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Sassou croule sous le poids des LETTRES OUVERTES

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MALOULA NZAMBI ALBERT incendie le délire de Sassou sur le changement de la constitution. 

Monsieur le président de la Republique,

Chef de l'Etat, Denis SASSOU NGUESSO

Monsieur le Président,

J'imagine le tolé que soulèvera cette lettre chez tous les extrémistes et intégristes qui gravitent autour de vous, hélas! il est de mon devoir de vous dire ou plutôt vous rappeler ce qui suit, parce que j'ai appris de ne point flatter un Frère : ce qui est une trahison. Les maîtres du passé nous enseignent qu'il y a des choses qui ne reviennent pas en arrière : la parole prononcée, le temps parcouru et les opportunités qui se présentent.

Dans votre livre titré : LE MANGUIER, LE FLEUVE ET LA SOURIS page 43, vous avez écrit entre autre :
" Le pouvoir quand on vous le confie, est une chose étrange. Il peut deculper vos forces, vous éblouir, vous rendre fou ou au contraire terriblement pessimiste. Il peut même rendre intelligent, on l'a vu. Mais qui que vous soyez, quoi que vous fassiez, il vous met face a vous même, sans pitié certains grand hommes s'y révèlent, d'autres échouent, mais quelque soit le résultat de votre action politique, vous restez en dernier ressort l'ultime responsable. "
Monsieur le président, cette lettre que je vous adresse solennellement et sincèrement, est une aide qu'un Frère apporte a son Frère actuellement dans le besoin de choisir entre l'élévation et la chute.
Aujourd'hui vous êtes un homme seul, seul devant le peuple, seul devant la nation et seul devant l'histoire ; seul vous avez fait bâtir les aéroports, seul vous avez construit des infrastructures diverses, seul vous avez fait partiellement de notre pays le Congo ce qu'il est aujourd'hui.
Qui ne peut vous le reconnaître ?Celui ou celle qui refuse de vous le reconnaître serrait simplement immoral.

Monsieur le Président,

Les grands hommes ont toujours ce que les peuples attendent d'eux a un moment du développement de l'histoire.
C'est fort de enseignement que Georges WASHINGTON, un des pères fondateurs des ETAT -UNIS D'Amérique pourtant tres adulé par ses compatriotes n'est resté qu'un mandat a la présidence dés Etats -Unis.
C'est fort de cet enseignement que NELSON MANDELA qui après 27 ans de prison aurait pu demeurer Président a vie de la nation arc-en -ciel n'est resté que 5 ans.
Je sais que vous n'avez que les amis de la fortune, des honneurs et de la gloire qui ne sont là que lorsque coulent le lait et le miel ; mais dans les moments difficiles vous êtes seul.
Vous devez prendre vos responsabilités car nous sommes a un tournant historique de notre pays et de notre démocratie, dans le débat sur le changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002, toute la responsabilité vous incombe, son issue ne revient ni au PCT votre parti, ni a aucun de vos proches de quelques manières que ce soit, vous êtes seul ; il y a une crise grave en perspective qu'on peut éviter.
Dans le manguier, le fleuve et la souris parlant de la crise consécutive a la motion de censure contre le gouvernement BONGHO Nouarra, vous avez écrit :
" La crise que nous vivons depuis est issue de ce manquement aux règles votées par tous. Elle est la conséquence du reniement de la parole donnée, de l'incapacité du président a respecter les engagements qu'il a pris.Trop facilement influence par des groupes de pression, il est incapable de se tenir a une décision.
Au cours du débat politico -juridique parfaitement inutile qui a dure une semaine, l'entourage du président a essayé d’interpréter dans un sens qui lui etait favorable l'article 75 de la constitution pour sortir de cette impasse. En vain " et a vous d'ajouter plus loin.
" On était sorti de toutes les règles constitutionnelles et, après tant d'années de stabilité, le Congo entrait de nouveau dans un cycle de trouble dont on aurait pu faire l'économie si la parole donnée avait été respectée. "
Plus récemment encore, lors de votre message sur l’état de la Nation du 12 Aout 2014 devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès vous avez dit je cite :
" Il y a de paix et de sécurité durablement établies que lorsqu'elles sont préservées par un Etat responsable, il n'y a de démocratie véritable que dans un Etat impartial, l'Etat de droit qui fort de son autorité, garantit les libertés fondamentales, le droit de suffrage, la séparation et l'équilibre des pouvoirs. C'est cet Etat que nous sommes entrain de construire, un Etat que nous voulons solide avec suffisamment d'autorité,pour dominer les intérêts particuliers eu partisans. Un Etat qui soit facteur du progrès. Un Etat qui assure la performance de la Nation et la nécessaire harmonie des institutions.
Parce qu'elles sont les règles communes qui nous permettent de vivre ensemble, les institutions doivent non seulement fonctionner en symbiose, mais surtout, elles doivent puiser dans le peuple l'indispensable légitimité, afin de s'adapter aux opportunités."


Or Monsieur le Président, parlant du peuple en relation avec le sujet d'actualité nationale, celui du changement de la constitution du 20 janvier 2002, malgré les contorsions des gens qui vous entourent, le peuple Congolais dans sa quasi totalité ne veut pas du changement de la constitution nonobstant des énormes sommes d'argent que vous collaborateurs -décideurs déversent ici et là pour vouloir arracher l'adhésion du peuple, malgré l'intimidation, malgré la peur qu'ils créent et amplifient, mais ils be vous le diront jamais la Vérité et pour créer l'illusion, ils font des montages de films pour vous donner l'impression d'une adhésion populaire massive ce qui est totalement faux !
Dans le même message sur l'Etat de la nation vous ajoutiez ceci :
" Nous ne voulons pas de la démocratie de l'invective .Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s'agit vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais nous n'allons pas recommencer .Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons ca suffit !"

Monsieur le président,
Après votre élection en 2009, conformément a l'article 69 de la constitution du 20 Janvier 2002, vous avez prêté le serment suivant :

"Devant la Nation et le Peuple Congolais, seuls détenteurs de la souveraineté ; moi Denis SASSOU NGUESSO,
Président de la République, je jure solennellement:
*De respecter et de défendre la constitution et la forme républicaine de l’État ;
*De remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation et le Peuple m'ont confiées ;
*De garantir le respect des droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques ;
*De protéger et de respecter le bien public ;
*De consacrer l'intégrité des ressources naturelles au développement de la nation ;
*De garantir la paix et la justice a tous, de préserver l'unité nationale et l'intégrité du territoire, la souveraineté et indépendance nationale.
Vous avez sillonné le Congo seul, vous avez été élu seul, vous avez prêté serment seul, bien que votre parti, vos amis et vos parents vous aient soutenu, le Président élu c'est vous.
Si demain le Congo bascule dans des troubles ce sera vous l'ultime responsable.

Solennellement et sincèrement, je pense qu'il vous revient en ces moments historiques et an tant que homme vertueux, de faire arrêter ce débat inutile et injustifié sur le changement de la constitution du 20 janvier 2002 et vous préparée a une sortie digne d'un grand homme de votre rang qui a suffisamment donné a son pays et a son peuple, ainsi qu' a l'Afrique.


Monsieur le Président,


Vous n'ignorez pas la valeur du serment et vous savez qu'il engage celui qui le prononce d'une façon définitive et il lui est impossible de revenir sans être parjure, sur l'engagement pris. Cette promesse dont le caractère est solennel est a souligner, engage tout être à être fidèle a sa promesse. Encore une fois, vous êtes seul.
Monsieur le président, dans votre livre sous forme d'entretien intitulé Parle vrai pour l'Afrique avec un avant propos de Nelson MANDELA il est dit aux pages 89,90.


Question : Y a t- il un renouvellement de la classe politique au Congo ? Est - ce que l'on assiste par exemple a l’émergence des jeunes intéressés par la gestion de la cite ?

Réponse DSN :


'Oui, ils sont assez nombreux beaucoup de partis politiques sont créés par des jeunes. On sent cette poussée de la part des femmes aussi.Nous sommes d'ailleurs entrain de les aider a monter en puissance et de s'intéresser d'avantage aux affaires publiques. De là a parler de la qualité des jeunes hommes et de jeunes femmes qui s'engagent en politique, c'est autre chose. Certes, les jeunes qui ont la volonté de se lancer dans la vie publique, de créer des partis d'espérer demain participer a la direction du pays, sont de plus en plus nombreux. Maintenant, est -ce que parmi eux, certains sont capables aujourd'hui 'assumer des responsabilités politiques?
Personne ne peut le dire.Vous savez dans ce métier, le chemin est long et semé d'embuches.
Il exige beaucoup d’abnégation, de sacrifices, et de courage. Il faut vraiment y croire mais je suis persuadé que le. Congo ne manque pas des jeunes capables de prendre la relève ."

Question :' Les plus âgés font -ils la place aux plus jeunes ?"


Réponse DSN :


"Sans aucun doute, ceux de nos dirigeants politiques qui sont considérés comme anciens commencent a quitter la scène, qu'il s'agisse de KOLELAS, de YHOMBI, de LISSOUBA et d'autres.
Moi -même d'ailleurs, a soixante Sept ans, je commence a envisager la sortie parce que notre constitution stipule que, a plus de soixante dix ans on ne peut plus être candidat a la présidentielle.

QUESTION :" cela veut -il dire que si vous êtes réélu en Juillet 2009, de serra votre dernier mandat ?


Réponse DSN


" En tout cas, la constitution précise que le président peut effectuer plus de deux mandats.
La constitution du 20 Janvier 2002 avait été adopté a 84,50%, cette loi fondamentale suprême qui institut un pouvoir présidentiel fort venait corriger les dérapages supposé de la constitution du 15 Mars 1992 accusée semble t-il avoir trop largement dilué le pouvoir surtout du président.


Pourtant, ici le Président a tous les pouvoirs y compris la prise des ordonnances ( cf Article 132 de la constitution du 20 Janvier 2002).
Pourquoi donc vous voulez changer cette constitution ?


Monsieur le président,


Vos sympathisants les plus zélés ont une opinion celle de vouloir changer la constitution du 20 Janvier 2002 malheureusement ils n'ont aucun argument pour justifier et défendre cette opinion.
Pourquoi le changement ?
Quelles sont les motivations ?.


Certains prétendent que cette constitution est caduque parce que adoptée après guerre, argument redoutable simplement parce que entre la guerre dite du 05 juin 1997 et la constitution du 20 janvier 2002, il y a eu la constitution de l’après guerre : l'Acte fondamental. On ne peu donc pas lier la constitution du 20 janvier 2002 à l’après guerre : LE FAIRE EST UNE IMPOSTURE.


Monsieur le Président,


un chef doit respecter les interdits, il dixit respecter sa parole, son honneur et sa dignité en sont tributaires ; et a ce propos, INB KHALOUD savant, homme politique, historien et économiste Maghrebien du XXVI siècle écrivait a un prince en ces termes :
" Si tu prends un engagement, tiens -le si tu as fait la promesse d'une faveur, remplis la, garde toi des mensonges . Méprises les menteurs et chasse les calomniateurs. "
Monsieur le président,
Dans son livre intitulé l'action économique du Président Denis SASSOU NGUESSO, forces et faiblesses paru aux éditions Hépatite, Mr Sylvestre OSSIALA, députe a l'Assemblée nationale, deuxième vice -président écrit en avant propos des partis au pouvoir :" mais, il revient souvent, en Afrique, que ces partis au pouvoir enfantent souvent des personnages ubuesques, des personnages " misérables " succeptibles de faire la misère a leur pays ".
Tel semble être le cas pour votre parti, qui, parlant du changement de la constitution du 20 Janvier 2002, répète a longueur de journée et a l'unissons :si le peuple décide qui pourrait l'empêcher ? un argument stérile
Monsieur le président,
Le peuple de son immense majorité ne veut pas du changement de la constitution du 20 janvier 2002.
Monsieur le Président
L'initiative de la révision vous appartient, a vous seul et non a votre parti, a votre département natal, ou a vos collaborateurs -décideurs.
Ne commettra donc pas Monsieur le président, la faute qui va tuer le pays en vous engageant sur la voie du changement de la constitution du 20 Janvier 2002.

J'ai dit.

MALOULA NZAMBI ALBERT
Ancien président de la commission défense et sécurité a l'assemblée nationale entre 92 et97 et ancien Maire de la ville de Mossendjo

Fait à Mossendjo le 10 Décembre 2014


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