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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Le Tsunami social en Afrique du Nord inquiète SASSOU NGUESSO et son Clan.

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Un silence embarrassé et la peur au ventre règnent présentement au Congo-Brazzaville où les médias d’Etat ont reçu du gouvernement des instructions fermes de ne pas diffuser les informations liées aux soubresauts qui ont conduit à des révolutions en Afrique du Nord. La presse privée qui se sert à la mangeoire du gouvernement s’autocensure elle-même.

L’embarras de Sassou Nguesso est dû à l’aide matérielle et financière qu’il a reçu de Mouammar Kadhafi pour reconquérir militairement le pouvoir en 1997. La crainte que le tsunami social en cours en Afrique du nord puisse l’ébranler en emportant sur son passage son clan et tous les étrangers qui jouissent illicitement des richesses du Congo activent les réseaux mafieux et barbouzards pour prévenir de toute révolte.

 

Le Clan s’enrichit au détriment du peuple.

La majorité des Congolais s’informent par leurs propres canaux. Le gouvernement ne cesse de vanter sa politique de « chemin d’avenir ». Ces derniers qui s’informent par d’autres canaux, cherchent à comprendre les intentions du gouvernement à vouloir pratiquer un black-out sur les médias.

Un certain nombre de Congolais accrédite que Sassou Nguesso et son clan redoutent une contamination du virus tunisien. Ce qui n’est pas étonnant car tous les ingrédients qui ont été à la base du soulèvement des tunisiens sont réunis au Congo-Brazzaville. Présentement dans tout le pays, les Congolais expriment ouvertement les revendications et la frustration longtemps contenues.

Sassou Nguesso et son clan se bombent le torse en dépit des éléments déclencheurs du mécontentement populaire: comportements ostentatoires, mauvaise gouvernance ayant favorisé la corruption et la gangrène de la vie économique, concentrée dans les mains de la famille de Sassou Nguesso, confusion des sphères privée et publique, arrogance des dirigeants et de leurs proches, chômage endémique et galopant des jeunes, la faiblesse du pouvoir d’achat, les limites des systèmes sanitaires et éducatifs (1). La manne pétrolière n’est pas aux services des peuples comme le témoigne ce rapport :

« En Afrique, la manne pétrolière n’a pas aidé le développement, les chefs d’État l’ont utilisée pour acheter des armes en Angola et au Congo Brazzaville. Au Gabon, au Cameroun, au Nigeria, on peine à découvrir à quoi a servi la rente pétrolière puisque la dette s’est accrue, les populations se sont appauvries, et les infrastructures sont dans un état déplorable. Maintien au pouvoir de dictatures, corruption, violence larvée, atteinte aux droits de l’homme et à l’environnement, tel est le bilan peu glorieux de l’exploitation pétrolière dans toute l’Afrique ».

« Désireuse d’apporter sa contribution au processus stratégique national de réduction de la pauvreté et d’aller à la rencontre d’un maximum de familles en difficulté, la Conférence épiscopale du Congo a réalisé, en 2006 avec l’appui technique et financier du Secours Catholique et de Misereor, une enquête sociale qui offre une idée précise des conditions de vie auxquelles doit faire face une majorité de congolais.

Bilan :

- Logements exigus et insalubres, difficultés extrêmes à se nourrir convenablement, à accéder à l’eau potable et à se procurer l’énergie nécessaire.

- Difficultés à trouver un emploi décent et suffisamment rémunérateur : revenu mensuel moyen largement inférieur au SMIC fixé au Congo à 40 000 FCFA (61 €) par mois.

- Scolarité en régression : un enfant sur trois n’est pas scolarisé, phénomène amplifié dans le milieu rural. (Et cela malgré les dispositions de l’article 23 de la Constitution de 2002 qui stipule un « droit à l’éducation garanti » et un « enseignement gratuit »)

- Absence quasi-totale d’affectation des revenus pétroliers en direction des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé, l’eau ou encore l’électricité.

- Faible accessibilité des pistes rurales et non-viabilité des routes départementales et nationales : enclavement de nombreuses zones du pays.

- Dégradation des infrastructures socio sanitaires, vétusté du matériel, insuffisance de personnel qualifié et concentré dans les principales villes du pays : détérioration qualitative et quantitative des services de santé.

- Non-respect chronique des droits civils et politiques et des droits humains des citoyens congolais (en témoigne l’élection présidentielle de 2009 organisée dans un contexte non consensuel et contestable et dont les résultats ne peuvent - eu égard au taux de participation extrêmement faible - avoir conforté une quelconque légitimité populaire).

– Harcèlement, intimidation, emprisonnement des membres de la société civile défenseurs des droits de l’homme » (2).

Comme on peut le constater, tout ceci montre à quel point l’embellie qu’on nous présente actuellement n’est qu’une mascarade, un bluff. Les ONG et la société civile ne cessent d’épingler les graves manquements et surtout les pillages organisés au somment de l’Etat.

La grogne monte, le peuple se mobilise et le gouvernement s’arme.

Présentement, un climat délétère prévaut au Congo. S’inspirant des évènements en cours en Afrique du Nord, le gouvernement interdit présentement toute réunion, manifestation ou rassemblement publics. Le gouvernement interdit également les réunions de l’opposition. Certains leaders de l’opposition sont assignés en résidence surveillée.

Selon une information diffusée à Brazzaville par L’ARD, l’Amiral Jean-Dominique OKEMBA, conseiller spécial de Denis Sassou Nguesso, s’est envolé le 25/02/2011 pour Hong Kong et pour la Corée du Sud, aux fins d’acheter du matériel de répression anti-émeute, pour une valeur de 23 milliards de FCFA. Denis Sassou Nguesso et son gouvernement se préparent à leur tour à écraser une éventuelle révolte du peuple congolais contre son régime impopulaire et anti-social. Dans le même temps où il refuse d’améliorer de façon significative le pouvoir d’achat des travailleurs, Sassou Nguesso engloutit 23 milliards de FCFA dans l’achat d’armes de guerre, étalant ainsi au grand jour, son mépris pour le peuple congolais et sa farouche volonté de préserver coûte que coûte le pouvoir par la force. La même source indique que près de 750 ressortissants du Rwanda, déguisés en agriculteurs, procéderaient à des entraînements militaires à Kindamba dans le département du Pool. La même source rapporte également que les armes de guerre, volées à Mindouli, il y a deux ans, se trouveraient depuis la date de ce vol, chez un ministre en poste. Sassou Nguesso serait au courant de cette situation et le ministre coupable de la détention illégale de ces armes de guerre, continue de siéger en toute tranquillité au gouvernement. Normalement les armes récupérées auprès des milices privées sont remises à la commission de désarmement pour leur destruction. Pourquoi ce ministre ne restitue-t-il pas ces armes détenues illégalement ?

Sous une prétendue opération d’identification des abonnés, le gouvernement a lancé une opération de surveillance et d’écoute des communications téléphoniques.

Les droits de réunion et de manifestation des syndicats sont bafoués par le gouvernement de Sassou Nguesso. Ce dernier qui prétend avoir institué un dialogue permanent avec les partenaires sociaux, fait toujours convoquer par le directeur général de la police nationale, Jean-François NDENGUET, les responsables des syndicats pour leur proférer des menaces d’arrestation ou de mort, chaque fois que les travailleurs, dans le cadre de la défense de leurs intérêts, projettent d’entreprendre une grève légale.

L’indifférence des pouvoirs publics à l’égard des problèmes sociaux des populations se manifeste également au niveau de leur cadre de vie. Dans le secteur de l’environnement, les érosions se développent partout : Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Gamboma, Etoumbi et Kimongo. Que dire de l’insalubrité qui pollue nos villes, provoquant des maladies épidémiques graves comme la fièvre typhoïde et le poliovirus. Insensible à la misère des populations en général, des travailleurs en particulier. Le coût de la vie s’est accru dans des proportions inquiétantes. Les prix des produits  de première nécessité n’ont fait qu’augmenter d’année en année (2). Sassou Nguesso et ses partisans utilisent le prétexte de la paix retrouvée pour continuer à cantonner les Congolais sous la chape de plomb.

Certes, les Congolais ne sont pas totalement remis des séquelles des violences civiles qui ont émaillé le pays, doit-on rester impavide face  à un régime impopulaire et anti-social ? Le virus tunisien ou le tsunami social en cours à Tripoli peuvent-ils emporter Sassou Nguesso et son clan ? Les Congolais vont-ils faire prévaloir ou opter pour une voie originale non violente, non liberticide ou suicidaire ?

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(1) – La semaine Africaine n° 3070 du vendredi 25/02/2011

(2) Extrait du rapport d’information de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française sur « Le rôle des compagnies pétrolières dans la politique internationale et son impact social et environnemental », 13 octobre 1999.

(3) – Extrait de la conférence de l’ARD du 26/02/2011

Commentaires  

 
0 #7 A.K jean 07-03-2011 17:43
Sassou Nguesso sous-estime le rejet par les congolais de sa politique sociale. Ce qu’il propose au peuple c’est sa théorie dithyrambique sur la paix retrouvée et chèrement acquise.
A présent, de 1997 à 2011, il n’y a pas eu d’amélioration ou élévation du niveau de vie des congolais.
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0 #6 Zandou 07-03-2011 09:14
Les populations de Brazzaville et Pointe-Noire vivent une tragédie de l’inexactitude de leurs maires, Hugues Ngouélondélé et Roland Bouiti-Viaudo. Les populations ne peuvent que constater les dégâts. Pendant ce temps, Denis Sassou Nguesso jubile car le cours officiel du baril du pétrole flambe à 110 dollars. Il n’y a pas de retombées sociales pour les congolais. Les villas poussent comme des champignons. Dans nos villes remplies d’immondices qui ne gênent pas le gouvernement, les véhicules 4x4 pullulent. Les nouveaux « riches » narguent les congolais. Les pompes funèbres sont devenues des lieux festifs.
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0 #5 JEAN BLAISE 02-03-2011 21:59
SASSOU NGUESSO CONJURE LE SYNDROME TUNISIEN

En attendant un possible relèvement des salaires des fonctionnaires, Sassou Nguesso s'empresse de cadeauter les régions potentiellement frondeuses : La Cuvette-Ouest et le Pool.
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0 #4 Bouemba 02-03-2011 21:42
Ces parents rechigneraient à réintégrer le PCT, histoire de mieux se positionner dans le cadre de la succession de Sassou Nguesso ! Pressé par certains de ses conseillers, Sassou Nguesso tranchera d'ici le 10 mars, lors de la réunion du comité central du PCT et en juillet il nommera un nouveau secrétaire général, choisi parmi les cadres originaires du Sud. Réequilibrage géo-ethnique oblige...
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0 #3 Moleki zela 02-03-2011 21:31
Pour conforter le PCT et mettre son clan à l'abri, Sassou Nguesso a également exigé, au cours de la même réunion, la dissolution des partis satellites du PCT afin de les intégrer au sein de sa formation. Ces différentes mouvances, que Sassou Nguesso a lui-même contribué à créer pour fragmenter l'electorat au-delà de sa famille politique, sont de plus en plus décriées par les militants car dirigées par des membres de sa famille. C'est le cas de ses neveux WILFRID NGUESSO, patron du club 2002, et EDGAR NGUESSO, qui dirige Agir pour le Congo. Denis-Christel est le leader du Pôle des jeunes républicains. Et son cousin, le député Serge Blanchard Oba, préside le Mouvement pour la solidarité et le développement.
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0 #2 Moleki zela 02-03-2011 21:15
Sassou a laminé de son régime et exploser les partis de l'opposition. Sassou craint actuellement de se retrouver sans alternative face à une population désœuvrée. C'est pourquoi il s'est empressé d'annoncer le versement de 300 milliards F CFA pour la municipalisatio n de la cuvette-ouest, traditionnellem ent très frondeuse. Autre département défiant, le pool devrait bénéficier de 600 milliards F CFA en 2012.
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0 #1 Moleki zela 02-03-2011 21:06
selon la lettre du continent du 24 février 2011, Sassou Nguesso a officiellement demandé à ses amis du PCT de réfléchir à des mesures permettant de contenir la grogne sociale, qui couve depuis fin 2010 à Brazzaville. les 65 000 fonctionnaires n'ont cessé, au cours des derniers mois, de se plaindre de leurs salaires jugés insignifiants. ces derniers n'ont eu droit, en janvier, qu'à un relèvement de 10 000 F CFA (14 euros). Juste un pourboire
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