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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Congo-Brazzaville Le clan au pouvoir redoute le printemps 2015

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Pendant cinq (5) jours, du 15 au 19 février 2015 à midi, en pleine ville, Brazzaville dans ses quartiers du Boulevard des armées et du stade de football Massamba Debat a été le théâtre  d’exercices militaires  bidons, des tirs d’une rare intensité et qui rappellent ces heures noires de l’histoire du Congo. En effet, paniqué et empêtré dans des doutes devant les rumeurs qui courent la ville, le pouvoir de Brazzaville joue au harcèlement, à l’intimidation, à défier, à terroriser et à perturber les paisibles populations dans leurs activités diverses. C’est très grave, absurde et pas acceptable.

 

Mais cet agenda répressif et criminel du pouvoir de Brazzaville tourné vers la violence et les affrontements n’intimide ni ne fait peur à personne. Le peuple qui n’a pour arme redoutable que la rue, est serein et calme  car rien ne prouve que celui qui provoque et engage la guerre est toujours celui qui la gagne. Si le pouvoir veut jouer au malin et trop montrer ses muscles, alors, « le Chêne et le Roseau » de Lafontaine l’attend.

Alors que beaucoup d’observateurs de la communauté internationale et l’opposition nationale lui demandent vivement d’abandonner son projet de changement de constitution et de s’ouvrir comme dans toute vie politique à la discussion sur le vrai vivre ensemble et la vraie paix dans le Pays, par provocation, le pouvoir de Brazzaville fait le sourd, l‘Autruche, en s’enfermant dans une stratégie suicidaire, celle du référendum et de la guerre contre son peuple et sachant bien que les Congolais n’accepteront jamais le référendum constitutionnel et ne se laisseront pas imposer une guerre.

Parallèlement à sa démonstration de force avec de gros tirs d’armes nourris dans Brazzaville, le pouvoir vient encore de gonfler les effectifs pour sa seule garde présidentielle en même temps qu’on observe un frémissement au niveau des préfets et des chefs de quartiers. On peut donc dire qu’il est déjà dans la phase avancée pour l’épreuve de force. Déjà dans le pays, des voix corrompues éteintes il y a quelques temps, s’élèvent  de nouveau et la même campagne sur le changement de constitution revient en force.

Ce n’est donc pas un hasard de voir le pouvoir de Brazzaville traîner les pieds, faire le dos rond face à l‘opposition au changement de constitution. Pourtant, ce projet de changement de constitution est en lui-même une grosse bêtise, un gros volcan dont les dégâts sont masqués par  l’insolente option d’achat armes pour faire la guerre à ses frères Congolais (ou alors à soutenir l’on ne sait quelle rébellion en Afrique ?). Ce même pouvoir continue les achats massifs d’armes de guerre mais aussi des explosifs et bombes lacrymogènes et la rue raconte même que Raymond MBOULOU qu’accompagne un colonel de la GR est en ce moment à DUBAÏ pour ces achats.

L’histoire se répète malheureusement ici, le pouvoir de Brazzaville comme d’autres régimes totalitaires en leur temps, manque un grand rendez-vous, celui de passer par la porte étroite qui inscrit les grands Hommes dans l’histoire.

Le pouvoir de Brazzaville refuse toutes les propositions honorables pour une solution apaisée à la crise au Congo et s’enferme avec son écurie dans une stratégie suicidaire de violence. Plus amusant, il calcule, croit  gagner du temps pour traverser calmement le printemps et l’été 2015 profitant de l’esprit des Congolais qui serait tourné vers des manifestations sportives continentales telles que nous les avons connues avec la CAN 2015 et prochainement avec l’organisation des jeux africains à Brazzaville.

 

Lors de ses vœux en décembre 2014, le chef de l’Etat Congolais déclarait:« Les élections présidentielles de 2016, nous avons le temps de les voir venir….». Comme on le voit, le pouvoir de Brazzaville est bien dans sa stratégie d’endormir les Congolais en évitant au maximum toute discussion ou tout débat sur des questions brûlantes de l’heure, particulièrement sur la question de la gouvernance électorale. En jouant la procrastination, maintenant qu’il est de plus en plus isolé de la communauté internationale qui exige toujours son départ, le pouvoir de Brazzaville se replie sur son clan dans une logique jusqu’au-boutiste d’engager  l’épreuve de force.

 

Non, Messieurs du pouvoir, ce mois de Mars 2015 est l’échéance ultime pour revenir à la raison et convoquer un dialogue national inclusif sur cette question cruciale de la gouvernance électorale, préalable à la bonne alternance en 2016.

Mais, si le pouvoir Congolais persiste dans son entêtement à vouloir jouer le sale jeu avec des allumettes en ces temps chauds et dans un pays qu’il a déjà transformé en poudrière, alors, il ne sera pas surpris de rencontrer très vite le peuple dans la rue. Le peuple Congolais n’a aucune raison de trop patienter pour retrouver le vrai vivre ensemble, la vraie paix et la dignité.

Dans cet esprit, j’appelle le pouvoir de Brazzaville à prendre des résolutions constructives pour une solution apaisée à la crise, notamment celle du dialogue national dès ce mois de mars 2015, afin d’éviter au Congo un printemps 2015 que nombreux redoutent déjà.

Aussi, au nom de l’intérêt du Congo, j’invite très respectueusement mes frères et sœurs de la vaillante Diaspora à l’unité, à se mobiliser et à soutenir notre peuple dans son refus de l’agenda répressif et criminel du pouvoir de Brazzaville.

Paris, le 22 février 2015

« Ce sont les masses qui font l’histoire »

Par Jean-sylvestre ITOUA


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