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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

UPADS : Mot Liminaire de son Secrétaire Général, Pascal Tsaty-Mabiala, lors de sa conférence de Presse.

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Mesdames et Messieurs les journalistes,

Depuis la fin des élections locales et sénatoriales de septembre 2014 qui nous ont permis de consolider notre place au sein des institutions électives de la République, le silence de la Direction politique nationale de l’U.PA.D.S a suscité des interrogations dans les milieux de la presse, même si par moment nous avons accordé quelques interviews sur les antennes des radios et télévisions étrangères et dans les colonnes de certains journaux locaux.

Après une intense activité réalisée au cours de l’année 2014, l’U.PA.D.S s’est donnée un temps de méditation pour observer le déroulement des événements à l’intérieur et à l’extérieur des frontières congolaises.

Le Sommet de l’OIF de Dakar et la déclaration du Président Denis Sassou Nguesso à son retour de Cuba nous offrent l’occasion de rompre le silence.

Notre Conférence de presse de ce jour est consacrée presque entièrement à ces deux sujets et, en toile de fond, au débat sur la modification de la constitution au Congo qu’ils soutendent.

S’agissant d’abord du Sommet de l’OIF proprement dit, notamment de l’élection de Madame Michaëlle Jean à la tête de cette prestigieuse institution, et de l’échec de notre talentueux compatriote, Monsieur Henri Lopez, l’U.PA.D.S se satisfait totalement des conclusions dudit Sommet.

En effet, partagé entre le sentiment patriotique subjectif qui nous envoie vers l’un, et la communauté des valeurs qui nous rapproche de l’autre, c’est sans nuance que nous inclinons notre regard vers l’heureuse élue qui incarne mieux les valeurs démocratiques et la modernité. Madame Michaëlle Jean apporte aujourd’hui de la fraicheur et une dimension politique nouvelle à l’OIF qui en a tant besoin.

S’agissant ensuite de la déclaration du Président Denis Sassou Nguesso qui est la réponse à celle du Président François Hollande, qui, elle, se situe dans l’esprit du discours d’Accra et du message de Washington du Président Barack Obama à l’endroit de ses pairs et frères africains, l’U.PA.D.S marque son étonnement quant à l’interprétation qui en a été faite, qui place les deux pays au bord d’une crise diplomatique. Qu’en est-il exactement ?

Dans son message à l’Afrique, le Président Hollande met justement en garde les Chefs d’Etat suspectés de tripatouiller les constitutions pour se maintenir au pouvoir. En même temps, il félicite le peuple Burkinabé qui a donné une formidable leçon de démocratie en chassant du pouvoir son Président qui ramait à contre-courant de l’histoire. Il se félicitait, par ailleurs, des progrès accomplis dans d’autres pays en matière de démocratie.

Devant cette passe d’arme pitoyable dans laquelle le Président Sassou -Nguesso apparaît affecté et se nourrit d’exemples historiques à contre sens qui suscitent la risée, l’U.PA.D.S lui rappelle respectueusement :

· que la IVème République Française s’était effondrée en 1958 avec le coup de grâce apporté par la guerre d’Algérie ;

· que les institutions sous perfusion pendant quelques années avaient cessé de fonctionner ;

· que la France était dans une crise politique majeure. Ce qui n’est nullement le cas au Congo.

Aussi, le premier acte du Général De Gaulle appelé au secours d’une République moribonde était d’abord le constater la mort de la IVème République et par la suite de proposer une nouvelle Constitution qui allait faire rentrer la France dans la Vème République qui a aujourd’hui 56 ans.

Quant à la révision constitutionnelle de 1962 qui a fait évoluer la Constitution française de 1958, initialement d’essence parlementaire au régime semi-présidentiel actuel, il n’y a eu ni avantage personnel, ni atteinte au principe de l’alternance démocratique, ni encore moins violation de la Constitution. Il se trouve que dans le cas du Congo, la Constitution de 2002 ne prévoit pas le recours au peuple pour procéder au changement de la Constitution. Tout au plus, à la révision des dispositions qui sont hors du champ des articles 57 et 185. Certes, la souveraineté appartient au peuple qui l’exerce par voix du suffrage universel ou par référendum. Mais, comme nous le rappelle pertinemment Roger YENGA dans sa dernière publication sur la Constitution congolaise, le peuple congolais ne peut être consulté sur tout et surtout sur un changement de la Constitution. L’article 86 de la Constitution du 20 janvier 2002 encadre rigoureusement le champ du référendum qui n’est ouverte qu’aux seules matières suivantes :

· l’organisation des pouvoirs publics ;

· les garanties des droits et libertés démocratiques ;

· l’action économique et sociale de l’Etat ;

· l’autorisation pour la ratification d’un traité.

Le Président de la République que l’on dit être un homme d’honneur et de parole, renie-t-il son ouvrage intitulé Parler vrai pour l’Afrique, publié aux éditions Michel Lafon en 2008, dans lequel il assure de respecter les dispositions de la Constitution, notamment l’âge d’éligibilité et la limitation du nombre de mandats ? L’U.PA.D.S reste convaincue que le Président Sassou, quoiqu’on le dise, ne se dédira pas et surtout ne précipitera pas son pays qu’il a tant servi, dans une crise inutile aux conséquences insoupçonnées. Et qu’il ne laissera pas se ruiner le prestige dont il jouit au travers de l’image qu’il s’est construite hors des frontières nationales.

C’est donc pour répondre à ce qui est qualifié aujourd’hui d’« ingérence » de la France dans la gestion des affaires internes du Congo, que le Président Sassou s’est cru en situation de faire valoir l’argument de la souveraineté du peuple congolais sur la question constitutionnelle. Faignant d’ignorer qu’il a été ramené au pouvoir par la force en octobre 1997 par Jacques Chirac, avec l’appui des troupes étrangères mobilisées par la diplomatie française. Ainsi, la France est un partenaire sérieux, généreux, lorsqu’elle vole au secours d’un putschiste pour démettre un Président démocratiquement élu. Et a contrario, cette même France devient paternaliste, tutélaire, interventionniste lorsqu’elle conseille simplement de respecter les règles constitutionnelles établies par le Président Sassou lui-même, afin de rentrer dans l’ère démocratique.

Lorsque le pouvoir de Brazzaville se heurte à la dictature de l’article 57 de sa propre Constitution, il brandit le principe de la souveraineté nationale, décriant par ce fait la résurgence du paternalisme des puissances occidentales. Ce que le Président Sassou n’a pas dit, c’est que tout Etat aliène une partie de sa souveraineté dès lors qu’il ratifie les textes internationaux, notamment la Déclaration universelle des droits de l’Homme et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. L’adhésion du Congo aux organisations sous-régions, régionales et internationales l’oblige par ailleurs à respecter les principes de bonne gouvernance adoptés par ces institutions.

S’agissant du fameux dialogue national envisagé par le Parti au pouvoir, l’U.PA.D.S s’interroge sur ses termes de références, sur son ordre du jour, qui ne peut porter que sur les préparatifs de l’élection présidentielle de juillet 2016 à laquelle la Constitution interdit le Président Sassou de se présenter. C’est pourquoi, les discussions devraient aujourd’hui se limiter exclusivement aux modalités de mise en œuvre des recommandations des concertations politiques d’Ewo et de Dolisie. Si c’est cela le dialogue, alors l’U.PA.D.S pourrait se rallier à cette idée de plus en plus susurrée dans les états-majors des partis.

Enfin, que l’on ne se fasse pas peur ? Que l’on cesse de brandir le spectre de la guerre civile si le Président Sassou quittait le pouvoir. Au moment où le Congo retrouve un climat de paix et de stabilité propice à la consolidation de la démocratie, il n’est dans l’esprit de personne de recourir à la violence. De qui viendrait-elle d’ailleurs, lorsqu’on sait que les milices ont été désarmées, démobilisées et réinsérées, lorsqu’on sait que le Président de la République est le seul qui dispose de la force militaire officielle et privée ?

L’U.PA.D.S lance un vibrant appel à la mobilisation générale des forces démocratiques afin de barrer la route au Président Sassou qui, contre toute logique, voudrait changer la Constitution du 20 janvier 2002 dans le seul but de se maintenir au pouvoir.

Le Congo doit retrouver ses vraies valeurs fondées sur l’intérêt général plutôt que sur la défense d’un égoïsme réducteur, pour construire la nécessaire cohésion de la Nation telle que Renan l’envisageait. Mais cette cohésion doit s’inscrire dans un environnement démocratique qui s’impose à tous les Congolais, sans exception.

Le Premier Secrétaire de l’U.PA.D.S, Pascal TSATY-MABIALA


Commentaires  

 
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