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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Congo Brazzaville : Pourquoi vouloir faire la guerre quand on peut encore s’asseoir et se parler ?

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La majorité présidentielle a vécu. Elle a implosé et avec, le PCT dans son entêtement car de nombreux membres ne partagent plus la supercherie, l’escroquerie politique savamment orchestrées pour se maintenir à vie au pouvoir. Malgré les échecs et les entourloupes adossés à une corruption inégalée et même sauvage, la majorité présidentielle, en dehors de quelques associations du clan familial, du parti de Benjamin BOUNKOULOU et de feu GANAO, vient de montrer que le système PCT qui a tourné le dos à la société ne pourra plus les unir. Plusieurs formations politiques de cette majorité présidentielle dans leur écrasante majorité viennent de quitter le navire en refusant la modification de la constitution (MCDDI, PSVR, RC, DRD, MAR, MDP, MSD, RDPS, RDD, UP, MUST, CADD) et vont nécessairement, rejoindre le courant principal de l’opposition qui s’élargit chaque jour.

Faut-il rappeler que le changement de la constitution conduirait le Congo à l’impasse totale car il abrogerait celle existante  et dissoudrait de fait toutes institutions de la République ? Ce serait alors un putsch constitutionnel avec  d’imprévisibles conséquences.

Face à la contestation de plus en plus grande et dans l’intérêt du pays, arrêtons de jouer avec le feu ; il est temps que le pouvoir de Brazzaville abandonne son obsession de vouloir passer en force. Qu’il apaise plutôt le climat de tension générale dans le pays et surtout, qu’il revienne à la raison car l’affrontement ou la guerre n’est pas la solution. La guerre, on sait quand elle commence, on ne sait jamais comment et quand elle finit.

Les intimidations, les couvre-feux  programmés et la circulation d’armes dans les quartiers pour terroriser les paisibles populations ne sont pas la voie de la concorde nationale. Pourquoi s’entêter à créer des affrontements desquels il ne sortira pas vainqueur ! Pourquoi  des instructions via le ministre de l’intérieur, les services de répression  dont ceux de l’immigration de mieux travailler et surtout de mettre en œuvre atteindre et éliminer certains opposants particulièrement le plus dur au cours des deux mois de janvier et février ! Un tel  macabre acte conduira sans aucun doute à une guerre civile fratricide. Le Congo a besoin de paix comme l’ont aussi signifié les Evêques de l’Eglise du Congo.

Face aux « jusqu’au-boutistes » qui ont quelques avantages à vouloir préserver, opposons « l’audace, encore l’audace et toujours de l’audace ». Refusons la fatalité car il n’y a qu’une voie et la seule pour pacifier le Congo, celle de l’intérêt du Congo, celle du dialogue, encore le dialogue, et toujours le dialogue.

Chers frères et sœurs, l’amour pour notre pays et le courage politique sont des qualités indispensables au rassemblement de toutes nos énergies. Dans cet esprit, l’idée de s’asseoir autour d’une table apparaît bien judicieuse. Mais pourquoi nécessairement aujourd’hui, maintenant, plus tôt et non plus tard ? Simplement parce que aujourd’hui prépare demain. Cependant quel type de dialogue voulons-nous ?

Pour faire renaître l’Espoir, le sursaut national passera bien entendu par un dialogue souverain pour une refonte et mise à jour des Règles et Règlements de la République sans lesquels ce système qui a abandonné toute notre jeunesse à la dérive va se perpétuer. Nous devons refaire la loi électorale et redéfinir le corps électoral, supprimer le recensement administratif spécial 2013 expression de conflits inutiles. En d’autres termes, le dialogue que nous appelons de nos vœux est une rupture avec le passé de sorte que par l’écoute et la compréhension, nous donnons à notre pays une nouvelle Vision, une nouvelle Vie, un nouveau Souffle pour une marche vers l’Excellence.

Il ne s’agit donc pas d’un faux dialogue avec le changement de la constitution ; mais d’un vrai dialogue républicain et constructif qui va permettre enfin au Congo de renaître des cendres de la violence et de l’arbitraire.

Le pouvoir de Brazzaville veut conduire le Congo à la guerre,

aux affrontements, à la destruction, Rassemblons-nous et opposons-lui le dialogue

Dialoguer signifie disposer des qualités intellectuelles et morales tandis que la guerre est l’argument du faible. Le dialogue ouvre le cœur des hommes, c’est la paix dont le Congo a besoin, c’est un Don, un petit geste d’amour que nous devons témoigner à notre pays en donnant plus de Lumière à ce qui est bon tout en écartant ce qui divise. C’est le lieu de partage et convergences d’idées. Dans cette situation, la Diaspora avec toute sa richesse a l’impérieuse chance de prendre le train du vivre ensemble,  de quitter ses postures actuelles et de retrouver l’inspiration et la lucidité politique afin de mieux se coller au terrain national où se manifeste la réalité. En tout cas,  dans les conditions actuelles de large rassemblement à Brazzaville, aller à contre-courant et dire non à la résolution apaisée de nos contradictions, s’apparente à de l’égoïsme, à une arnaque voire un putsch sans alternative mais qui fait le jeu du pouvoir.

Le Congo doit se renouveler. Le PCT est politiquement isolé et l’implosion de la majorité présidentielle doit raffermir nos rangs et consolider notre opposition à toute guerre fratricide d’où qu’elle vienne. L’heure est donc au Rassemblement et à l’Unité de toutes les forces de progrès où qu’elles se trouvent pour porter haut le Congo puis, viendra 2016 pour une compétition véritablement démocratique et transparente.

Paris, le 30 janvier 2015

Par Jean-sylvestre ITOUA

 

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