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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Congo-Brazzaville : Y a-t-il encore des cerveaux penseurs au PCT ?

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Tandis que s’étale et s’amplifie sur la place publique la bêtise des hommes du PCT, les troubles d’après match Congo-Brazzaville – Congo-Kinshasa s’accommodent également avec les litanies mensongères et victimaires des éternels aboyeurs du pouvoir finissant de Sassou. Voilà les turpitudes du parti de l’homme du « chemin d’avenir » exposées aux yeux du monde sous un jour le plus abject et irresponsable. Pendant longtemps (plus de 17 ans), on a nourrit la jeunesse par des fausses promesses et des ingrédients empoisonnés. L’on s’étonne que le poison de la rébellion étende ses tentacules dans une société congolaise complètement désarticulée.

Cécité politique du PCT et jeunesse en rage

Pourtant, rien ne refrène les ardeurs arrogantes du leader du PCT appuyé par une coalition de partis et associations politiques sceptiques drogués au « nguiri » scandant au maintien d’un pouvoir aux abois, si détesté mais fidèle à sa stratégie de la diabolisation. Comme on pouvait s’y attendre, le PCT n’a pas hésité à pousser le bouchon en accusant l’opposition d’être l’instigateur et le manipulateur de ces dits troubles qui avaient pour but de déstabiliser les institutions de la République.  Pensez-vous que le PCT ait encore des cadres ayant des cerveaux de la trempe de Marien Ngouabi ?

« L’éducation de la jeunesse, c’est l’avenir de la société », nous dit-on. Mais ces leaders « nzobisés » du PCT n’ont pas trouvé autre solution que de priver des élèves de cours en les intimant l’ordre d’aller gonfler le nombres de présents au meeting d’hier à Talangaï devant le collège A.A Neto. Celui-ci (meeting) très vite pompeusement qualifié de démonstration de force par des aboyeurs au venin sanguinolent. Cette arnaque politique majeure stupéfie les congolais qui s’interrogent comment notre pays peut se permettre une telle  imbécillité au sommet du pouvoir ?

Alors que l’indignation est à son comble dans tout le pays, la jeunesse congolaise est simplement en train simplement d'instrumentaliser ce qui tombe à sa portée pour exprimer de façon spontanée son rejet intuitif d’un système anachronique que le PCT et son président Sassou Nguesso ont façonné pour elle par de fausses promesses et des engagements non respectés. Ces réactions sont symptomatiques d'un rejet de ce gouvernement qui n’offre pas de perspectives d’avenir à la jeunesse. La colère des jeunes doit pouvoir s'exprimer autrement que par la manifestation. Inexistante dans le pays pendant le monopartisme, la démocratie permet à la jeunesse congolaise de s'exprimer par bouffées, dans la rue, lors de mouvements difficilement contrôlables.

La cécité politique et une surdité voulues, font que les réalités socio-politiques et culturelles semblent échapper aux dirigeants du PCT qui oublient sciemment que les Congolais pataugent dans le marécage de la pauvreté et du chômage galopant. Denis Sassou Nguesso, son gouvernement et les dirigeants du PCT dansent dangereusement mais sans scrupule de ce fait sur un fil tendu au-dessus d’une rivière infestée de crocodiles affamés. Ils ont plongé le Congo dans les abîmes de la mauvaise gouvernance: ambitions personnelles, mainmise sur les ressources du pays, tribalisme, clanisme et régionalisme érigés en mode de gouvernement.

Le Congo est aux antipodes des slogans chantés par le PCT. Le peuple et surtout sa jeunesse, ont été abandonnés sur le quai de la misère. Préoccupée par son enrichissement personnel, bouffie d’orgueil et de mépris pour les congolais, le PCT, dans son ensemble, a failli dans la gestion du pays. D’où l’appel de la jeunesse et du peuple à une alternance démocratique en 2016.

Absence de sagesse du PCT

Les dirigeants du PCT, pour détourner l’opinion nationale, exigent de l’opposition une espèce de contrition alors qu’ils se refusent la moindre sanction pour avoir laisser prospérer un redoutable sentiment d’impunité dans la gestion des deniers publics, de mépris, de haine et surtout d’abandon  au sein de cette jeunesse désœuvrée. Dès lors, la colère de la jeunesse congolaise ne peut que s'exprimer autrement que par la manifestation qui refuse une éternelle infantilisation. Le PCT en refusant de faire son autocritique sera condamnée à accumuler les échecs comme les grains de chapelet. Nul besoin de dire que ce meeting a fini par rendre encore plus ridicule son valet de secrétaire générale du PCT, Pierre NGOLO, dont la propension au mensonge politique n’a d’égale que sa naïveté. D’ailleurs comme la plus part des leaders actuels du PCT, on n’est pas loin de penser qu’ils ont des petits pois à la place des cerveaux.

Au lieu de s’interroger sur le phénomène dégradant de la situation socio-économique du pays, on préfère se laisser aller à des raccourcis dont ils sont eux-mêmes passés maîtres en la matière et en pensant uniquement à leurs prébendes.

Notre budget de l’année en cours (2015) est estimé en dépense et recette à environ 3000 milliards de FCFA au lieu de 3600 milliards prévus. Nul besoin d’être expert en économie pour en déduire qu'il n’y aura pas d'excédent budgétaire cette année mais plutôt un déficit budgétaire. D’autant plus que le trou béant de l’endettement représenterait  aujourd'hui 35% du PIB soit environ 4 milliards d'euros pour 2015. De même, il faut noter que le cours du baril est fortement en baisse et cela n’est d’augure à annoncer de bonnes nouvelles.

2016, si alternance il y a, notre pays risque de revivre le scénario de 1992.  Sassou chassé par le peuple lors de la conférence nationale souveraine  nous avait  laissé une forte ardoise qui a pénalisé les fonctionnaires dans leur survie quotidienne. Pourtant, le train de vie des dignitaires du PCT n’a pas varié malgré ces signaux inquiétants.

L'histoire semble à nouveau se répéter c’est à croire que les leaders actuels du PCT auraient des éponges à la place de la cervelle.

Jean-Claude  BERI :

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Commentaires  

 
0 #6 Bruno Ollongo 08-02-2015 09:00
L'économie Congolaise aujourd'hui dépend entièrement du pétrole; et là le baril chute, donc s'il chute encore, on est mal barré, puisqu'on n'a pas pu créer des ressources de providence budgétaire alternatives. Aujourd'hui, les vieux politicards Pctistes ne parlent que du changement de la constitution, mais ils ignorent que leur bilan est désastreux. Oui, on va changer la constitution, mais dites-nous qu'est-ce que vous allez faire que vous n'avez pas pu faire après autant d'année aux affaires étatistes? On va revenir sur les mêmes choses avec de tels ministres incompétents et des vieux politicards Pctistes qui ne pensent qu'à leurs avantages ! Faites très attention, l'histoire vous jugera !
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0 #5 Bruno Ollongo 08-02-2015 08:59
Quand on aime le pays, on n'est pas fanatique du président mais on est fanatique de la république. Personne n'est plus ou moins Congolais que qui que ce soit. Pendant que les gouvernants peuvent aller se soigner à l'étranger, les pauvres citoyens lambda ne peuvent pas bien se soigner dans leur propre pays. Après autant d'année à la gestion de notre cité, les Pctistes doivent rendre des comptes. S'ils n'aiment pas ce pays, c'est mieux qu'ils aillent dans des pays où ils ont encore besoin des gens qui ne sont pas des patriotes et qui s'en foutent des maux populaires.
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0 #4 Congo Libre 07-02-2015 21:51
Les coupures d’électricité sont régulières, dans la journée. Les appareils électroménagers et informatiques souffrent des coupures et retours intempestifs de courant. Au centre ville, on fait, parfois, trois jours, sans VOIR la couleur de l’électricité. C’est pareil pour l’eau. Les baignoires dans certaines villas n’ont jamais servi. De véritables pièces de musée ! Pourtant, le fleuve Congo, le deuxième fleuve le plus puissant du monde, après l’Amazone, arrose Brazzaville. Et dans le budget de 4.000 milliards de F CFA de 2013, par exemple, plus de 1.000 milliards de F CFA n’ont pu être dépensés. Cet argent est donc géré par le dictateur. Sans contrôle. Pourquoi ne s’en sert-il pas pour donner l’eau et l’électricité aux Congolais ?
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0 #3 Congo Libre 07-02-2015 21:50
A l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, il faut se lever à 1 heure du matin pour espérer y trouver une place assise. Je dis bien : 1 heure du matin pour un cours qui démarre à 8h00 du matin. Vous pouvez vérifier. Dans les salles de classe où on compte, en moyenne, 100 élèves par classe, il n’y a pas de table-banc. On est assis à même le sol. La forêt est partout au Congo. Le bois existe à gogo pour faire des table-bancs. Mais Sassou n’est là que pour enrichir les siens. Il ne travaille pas pour le peuple. Au plan des infrastructures et des services publics, le Congo vit comme au Moyen Âge. Avoir l’eau et l’électricité, dans sa maison, est un luxe que ne s’autorisent que les dignitaires du régime, qui, eux, s’offrent des groupes électrogènes. Tant pis pour le bas peuple.
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0 #2 Congo Libre 07-02-2015 21:49
Après 32 ans passés aux affaires, le bilan de Sassou est, tout simplement, lamentable ! Avec un budget de plus de 4.000 milliards de F CFA (plus de 6 milliards d’euros) par an, comme en 2013, pour une population de moins de 4 millions d’habitants, n’importe quel analphabète serait capable de faire mieux ! Mais jugez-en vous-même : pas d’hôpitaux dignes de ce nom à Brazzaville. Les ascenseurs du CHU, le plus grand hôpital du pays, ne fonctionnent même pas. Pour aller à l’étage supérieur, il faut payer 1.000 F CFA (1,5 euro) au porteur du malade. Quand un dignitaire tombe malade, il court en Afrique du Sud ou au Maroc. Sassou, lui, préfère aller en Espagne. Depuis l’Affaire des Biens Mal Acquis, beaucoup d’entre eux ont peur de venir se soigner en France.
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0 #1 Martial Mboussa 06-02-2015 12:46
la goujaterie du PCT et de la majorité familiale à exposer le président Denis Sassou N'guesso à une fin de règne incertaine, avec une humiliation à la Campaoré ou pire, m'écœure et cela me fait vomir.

Il faudra un jour dissoudre ce parti des margoulins pour que le pays respire..
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