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Départ ou maintien de Sassou en 2016 : les différents courants au sein de la Force Publique

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Bien qu’il soit, officiellement, interdit aux officiers de la Force Publique congolaise de se mêler de politique, il n’en est pas moins vrai, qu’officieusement, chacun d’eux appartient à un courant politique donné et a sa position dans le débat en cours dans le pays concernant le changement ou non de Constitution, le maintien ou non de Denis Sassou-N’guesso en 2016.

Ainsi, dans le contexte politique actuel, la position d’un Officier supérieur n’est pas rien. Selon des informations recueillies à bonnes sources, les deux Patrons des services, l’ancien et le nouveau, Pierre Oba et Jean Dominique Okemba, s’affronteraient dans une espèce de guerre froide qui ne dit pas son nom où le renseignement militaire et, surtout, le contre-espionnage, sont de mise.

Pierre Oba

Selon certaines indiscrétions, l’ancien Patron des services, le général Pierre Oba, n’épouserait pas l’idée qui consiste à maintenir le Président Sassou au-delà de 2016. « Si le Président s’entête, nous serons parmi ceux qui s’y opposeront », aurait-il confié à un de ses lieutenants qui a requis l’anonymat. Vrai ou faux ? Toujours est-il que, plusieurs fiches, élaborées par les détracteurs de Pierre Oba qui se recrutent dans le camp adverse, font état de réunions qui se tiendraient au domicile de ce dernier dans ce sens. « Il ne s’agit que de rencontres entre ressortissants de la Likouala dont les cadres se sentent menacer par le pouvoir et non d’une conspiration quelconque contre le Président », s’en défend un homme lige de Pierre Oba.

Redoutant la CPI, Nianga Mbouala serait opposé au changement de Constitution

Aurait été entraîné dans cette opposition au changement de Constitution, le nouveau Commandant de la Garde Républicaine (GR), le général Nianga Mbouala Ngatsé, qui, selon ce qui se dit, tremble à la seule évocation de la Cour Pénale Internationale (CPI). Ce dernier ferait partie des membres de la famille biologique du Chef de l’Etat qui pensent que Sassou-N’guesso doit passer le témoin à son successeur. Cette position du général Nianga Mbouala serait le nœud du conflit qui l’opposerait à Jean Dominique Okemba. Selon la rumeur brazzavilloise, dernièrement, les deux hommes auraient eu maille à partir pour une histoire de femme. Un froid mortel se serait dit-on invité entre les deux hommes. Et depuis, le Commandant de la Garde Républicaine a redoublé de vigilance. On dit qu’il serait lourdement armé à chaque déplacement pour être à mesure de répondre de façon musclée à une éventuelle embuscade qu’il craint de la part de ses adversaires, qui se recrutent également dans le camp des partisans de son prédécesseur, l’ancien Commandant de la Garde Républicaine, le général Emmanuel Avoukou, décédé dans des conditions étranges à Brazzaville. Les hommes d’Avoukou seraient, en majorité, gérés par Jean Dominique Okemba avec lequel le défunt entretenait des relations amicales et familiales par alliance.

Guy Blanchard Okoï

Se trouverait également aux antipodes du changement de Constitution, le Chef d’Etat-major général des FAC, le général Guy Blanchard Okoï. Ce dernier aurait rejoint le camp de Pierre Oba. Il convient également de signaler que le Chef d’Etat-major général a longtemps pris des mesures pour sa sécurité. Il se ferait entourer de ressortissants du Sud, particulièrement, ceux des pays dits du Niari, qu’il a nommé au poste de responsabilité dans les différentes zones militaires. Sa récente décoration par la France, dans la Légion d’Honneur Française, ne cesse de jeter des soupçons sur sa personne dans le premier cercle du pouvoir de Brazzaville.

Norbert Dabira

Serait aussi indexé parmi les Officiers Généraux qui souhaitent le départ de Sassou en 2016, le Haut-Commissaire à la Réinsertion des Ex-combattants, le Général Norbert Dabira. Il est tombé en disgrâce depuis qu’il s’est rendu à Paris, contre l’avis de Denis Sassou-N’guesso, pour répondre aux convocations à lui adresser par la Justice française dans le cadre de l’affaire des Disparus du Beach. Chose perçue par le Président de la République, comme un affront. Norbert Dabira se serait ainsi attiré l’inimitié de plusieurs Officiers, notamment, celle de Jean François Ndengue.

« Nous sommes apolitiques », a soutenu Victor Moigny

Dans le même registre, le Commandant de la Gendarmerie, le Général Victor Moigny, n’y va pas de main morte pour dire clairement à la Gendarmerie : « Nous sommes apolitiques et nous ne devons pas être bernés par les hommes politiques qui cherchent la popularité à travers nous les officiers, nos sous-officiers et les hommes qui sont derrière nous ». Nombreux voient dans cette prise de position du Général Victor Moigny, la main noire de la France.

Guy Mpela

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le Chef de la compagnie des gardes du corps du Président de la République, le colonel Guy Mpela, serait, lui aussi, opposé à l’idée du maintien de Denis Sassou-N’guesso en 2016. Il serait, lui-aussi, un homme de Pierre Oba.

Ils ne rêvent plus que d’un changement de régime

Dans cette opposition, les Officiers qui seraient intraitables sont ceux qui, aujourd’hui, croupissent à la Maison d’Arrêt de Brazzaville. Il s’agit notamment, de l’ancien Colonel Marcel Ntsourou, ancien n°2 des Renseignements et du Colonel Jean Claude Mbango, ancien Directeur départemental du Pool, qui n’attendent plus qu’un changement de régime pour recouvrer leur liberté.

Ceux qui souhaitent un passage en force

Le camp de l’actuel Patron des services, Jean Dominique Okemba, quant à lui, milite activement pour un changement de Constitution par voie référendaire. C’est le camp qui pousse le Président à faire un passage en force. Dans cette démarche, Okemba Dominique a le soutien des services de renseignements. Du Colonel Bonaventure Engobo, l’actuel Secrétaire Général Adjoint du Conseil National de Sécurité, moins populaire que son prédécesseur. Celui de la Police et de la Surveillance du Territoire. Par conséquent de leurs Patrons : les Généraux Jean François Ndengue, Directeur Général de la Police (DGP), et Philippe Obara, Directeur Général de la Surveillance du territoire (DGST). Le ministre de l’Intérieur, Zéphirin Mboulou, bien que civil, est une personne clé de ce groupe.

L’agenda caché du camp Okemba

La stratégie des jusqu’auboutistes, consisterait à maintenir le Président aux affaires jusqu’à ce qu’il soit, physiquement incapable d’exercer les hautes fonctions. Après quoi, Jean Dominique Okemba prendra les commandes de l’Etat. Ils savent que si le Président sort par la grande porte, il y aura forcément une redistribution des cartes sur le plan national qui ne servira pas leurs intérêts. Ce camp ne jure plus que par Jean Dominique Okemba et ne digère pas que Denis Sassou-N’guesso choisisse un dauphin autre que lui. Voilà pourquoi, sachant qu’il y a des Officiers, au sein de l’Armée, qui ne sont pas sous son contrôle (à l’instar de Guy Blanchard Okoï et Nianga Mbouala Ngatsé), ce camp a conseillé au Chef de l’Etat, de ne pas compter sur les Forces Armées et de s’appuyer plutôt sur la Police et les milices. D’où, la militarisation de la Police, dotée aujourd’hui d’engins et d’hélicoptères. A dessein. Tout ceci, pour qu’au cas où besoin se ferait sentir, ce camp soit capable de faire face à toute éventualité, y compris même, à mater la révolte d’une partie de l’Armée avec l’aide de la Police et des milices. En des termes plus clairs, il travaille pour que, le cas échéant, le rapport de force soit en sa faveur. En effet, il n’est pas question pour lui, quelque soit l’issue pour Denis Sassou-N’guesso, que le pouvoir lui échappe. Ce sera lui ou le chaos.

Ce camp s’impatiente aujourd’hui

Selon certaines indiscrétions, Jean Dominique Okemba et sa clique, ne prennent plus leur mal en patience. Ils veulent connaître la position réelle du Chef. Si ce dernier effectuera le passage en force, comme ils le lui recommandent, ou pas. « Le Président ne nous dit rien, c’est le flou total. On ne sait véritablement pas, s’il va se représenter ou pas ? Et, si ce n’est le cas, qui sera le prochain Président de la République ? Il ne nous dit rien à ce sujet », aurait confié un Officier Général très proche de Jean Dominique Okemba.

Le camp de Pierre Oba voit dans l’activisme d’Okemba la préparation d’un coup d’Etat

Selon certaines indiscrétions, Pierre Oba et ses proches, voient dans toutes ces initiatives, la préparation d’un coup d’Etat de palais par le clan Okemba. Ils sont même allés très loin dans leurs soupçons en taxant Jean Dominique Okemba de se procurer un armement privé à partir de Kinshasa, via une société libanaise de vente de produit congélé, située à quelques encablures du marché de la PV…

Guy Milex Mbondzi


Commentaires  

 
0 #1 Yvon Okoumou 30-03-2015 19:54
SASSOU DANS LA TOURNANTE/ANGOLA, VOYAGE DE TOUS LES DANGERS!

le president Francois Hollande aurait donne des instructions ferme a Dos Santos de persuader Sassou a publier le calendrier electoral et de prononcer son depart, c'est ce qu'il lui dira Dos Santos. Ca panique a Brazza. Ils ne se font plus confiance, un scenario a la Ngouabi n'est pas a exclure. Pierre Oba et Nianga Mbouala sont régulièrement cites pour etre favorable au depot de Sassou.
Sassou en personne est une cible, prit entre deux courant.
Il y a deux camps dans son entourage: ceux qui veulent aller tranquilement en exil ( enfants notamment ) et ceux qui craignent la prison ( Dabira, Okemba, Dengue et Nianga Mbouala ), Raymond Zéphirin Mboulou est avec les NDenguet dans le camp de Okemba.
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