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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Le mal du pouvoir de Brazzaville : Voici ce qui détruit l’image de Denis Sassou Nguesso

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Nonchalance, violation de la constitution, non-respect des lois et des règles démocratiques, manque de considération des populations, arrogance de ses collaborateurs, détournement des biens de l’Etat, manque de sanctions contre ses collaborateurs véreux et arrogants.

D’autres part, les Congolais traînent une existence misérable depuis plus d’une décennie: chômage de masse, pas d’accès à l’eau potable et à l’électricité, pas de nourriture saine et nutritive, pas d’accès aux soins de santé de qualité, pas d’éducation de bon niveau, pas de logement décent, etc...

« ... Je prends l’engagement ferme de ne jamais accepter un quelconque retour en arrière. L’histoire a un sens. Il faut aller résolument de l’avant, à la rencontre d’une nouvelle historicité de liberté, de fraternité, de paix et de progrès continu.

Le Congo doit vibrer désormais au rythme universel, accéder définitivement à l’éthique de la démocratie et de la bonne gouvernance dont les corollaires sont notamment : un pluralisme politique débarrassé de toute mystification intellectuelle ; une séparation équilibrée et complémentaire des pouvoirs ; des institutions démocratiques et stables ; une pratique électorale qui aliène tout fétichisme ethnocentriste ; une décentralisation qui stimule un épanouissement de toutes les régions du pays (...)

Tout cela, dans le cadre d’un Etat de droit qui ne ruine pas le droit de l’Etat à réguler l’espace public (...)», disait Denis Sassou Nguesso à l’occasion du forum national, tenu à Brazzaville le 05 janvier 1998.

Au sortir de ce forum, le peuple congolais qui venait de connaitre une sale histoire de guerre de 1997 mélangée à des paroles d’un bilan mitigé de Pascal Lissouba, se disait «Voilà l’homme qui revient pour redresser le Congo. »

Plusieurs congolais avaient donc adhéré au retour de Denis en se disant «l’espoir renait» au regard de sa gestion de la cinquième république. Seulement, année après année, un fossé s’est creusé entre ce discours et la réalité sur le terrain, particulièrement sur le plan social; le social qui cimente la confiance entre les populations et leurs dirigeants politiques.

Aujourd’hui, 17 ans de vie après la guerre du 5 juin 1997, les populations dressent un tableau sombre sur la personne malgré la construction de quelques infrastructures sous la municipalisation accélérée qui devait en principe être appelé «l’urbanisation accélérée» puisqu’il s’agit essentiellement et exclusivement de l’urbanisation des départements. Le fossé entre le discours du Président Denis Sassou Nguesso et la réalité sur le terrain a d’abord détruit la confiance des congolais sur le plan politique.

Le processus démocratique réhabilité par la Conférence Nationale Souveraine en 1991 a été renvoyé aux calandres grecques. La Constitution issue de cette conférence nationale, plébiscité par référendum a été écartée par celle de 2002 dont on dit être taillée sur les mesures du vainqueur de la guerre pour réinstaurer la paix. Une constitution non encore appliquée mais que l’on veut déjà changer.

Selon le rapport de l’opposition congolaise dressé en 2013, «Malgré cette Constitution, les lois et règlements de la République sont quotidiennement violés.

Les droits humains sont en permanence bafoués. Des acteurs politiques de l’opposition sont malmenés, arrêtés et emprisonnés pour délit d’opinion. Les responsables de l’opposition sont l’objet de filatures policières permanentes ; leurs téléphones sont sous table d’écoute ; ils sont souvent menacés de mort au moyen de coups de fil anonymes.

Des organes indépendants de presse sont suspendus de façon arbitraire par le Conseil supérieur de la liberté de la communication, instance dont la vocation est pourtant de protéger la liberté de la presse. Les médias d’Etat sont caporalisés et consacrent toutes leurs émissions à la célébration du culte de la personnalité des hommes au pouvoir et à la propagande du parti au pouvoir (P.C.T). La souveraineté du peuple est obérée par des élections décriées truquées... La démocratie congolaise est en panne...»

Sur le plan sécuritaire, la paix est belle et bien revenue après la guerre du 5 juin 1997, mais elle est devenue le maître-mot de la propagande du pouvoir sur lequel les médias publics bruissent à longueur de journée. Paradoxalement, le Congo accumule autant d’armes de guerre au regard de l’article du journal français «Le Canard Enchaîné (2008)» intitulé : « Achats importants d’armes de guerre par Sassou Nguesso ».

Cette révélation qui avait beaucoup torturée l’opposition congolaise n’a jamais été contredite par les autorités de Brazzaville. Or, ces révélations qui sont jetées en pâture aux populations détruisent ipso facto la confiance au chef de l’Etat. Si cette information est fondée, les congolais pensent qu’on aurait dû investir ces sommes dans des créneaux porteurs d’emplois et de croissance pour le pays et le bien-être du peuple. Ce bien-être qui est aujourd’hui inexistant au Congo.

Le congolais qui mangeait trois fois par jour ne mange plus à sa faim. Il ne peut plus se soigner convenablement quand il est malade. Il ne peut plus acquitter des frais de scolarité de ses enfants. Il n’a plus la paix du cœur et la tranquillité de l’esprit... Selon le rapport de la Banque mondiale, les congolais vivent au seuil de pauvreté; un congolais vit avec moins d’un dollar par jour.

Comme on peut le constater, il y a un divorce entre le discours du pouvoir sur la paix et sa pratique articulée sur l’insensibilité de l’humain.

Le constat des populations va jusqu’à la situation caractérisée par un grand paradoxe centré sur la richesse du Congo. Car, ce pays est riche matière première, en terres arables, en rivières, en fleuves, en forêts...

Mais malgré ses revenus générés par le pétrole, 70% de Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté; leur quotidien est fait de souffrances: du chômage, de vie chère, du manque d’eau potable et d’électricité; du manque de pétrole lampant, de gaz, d’absence de protection sociale, de famine et de malnutrition...

Le Congo dispose d’énormes moyens financiers, mais les populations ne profitent pas de la manne pétrolière. L’enrichissement de l’Etat peine à se traduire en une amélioration des conditions de vie du peuple. La vie est à double vitesse: d’un côté, les souffrances extrêmes du peuple, de l’autre les biens mal acquis des nouveaux riches...

Sur le plan électoral, force est de constater que depuis le retour du président Denis Sassou-Nguesso au pouvoir, l’opposition fait constater que le Congo a rompu avec la pratique des élections libres, transparentes et équitables, organisées par une commission électorale indépendante et paritaire.

Selon l’opposition, «Le président Denis Sassou Nguesso a restauré l’organisation unilatérale des élections par le gouvernement, une chose qu’il combattait avec force sous le pouvoir dirigé par son prédécesseur. Le pouvoir congolais a mis en place un système électoral frauduleux, caractérisé entre autres, par : une loi électorale scélérate qui confie l’organisation des élections au ministère de l’intérieur ; une commission d’organisation des élections aux ordres du pouvoir, composée quasi exclusivement de représentants des partis du pouvoir, et réduite à un organe d’enregistrement des actes du ministère de l’intérieur et de ses démembrements; un découpage électoral partisan et injuste, non conforme aux standards internationaux; un corps électoral manipulé (majoration du nombre des électeurs dans les circonscriptions favorables au pouvoir et leur minoration dans les circonscriptions jugées défavorables); des listes électorales élaborées unilatéralement par le pouvoir en l’absence des représentants de l’opposition et truffées de nombreux électeurs fictifs, d’enfants de moins de 18 ans, de nombreux étrangers, de personnes décédées; des scrutins émaillés de fraudes massives marquées par: l’inscription d’un même électeur dans plusieurs bureaux de vote; la distribution sélective des cartes d’électeur; l’installation de bureaux de vote occultes dans des domiciles privés; le vote multiple pour un seul électeur; la migration des électeurs d’une localité à une autre; le bourrage des urnes; le nombre de votants dépassant le nombre des inscrits; la falsification des résultats sortis des urnes; la proclamation des résultats sans indication du nombre des inscrits, du nombre des votants, du pourcentage des abstentions; la rétention des procès- verbaux de transmission des résultats; le non affichage des résultats devant les bureaux de vote, tel que prévu par la loi électorale; l’intimidation des électeurs par des éléments armés au service de certains candidats du pouvoir; la connivence entre les candidats du pouvoir et les présidents des commissions locales d’organisation des élections; l’utilisation des deniers publics et du matériel de l’Etat pour les campagnes électorales des candidats du pouvoir; la corruption à ciel ouvert des électeurs...»

Sur le plan économique, la réalité montre que, le Congo n’a pas de véritable politique économique. Tout le commerce est aux mains des étrangers. Les croissanteries ainsi que toutes les boulangeries sont aux mains des libanais. Même l’armée se ravitaille auprès de ces boulangeries alors qu’elle avait sa propre boulangerie qui fabriquait ce petit pain appelé jadis «Petit Makambo». Imaginez si ces étrangers décidaient à empoisonner les pains. Combien de congolais alors mourront par jour?

L’agriculture, proclamée priorité des priorités depuis 1982 (plan quinquennal 1982 1986) et l’industrie, annoncée comme l’autre priorité économique, ne sont que de la poudre aux yeux, car, dans la pratique, le Congo continue d’importer tous les produits manufacturés qu’il consomme et dépense chaque année, de 140 à 150 milliards de FCFA, au titre des importations de produits agricoles et alimentaires. Les énormes sommes que le pouvoir inscrit chaque année au budget d’investissement de l’Etat ne produisent d’aucun effet escompté.

ON dit tout disparait dans les poches des hommes du pouvoir qui se la «coule douce» en construisant ça et là des châteaux et des parcs automobiles dernier-cri pour satisfaire leurs besoins insatiables et leur l’arrogance sans être inquiétés.

Les populations observent dans le corps social, de graves faits de dérèglement comportemental, des pratiques sociales insolites et atypiques, marquées par la déviance: démotivation au travail, culte de l’argent facile, esprit de facilité, concussion, corruption, enrichissement illicite, prostitution, boulimie sexuelle, goût immodéré du luxe et de la fête, vols, braquages, viols, etc.

Chacun vit au rythme de ses instincts en dehors de la norme morale et veut tout avoir sans fournir le moindre effort. Partout, l’argent est devenu le moteur de l’action.

Dans l’administration publique, plus rien ne se fait ou ne s’obtient sans argent : il faut « mouiller la barbe » à un fonctionnaire ripoux pour obtenir un service rapide. Pour de l’argent, un acteur politique est prêt à vendre son âme, une épouse à trahir son mari, un homme d’église à se compromettre, un camarade à sacrifier un compagnon, un ami à jeter aux orties plusieurs années d’amitié. La corruption, l’enrichissement illicite ; le recul du sentiment national et la recrudescence du népotisme, du repli sur l’identité du village, de l’ethnie, de la région d’origine sont endémiques...

Sur le plan culturel, la musique qui assurait naguère au Congo une visibilité sur le plan international, a versé dans le bruit, la médiocrité, la vulgarité, voire la pornographie. La littérature qui est l’une des plus fécondes et des plus reconnues d’Afrique, n’est pas soutenue par le pouvoir : aucun salon du livre n’est organisé sur le sol national ; aucune réunion scientifique portant sur elle n’est programmée ; aucun soutien n’est apporté aux écrivains. De même, rien n’est fait pour valoriser la peinture congolaise, l’un des fleurons de la culture. Des grands talents sont abandonnés à eux-mêmes. L’école de peinture de Poto-Poto, n’est pas construite. L’office national du cinéma (ONACI) a fait faillite; toutes les salles publiques de cinéma ont été vendues à des confessions religieuses.

L’Etat n’accompagne pas les arts et les lettres. Il n’y a plus au Congo ni salles de théâtre, ni bibliothèques, ni librairies, ni maisons d’éditions du livre ou du disque, ni musées, ni maisons de culture ni imprimerie. L’imprimerie de l’INRAP qui produisait des livres scolaires et bien d’autres brochures éducatives est abandonnée à son triste sort avec plus de 5 mois sans électricité.

De façon générale, les Congolais ne lisent plus et ne cherchent plus à élever leur niveau intellectuel et culturel : leurs seules pratiques culturelles sont maintenant constituées par la fréquentation des bars dancing, des boîtes de nuit, des « VIP » et autres lupanars. La plupart des jeunes Congolais ne consultent l’internet que pour visionner des films pornographiques ou jouer au Nitendo. Les émissions de radios et de télévisions du Congo sont d’une pauvreté intellectuelle et culturelle affligeante, à telle enseigne que les intellectuels se tournent vers les radios et les télévisions étrangères.

Bref, notre culture est en crise quand on sait qu’à la tête de la radio et de la télévision nationale les nominations se font sur la base régionale, dès fois sans expérience ni ancienneté.

Mais de tout ce qui précède, aucune sanction venant du chef de l’Etat n’est prononcée contre ses collaborateurs qui noircissent son image. Voilà ce qui détruit la confiance des populations à l’égard du Président Sassou.

Source La griffe, N° 194 du 16 au 22 avril 2015. Grifouillie


 

Commentaires  

 
0 #2 Click aca 23-03-2017 20:36
 Este videojuego me ha chasqueado auhque ees entretenido

Hecha un vistazo y puedes visita mi webpage- Click aca: http://www.bookazine.biz/__media__/js/netsoltrademark.php?d=trucoteca.com
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0 #1 Trucos y guias 01-03-2017 23:19
 El videogame es realmente muy asombroso, a pesar de quue En algunos casos es algo aburrido

Hecha un ojo y ademas navega por mi websiteXD Trucos
y guias: http://youpresent.com/__media__/js/netsoltrademark.php?d=trucoteca.com
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