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Début des commémorations des 38-37e anniversaires des évènements de Mars 1977 et ses conséquences

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Samedi 7 février 2015, symbolise, jour pour jour, le 37ème anniversaire de l’exécution des peines de condamnation à mort de la Cour Révolutionnaire d’Exception des mois de Janvier-Février 1978.

Onze compatriotes furent passés par les armes à l’issue d’un procès inique digne des cours révolutionnaires de justice staliniennes ou nord-coréennes. Campait au rang de procureur général, le cousin du défunt Marien Ngouabi, Jacques Okoko. Dans ce cas il était alors juge et partie, ce qui est en soi une grave erreur de procédure. Le président de la cour était Charles Assemékang. Le Président de la République, président du Comité Militaire du Parti (CMP), celui qui pouvait accorder ou refuser la « grâce présidentielle » était Joachim Yhombi Opango. Le numéro 2 du CMP, était un certain Denis Sassou-Nguesso.

Voici les noms des suppliciés. Il s’agit de Daniel KANZA- Dominique SAMBA dia N’KOUMBI- Germain MIZELET- Jean-Pierre NDOUDI – NGANGA ; Etienne KINKOUBA- Grégoire KOUBA- Simon SISSOULOU- Daniel KIANGUILA- Albert KONDA et- Pierre DIANZENZA

Le CMP ne fit pas de cadeaux aux présumés assassins du Président Marien Ngouabi. Pourquoi d’ailleurs la junte militaire leur aurait-elle fait cadeau de la vie puisque, pour avoir profité du crime, elle devait connaître les « tenants et les aboutissants » du complot. La stratégie des dictateurs du CMP consista de jeter en pâture au public nordiste chauffé à blanc des boucs-émissaires. Cynique, à la Conférence Nationale Souveraine de 1992, l’ancien procureur Jacques Okoko avoua qu’il avait, en fait, réclamé 13 têtes. Rien que ça ! Il regrettait (le malheureux !) de n’avoir obtenu que 11 exécutions capitales.

Révision

Maintenant que les langues commencent à se délier ainsi que le laisse supputer Marienta Ngouabi Ikako Osséré, petite-fille de feu Marien Ngouabi, il y a de fortes probabilités que le CMP comptât en son sein 98 % des égorgeurs de « L’enfant d’Ombélé » le 18 mars 1977. En somme, le procès de 1978 fut organisé par les auteurs du crime eux-mêmes, à la fois juges et parties. Ceux qui châtiaient étaient aussi les criminels. Ca ne s’est vu que dans les procès de Moscou, sous Staline ou Brejnev. La conclusion que personne n’ose désormais remettre en cause est celle-ci : pour avoir passé onze innocents au « au petit matin » le 7 février 1978, le procès des assassins de Marien Ngouabi fut l’expression d’une effroyable erreur judicaire ; pire, il fut l’illustration d’un mini-génocide ethnique commis en toute légalité.

Aujourd’hui une opinion réclame la révision de ce (faux) procès. Inutile de préciser que les démocrates congolais ne se cachent pas qu’avec cette révision (si elle a lieu) ils comptent enrichir les pièces à conviction dans le dossier anti- Sassou fondé sur son projet de modification de la Constitution.

Les victimes depuis 1958

Depuis la proclamation de la république du Congo le 28 novembre 1958 beaucoup de sang a coulé. Les Congolais se battent en faveur de toutes les victimes de l’intolérance et ont un devoir de mémoire du sang des innocents tués ou assassinés à des fins politiques. Ils réclament la vérité et la lecture du droit et l’application de la justice.

Voici, les rites commémoratifs des jours à venir..

Pour les événements de mars 1970 un hommage est rendu à Pierre KIGANGA (1936-1970) et près d’une centaine de citoyens qui furent fusillés en 1970 par l’OBUMITRI et enterré dans les fosses communes à la Tsiémé à Brazzaville.

Pour les événements de février 1972, les 23 et 24 février, un hommage sera dédié à l’émérite artiste Franklin BOUKAKA et Adolphe ITSOUHOU (Assassinés en 1972 à Brazzaville) par l’OBUMITRI et dont les dépouilles n’ont jamais été remises aux familles. Hommage aussi au Sous-lieutenant Prosper MATOUMPA MPOLLO (Assassiné en 1972 sur la route du Cabinda, KOUILOU).

Le 23 avril un hommage sera rendu à Ange DIAWARA-BIDIE ainsi qu’à ses compagnons : IKOKO, OLOUKA, BAKEKOLO (tous assassinés, à l’issue d’un voyage retour de Kinshasa )

Association Nsimou YTV

Pour les événements de mars 1977 et ses conséquences, la coordination de la résistance citoyenne voudrait témoigner des encouragements patriotiques à l’une de ces institutions, à savoir l’association NSIMOU YTV. Combat contre l’oubli qui regroupe en son sein les orphelins et ayant-droits des condamnés à la peine capitale au procès de Janvier-Février 1978, exécutés le mardi 7 février 1978 au petit matin. Il s’agit de Daniel KANZA- Dominique SAMBA dia N’KOUMBI- Germain MIZELET- Jean-Pierre NDOUDI – NGANGA ; Etienne KINKOUBA- Grégoire KOUBA- Simon SISSOULOU- Daniel KIANGUILA- Albert KONDA et- Pierre DIANZENZA.

La mesure de grâce et de clémence sollicitée par leurs avocats auprès du chef de l’Etat congolais de l’époque, le sieur Général de l’Armée Populaire Nationale, Joachim YHOMBI-OPANGO, leur fût refusée pour leur appartenance ethnique à la tribu Kongo ; ce, malgré leur innocence avérée.

Une association de droit français a amorcé une procédure de dépôt de plainte contre l’état congolais devant le Tribunal de Grande Instance de Paris en France et devant le Tribunal Pénal International à la Haye en Hollande pour :

1°- Assassinat et préméditation de donner la mort à des citoyens considérés comme des martyrs à des fins d’ascension au pouvoir d’un système de gouvernance, clanique, et tribal et le conserver aux prix du sang humain.

2°- Violation des droits de l’homme pour disparition des cadavres et interdictions d’inhumation

3°- Refus d’application des actes de la conférence nationale souveraine, dits actes ayant force de loi de la République.

Ayons en mémoire que tous ces crimes avaient fait l’objet d’un grand déballage lors de la Conférence Nationale Souveraine. Mais de tous les actes signés et promulgués dans le journal officiel de la république, aucun n’avait été exécuté.

Pour les assassinats politiques des trois dernières décades à savoir, les années 1990, 2000 et 2010 jusqu’à nos jours, la Coordination des associations condamne fermement la politique de l’autruche des instances qui dirigent l’État, et lui accorde un carton rouge sur son incapacité de bien gérer ces dossiers, malgré tout le discours politique démagogique. La Coordination profite de l’occasion pour encourager toutes les initiatives citoyennes, individuelles ou collectives, qui visent à honorer la la mémoire de tous nos morts en leur disant cette citation de Mao, et reprise par feu Franklin BOUKAKA : « Tout homme doit mourir un jour, mais toutes les morts n’ont pas la même signification » .

NKOUMBI MAHOUNGOU

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