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Collectif des partis de l’opposition congolaise : «Nous nous opposerons à la tenue d’un référendum constitutionnel»

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Le collectif des partis de l’opposition, signataires de la déclaration du 17 août, a donné une conférence de presse, vendredi 2 avril 2015, à la préfecture de Brazzaville.

Co-animée par Mathias Dzon, Clément Miérassa, Guy-Romain Kinfoussia, Jean Itadi et Christophe Moukoueké, cette conférence de presse avait pour objectif d’informer l’opinion sur le refus du gouvernement de répondre à l’appel de l’opposition sur la tenue du dialogue national inclusif, avant la fin du mois de mars et sur «la confusion entretenue», selon lui, «par le pouvoir sur la question du changement de constitution et de l’alternance démocratique en 2016».

Plusieurs leaders de l’opposition et des militants et sympathisants ont pris d’assaut la salle de conférences de la préfecture.

Dans sa déclaration lue par Dominique Foufoundoux, porte-parole de la plate-forme, le collectif des partis de l’opposition pense que le président de la République ne se préoccupe nullement de se mettre en harmonie avec le peuple congolais, en général, et la classe politique, en particulier. «Il s’exprime, plutôt à travers son P.c.t dont il est le président et, incontestablement, le seul et principal décideur, en violation flagrante de l’article 72 de la Constitution; un parti qui, faute d’avoir d’autres candidats de taille à la prochaine élection présidentielle de 2016, défend, avec acharnement, l’avenir politique de son président, après 2016», dit l’opposition, dans une déclaration qui ne fait pas de quartier au chef de l’Etat qui, pour les leaders de l’opposition, se livre à un «matalana frénétique» en dehors de son pays, en se présentant comme médiateur dans plusieurs conflits. Pendant ce temps, «il ne s’occupe pas du sien où la situation est plus que grave et dramatique», a rappelé le collectif des partis de l’opposition qui a pris acte du «refus délibéré du chef de l’Etat de répondre à son appel au dialogue».

Pour ces leaders, seul le dialogue et la concertation pourront conduire au consensus national. «Ni l’importation et l’exhibition d’armes et munitions de destruction massive, ni le recrutement des mercenaires et leur positionnement dans certains quartiers de Brazzaville et dans certaines contrées de notre pays, ni la réactivation d’anciennes milices ou la création de nouvelles n’aideront notre pays à mieux se porter», précise la déclaration.

Face à l’indifférence du gouvernement, les leaders de l’opposition pensent qu’ils assumeront les responsabilités qui sont les leurs, afin de répondre, selon eux, aux exigences de la Constitution et aux attentes du peuple. «Le président de la République sera seul responsable des conséquences qui découleront de son obstination à vouloir fouler aux pieds les lois et règlements de la République, pour s’octroyer, de force, un troisième mandat», ajoute-t-elle.

S’agissant du débat sur le changement de la Constitution, le collectif pense, plutôt, que celui-ci n’a pas lieu d’être. Et pour cause: «c’est une preuve de diversion pour notre pays». Forts de cela, ils ont estimé que la question sur la Constitution ne concerne plus le président de la République parvenu à la fin de son mandat. «Il n’en a ni le pouvoir, ni les prérogatives. Il n’est nullement concerné par une quelconque révision constitutionnelle, ni par un quelconque changement de Constitution. Il ne peut que partir, en 2016». A ce titre, le collectif a donc suggéré qu’on arrête ce débat pour s’occuper des enjeux politiques de l’heure, à savoir: la gouvernance électorale. En outre, il a appelé ses militants et sympathisants ainsi que le peuple congolais à demeurer vigilants et mobilisés pour faire face à «une éventuelle imposture» qui naîtrait du changement de Constitution.

Répondant aux préoccupations de la presse, Mathias Dzon s’est contenté de répliquer au secrétaire général du P.c.t et au président de la République qui ont estimé, récemment, que si un leader de l’opposition parvient au pouvoir, il aura du mal à gouverner. «Faux», rétorque-t-il. En le disant, le président de la République et Pierre Ngolo veulent cacher la vérité, en voulant tricher avec les Congolais, estime-t-il. Selon lui, si un leader de l’opposition arrive au pouvoir, il fera usage de l’article 86 qui permet tout, y compris la dissolution de l’assemblée nationale. «Malheureusement, ce qu’il ne permet pas, c’est de changer le nombre de mandats», a-t-il signifié. C’est pourquoi il a demandé au président de la République de ne pas se préoccuper de ce qui pourra arriver à un élu de l’opposition. «Ce n’est pas son problème».

Pour Clément Miérassa, le dialogue reste incontournable, si le Congo veut avoir des élections justes, crédibles et transparentes qu’il n’a plus connues depuis 2002. Quant à l’initiative du comité de suivi, l’orateur pense que c’est une pure diversion. «Marius Mouambenga est membre du cabinet du chef de l’Etat. Il a reçu mission du président d’agir pour aller dans le sens qu’il veut. On ne nous trompera pas. D’ailleurs, quand vous suivez ses interventions, il intercède en faveur du dialogue, pour aller au changement de la Constitution. C’est un partisan», a expliqué le président du P.s.d.c qui, par ailleurs, a laissé entendre que si le P.c.t veut d’un dialogue, c’est uniquement pour modifier les articles 57 et 185. Mais, pour lui, ces articles permettent au président de la République d’organiser un référendum pour la révision et non pour le changement de la Constitution, parce qu’«il n’a ni le pouvoir ni les prérogatives».

Pour sa part, Christophe Moukouké a fait savoir que l’opposition n’acceptera pas tout référendum que le pouvoir organiserait en vue de changer la Constitution. «Nous nous opposerons et ferons le travail politique nécessaire, pour nous opposer à la tenue d’un référendum», a-t-il dit.

Guy-Romain Kinfoussia a, quant à lui, estimé que le président de la République, en voulant changer la Constitution a plutôt peur «des faucons» de son régime. Le président de l’U.d.r-Mwinda a invité le peuple congolais à se «lever et à donner la preuve au président de la République qu’il peut se mettre en face de lui, un rapport de force qui fera reculer le pouvoir».

Le président du C.a.p, Jean Itadi a indexé le pouvoir qui, «en voulant changer de Constitution, veut créer les conditions de violences dans le pays».

Cyr Armel YABBAT-NGO

Source La Semaine Africaine


 

Commentaires  

 
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