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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

L’appel au changement de la constitution est une obstination déraisonnable du PCT

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Sourd aux appels de la majorité des Congolais, Denis Sassou Nguesso veut aller jusqu’au bout de sa logique personnelle, insurrectionnelle : la conservation du pouvoir au-delà de 2016.

Le PCT est un bateau à la dérive et isolé. Malgré cela, il tient à préserver une once d’autorité en comptant sur une majorité « minoritaire » qui a accentué au Congo les inégalités sociales, la pauvreté grandissantes, et qui a affaibli le rôle participatif des congolais dans les collectivités au profit d’un Etat dictatorial et fort peu respectueux de la démocratie et de la gouvernance électorale.

Les tenants de ce régime décadent ont créé des partis et associations politiques pour faire du remplissage, tels que : Association Pierre Oba, association Pierre Mabiala, deux ou trois associations appartenant à la fois à la députée de Djiri Emilienne Olou. Le parti de Chantal Kanda, l'une des femmes qui anime un parti politique au Congo qui n’a aucun député et zéro conseiller. Le Club 2002 de Wilfrid Nguesso, représenté par son secrétaire général Juste Mondele qui a même lu la fameuse déclaration de changement de constitution.

Le peuple congolais n’a plus confiance à ce pouvoir composé de sangsues qui ont poussé l’immoralité à son comble, la perte des valeurs, saccagé les consciences, ruiné les espoirs et renforcé la prévarication, le chômage, la corruption, la gabegie des finances publiques, la kleptocratie et la culture de l'impunité.

Les congolais savent parfaitement que Denis Sassou Nguesso et le PCT ont une boulimie du pouvoir. C’est ce fait de la conservation du pouvoir qui les pousse à la dérive insurrectionnelle en appelant au changement de la constitution du 20 janvier 2002 présentée hier comme la solution essentielle aux problèmes qui minent le pays. En quoi la constitution actuelle serait-elle responsable de la non diversification de notre économie, de l’absence d’usines productrices d’emplois nouveaux et décents pour les populations, du chômage, de la dégradation des conditions de vie des populations et de leurs difficultés à accéder aux besoins de base ? Le Congo serait-il en crise ?

Les institutions de la république sont-elles en panne ? NON. La seule raison qui poussent le PCT à vouloir à tout prix modifier la constitution c’est celle de vouloir demeurer au pouvoir à vie.

Aujourd'hui, selon Charles Bowao, les Pctistes révèlent dans leur volonté de changement de la constitution, une confiscation du pouvoir en balayant d’un revers de la main les règles qui édictent une bonne gouvernance électorale. Tout dialogue entre le gouvernement et l’opposition ne peut que porter sur la gouvernance électorale car le système électoral du Congo-Brazzaville est l’un des plus mauvais en Afrique.

Clément Mierassa affirme que  « Les Congolais attendent de vivre en 2016 une élection libre, démocratique et transparente à laquelle Denis Sassou Nguesso ne sera pas candidat. Pour cela il faut tirer les leçons des mascarades de concertations de Brazzaville, d'Ewo et de Dolisie. Il faut surtout avoir à l'esprit que le Gouvernement n'a jamais respecté les engagements qu'il a pris.

C'est pourquoi on doit accorder une attention particulière à la gouvernance électorale à travers:

-l'élaboration d'un chronogramme de toutes les opérations préélectorales et électorales de manière à éviter la précipitation et à respecter les délais constitutionnels;

-l'adoption d'une nouvelle loi électorale,

-les aspects liés à la maitrise du corps électoral,

-la mise en place d'une commission véritablement indépendante.

Ceci requiert une attention de premier ordre d'autant que l'on est à 566 jours de la fin du mandat du Président Denis Sassou Nguesso et à 532 jours de la tenue du premier tour de l'élection présidentielle, si celui-ci se tient le 10 juillet 2016. »

L’impopularité de ce pouvoir vomi par les congolais commence à susciter des élans belliqueux auprès de certains apparatchiks. Il nous a été rapporté des propos peu reluisants tenus par le colonel Serge Oboa. Ce dernier est le conseiller spécial de Denis Sassou Nguesso, directeur général de la sécurité présidentielle. Il vient de demander aux militaires, gendarmes, policiers et les civils travaillant à la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) de se tenir prêt... « Le moment venu nous allons vous donner des orientations, notre pouvoir est menacé on doit tout faire pour le conservé. » Si ces propos sont prouvés et venant d’un militaire de haut rang de l’armée Congolaise, ce dernier mériterait la Cour martiale. Car il aurait failli à son devoir de réserve, de défendre le peuple et non d’en être l’instigateur des malheurs de ce même peuple dont il a prêté sermon de défendre. A-t-il oublié que la force publique est apolitique ?

Qu’à cela n’advienne, les premières conséquences de l’entêtement du PCT et son président Denis Sassou Nguesso se sont très tôt manifestées le 20 janvier 2014.

Certains partis et associations alliés de la majorité présidentielle ont refusé de signer l’appel au changement de la constitution. Le Mouvement pour l'Unité, la Solidarité et le Travail (MUST) de Claudine Munari, Le Mouvement pour la Solidarité et le Développement (MSD) de René Serges Blanchard OBA et le Mouvement pour la Démocratie et le Progrès (MDP) de Jean Claude IBOVI rejoignent le camp du NON au changement de la constitution. Le MAR, dirigé par Roland Bouiti Viaudo est dans une impasse et entend se donner le temps nécessaire de réflexion sur le débat institutionnel et s’en remet à la base. Le PULP de Médard Moussodia n’a pas été avec le PCT pour signer cette déclaration de la majorité « minoritaire ».

Certains membres du Comité central du PCT critiquent publiquement la manipulation orchestrée par le parti. « On ne cesse, chaque jour, en politique, de se faire manipuler et piéger. »

Il faut reconnaître que le PCT ne va pas dans le bon sens; car sa manipulation issus de la philosophie d’être favorable à « une société des cas, n'est plus impérieuse » a déclaré Charles Bowao.

Les Pctistes redoutent que les congolais puissent les évincer démocratiquement du pouvoir et ils crient de toutes parts au complot; dès qu'on leur dit effectivement la vérité sur la gestion clanique et chaotique de ce pouvoir moribond et finissant.

Les évènements du Burkina Faso et ceux en cours en RDC ne semblent pas inspirés dans le bon sens les conservateurs du PCT et Pierre Ngolo qui s’obstinent dans les erreurs.

Chris Abela

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Commentaires  

 
0 #6 Patience Mpélé 23-01-2015 16:04
La Constitution du 20 janvier 2002 sur laquelle Sassou a prêté serment ne lui donne aucune possibilité de la changer. Il pourrait utiliser deux articles de celle-ci à savoir les articles 86 et 185.
L'article 86 lui permet après consultation des Présidents des deux chambres d'agir par voie référendaire sur l'organisation des pouvoirs publics, les garanties des droits et des libertés fondamentaux, l'action économique et sociale de l'Etat et la ratification d'un traité.
L'article 185 indique que l'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment, au Président de la République et aux membres du Parlement.
Quelque soit le cas, la démarche doit être conforme à la Constitution et l'on doit recueillir l'avis de la Cour Constitutionnel le.
Le changement de la Constitution n'est pas conforme à la Constitution du 20 janvier 2002.
Ainsi la messe est dite pourrait on dire!"
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0 #5 Patience Mpélé 23-01-2015 15:39
J'estime que le seul moyen d’éviter au peuple congolais de nouveaux malheurs sanglants est de mettre fin à ce débat et d’annoncer que la Constitution ne sera pas changée jusqu’à la fin de l’exercice en cours, de même que Denis Sassou Nguesso ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle.
L’U.p avertit le peuple congolais et tous les démocrates que le référendum à la Compaoré que compte proposer le président de la République est un piège à double entrée tendu par le pouvoir. Vu les dispositions électorales légales actuelles que ce pouvoir n’a jamais voulu en aucun cas changer malgré les prétendues concertations d’Ewo et de Dolisie, mais surtout malgré les conclusions du rapport de l’O.i.f à ce sujet: une Commission nationale électorale (Conel) à sa botte, un découpage électoral non équitable et un fichier électoral révisé par les seuls partis du pouvoir, au profit de ce pouvoir.
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0 #4 blaise okossi 23-01-2015 07:56
LA SAGA DE VOL D'ARGENT CONTINUE CHEZ DENIS SASSOU NGUESSO .
Le sergent Ondze Rodrigue et le sergent Nianga de la garde rapprochée de Denis Sassou Nguesso auraient dérobé plus de 10 milliards de frs cfa. Le deux présumés voleurs sont séquestrés à la présidence dans une salle de torture , actuellement ils subissent une torture impitoyable .
Au domicile du sergent Nianga , les enquêteurs (gardes) ont pu retrouver la montre de Denis Sassou Nguesso mais pas les fameuses milliards .
Au domicile du sergent Ondze Rodrigue (alias Maitre Madede) ancien diable rouge de judo , les enquêteurs de sassou n'ont rien trouvé .
Mr Nianga et Mr Ondze Rodrigue étaient de la garde rapprochées du chef de l'état , ils sont accusés de vol dans les bureaux de sassou (présidence) plus de 10 milliards de frs Cfa, ces derniers sont actuellement séquestrés à la présidence de la république en salle de torture depuis quelques jours ....
Affaire à suivre
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0 #3 Blaise Ebalé 22-01-2015 09:45
Le Pct plus que jamais isolé.

Le parti au pouvoir a choisi de soutenir Denis Sassou Nguesso dans le Coup d'Etat Constitutionnel qu'il veut réaliser. Bien que ce parti ait élaboré un document dans lequel il a souligné avec force que la démarche de changement de Constitution était juridiquement infondée, celui-ci a choisi d'organiser une cérémonie de signatures pour le changement de la loi fondamentale.
L'échec a été cinglant. Ce parti a pu constater que même au sein de la Majorité, la majorité est contre le changement de constitution. En effet,on a noté plusieurs absences de poids parmi lesquelles celles du Mccdi,du Rdd,du Rdps, du Mar,du Rc,de la Drd,du Pulp et autres.
Ce parti ne devrait-il pas tirer les conséquences de cette situation claire?
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0 #2 Clémentl Mierassa 22-01-2015 09:25
L'inobservation de cette obligation entraine la déchéance des fonctions dans les conditions fixées par la loi."
Ni en 2002,ni en 2009 Denis Sassou Nguesso n'a déclaré son patrimoine.
Se considère-t-il au dessus de la loi?
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0 #1 Clémentl Mierassa 22-01-2015 09:24
Une situation inconfortable pour Denis Sassou Nguesso:Tel est pris qui croyait prendre!

Le Président Denis Sassou est dans une situation à la fois inconfortable et gênante. En taillant la loi fondamentale sur ses mesures, il était loin de réaliser que ce texte finirait par le coincer lui-même. Aujourd'hui il veut changer ce texte qu'il n'a jamais ni respecter, ni appliquer pour intérêt personnel. Dans le rapport établi par son propre parti, celui ci dresse un bilan négatif de son action.
Les choses sont très préoccupantes lorsqu'on se réfère à la Constitution. En effet l'article 48 de celle-ci stipule que:
"Tout citoyen, élu ou nommé à une haute fonction publique, est tenu de déclarer son patrimoine lors de sa prise de fonctions et à la cessation de celles-ci conformément à la loi.
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