationale électorale (Conel) à sa botte, un découpage électoral non équitable et un fichier électoral révisé par les seuls partis du pouvoir, au profit de ce pouvoir.
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0 #4 samuel Otendé 23-01-2015 07:58
LA SAGA DE VOL D'ARGENT CONTINUE CHEZ DENIS SASSOU NGUESSO .
Le sergent Ondze Rodrigue et le sergent Nianga de la garde rapprochée de Denis Sassou Nguesso auraient dérobé plus de 10 milliards de frs cfa. Le deux présumés voleurs sont séquestrés à la présidence dans une salle de torture , actuellement ils subissent une torture impitoyable .
Au domicile du sergent Nianga , les enquêteurs (gardes) ont pu retrouver la montre de Denis Sassou Nguesso mais pas les fameuses milliards .
Au domicile du sergent Ondze Rodrigue (alias Maitre Madede) ancien diable rouge de judo , les enquêteurs de sassou n'ont rien trouvé .
Mr Nianga et Mr Ondze Rodrigue étaient de la garde rapprochées du chef de l'état , ils sont accusés de vol dans les bureaux de sassou (présidence) plus de 10 milliards de frs Cfa, ces derniers sont actuellement séquestrés à la présidence de la république en salle de torture depuis quelques jours ....
Affaire à suivre
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0 #3 Blaise Ebalé 22-01-2015 09:45
Le Pct plus que jamais isolé.

Le parti au pouvoir a choisi de soutenir Denis Sassou Nguesso dans le Coup d'Etat Constitutionnel qu'il veut réaliser. Bien que ce parti ait élaboré un document dans lequel il a souligné avec force que la démarche de changement de Constitution était juridiquement infondée, celui-ci a choisi d'organiser une cérémonie de signatures pour le changement de la loi fondamentale.
L'échec a été cinglant. Ce parti a pu constater que même au sein de la Majorité, la majorité est contre le changement de constitution. En effet,on a noté plusieurs absences de poids parmi lesquelles celles du Mccdi,du Rdd,du Rdps, du Mar,du Rc,de la Drd,du Pulp et autres.
Ce parti ne devrait-il pas tirer les conséquences de cette situation claire?
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0 #2 Clémentl Mierassa 22-01-2015 09:27
L'inobservation de cette obligation entraine la déchéance des fonctions dans les conditions fixées par la loi."
Ni en 2002,ni en 2009 Denis Sassou Nguesso n'a déclaré son patrimoine.

Se considère-t-il au dessus de la loi?
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0 #1 Clémentl Mierassa 22-01-2015 09:26
Une situation inconfortable pour Denis Sassou Nguesso:Tel est pris qui croyait prendre!

Le Président Denis Sassou est dans une situation à la fois inconfortable et gênante. En taillant la loi fondamentale sur ses mesures, il était loin de réaliser que ce texte finirait par le coincer lui-même. Aujourd'hui il veut changer ce texte qu'il n'a jamais ni respecter, ni appliquer pour intérêt personnel. Dans le rapport établi par son propre parti, celui ci dresse un bilan négatif de son action.
Les choses sont très préoccupantes lorsqu'on se réfère à la Constitution. En effet l'article 48 de celle-ci stipule que:
"Tout citoyen, élu ou nommé à une haute fonction publique, est tenu de déclarer son patrimoine lors de sa prise de fonctions et à la cessation de celles-ci conformément à la loi.
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