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Sassou ne croit plus aux vertus du dialogue : il compte sur le référendum pour réaliser son passage en force

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Enfin, Sassou lui-même a parlé, le 1er Avril 2015 et ce n’était pas un poisson d’Avril. S’agissant du changement de la Constitution, l’actuel Chef de l’Etat y est favorable. Ce sera par voie référendaire que le peuple sera amené à se prononcer sur cette épineuse question, reconnait en substance Denis Sassou-N’guesso.

En conséquence, Pierre Ngollo, Secrétaire général du PCT au pouvoir, et ses affidés, devraient donc revoir leur copie sur la meilleure méthode pour Sassou de conserver le pouvoir.

Selon certaines indiscrétions, deux camps s’affrontent au sein de la majorité présidentielle sur la manière de faire passer l’idée du changement de Constitution. Le premier camp, constitué de Pierre Ngollo, Michel Odzocki, Justin Koumba, Rodolphe Adada… mise sur le dialogue pour faire passer, en toute douceur, l’idée du changement de la Constitution du 20 Janvier 2002. A cet effet, un plan de séduction, visant à copter les acteurs politiques (majorité et opposition) hostiles au changement de Constitution, a été concocté dans les laboratoires politiques de ce premier camp. Qui a vendu cette idée à Denis Sassou-N’guesso en lui faisant croire que le dialogue devrait déboucher sur une convergence de points de vue sur le changement de Constitution ? Selon des informations parvenues à notre rédaction, l’ordre du jour de ce dialogue devait être débattu séance tenante, pendant que circuleraient des ¨nguiris¨ pour y faire figurer le point sur la Constitution. Comme dans une série télévisée brésilienne où les acteurs spécieux jouent chacun sa partition, le PCT compte sur son potentat financier pour mettre sous l’éteignoir tous ceux qui s’opposent à l’idée du changement de Constitution. Une fois le consensus dégagé, à l’issue de ces assises, le parti au pouvoir publira un communiqué pour crier victoire. Ce ne sont pas de bonnes formules qui manquent en pareil circonstance pour qualifier la classe politique.

Le cercle familial l’emporte aujourd’hui sur le cercle politique

Le deuxième camp quant à lui, composé de Denis Sassou-N’guesso lui-même, de son fils Christel Sassou-N’guesso, de sa fille Claudia Sassou-N’guesso, de son neveu Jean Dominique Okemba, de son neveu Edgard Nguesso, de sa nièce Arlette Soudan Nonault… mise plutôt, lui, sur le référendum. Ce camp purement familial met en avant, cette idée comme solution au changement de la Constitution du 20 Janvier 2002. A la lecture de la dernière interview de Denis Sassou-N’guesso, chez notre consœur BBC Afrique, dans laquelle le Chef de l’Etat congolais s’est dit favorable au changement de Constitution par voie référendaire, force est de constater que le cercle familial l’emporte sur le cercle politique du Chef de l’Etat. Pour la petite histoire, c’est dans les médias anglo-saxons, triés sur le volet par une agence de communication américaine, en contrat avec Claudia Sassou-N’guesso, que le Chef de l’Etat congolais s’est exprimé sur cette importante question, mettant ainsi sur le carreau la presse traditionnelle francophone (RFI, France 24, TV5). Il se dit dans les milieux du Palais du peuple que ces médias : « mènent depuis un certain temps un travail de sape contre Denis Sassou-N’guesso et sa famille biologique ». Fallait-il pour autant délivrer un message aussi important, qui touche à l’avenir politique du pays, par le canal de BBC, une grande chaîne très suivie dans les pays d’expression anglaise, mais peu suivie dans ceux d’expression française ?

« Depuis que Sassou est revenu aux affaires, il n’y a aucune élection juste dans ce pays »

De l’avis des observateurs de la scène politique nationale, « il est clair que l’actuel quid électoral permettra à Denis Sassou-N’guesso de faire passer son coup d’Etat ». Et pour cause, spéculent-ils, Sassou a minoré le corps électoral dans les partis qui lui sont hostiles et majoré dans ceux qui lui sont favorables. Bien plus, c’est également le pouvoir qui organise, du début jusqu’à la fin, toutes les opérations électorales, menées par des hommes acquis à sa cause, et publie les résultats. Pour preuve, dans l’une de ses confidences à La Voix du Peuple, l’ex n°2 des services de renseignements, Marcel Ntsourou, nous confiait, la main sur le cœur, d’avoir eu à effectuer des missions de tripatouillage des résultats issus des urnes, à la CONEL, pour le compte de Denis Sassou-N’guesso. « Depuis que Sassou est revenu aux affaires, il n’y a aucune élection juste dans ce pays », avouait-il, acerbe. Combien de candidats n’ont-ils pas été élus à l’intérieur du pays, résultats certifiés par la CONEL local, avant de se voir inscrit comme perdants aux résultats définitifs à Brazzaville ? C’est donc ce quid électoral et cette CONEL, entièrement contrôlés par Sassou, que l’on veut vendre à la Communauté internationale en exhibant une démarche démocratique qui a cours dans des pays de Grandes démocraties pour consulter les peuples sur des questions d’intérêts communs.

Un autre verrou constitutionnel : Sassou ne peut pas organiser un référendum sur le changement de la Constitution

Jusqu’ici, tout le monde se bornait à lire l’article 185 qui interdit au Président de réviser le nombre de mandats. Voici que Sassou se heurte à un autre verrou : impossibilité pour lui d’organiser un référendum sur le changement de la Constitution du 20 Janvier 2002, idée qui trône depuis un certain temps dans la tête du locataire du Palais du peuple. Décidemment, Sassou n’a pas de chance avec les rédacteurs de la Constitution en vigueur. Les articles 86 et 185 constituent à la fois des verrous sur l’organisation d’un référendum portant sur le changement de Constitution et sur la limitation du nombre de mandats. En effet, l’article 86 indique clairement les mécanismes et l’objet qui fixe les règles du jeu dans le cadre de l’organisation d’un référendum à l’initiative du Président de la République. En ce qui concerne l’objet, la Constitution du 20 Janvier 2002 ne laisse aucunement transparaître la possibilité d’un référendum portant sur le changement de Constitution (voir l’article ¨Qui as dit à Sassou-N’guesso qu’il a le pouvoir de convoquer un référendum pour le changement de la Constitution ?¨). D’où vient-il donc que Sassou et sa famille veuillent faire passer en force « leur » idée du changement de Constitution par voie référendaire ?

Les raisons pour lesquels Sassou ne compte plus sur le dialogue et mise sur le référendum

Selon certaines indiscrétions, Sassou se méfie comme de l’an quarante du projet de dialogue que lui vendent ses camarades du PCT. D’abord, en référence à la Conférence Nationale de 1991, Sassou craint que ce dialogue se mue en une grand-messe politique où il sera mis en minorité par ses propres camarades et appendices du PCT, lesquels pourraient lui faire avaler l’idée du respect de la Constitution, sous le fallacieux prétexte qu’il aurait été mis en minorité. Selon des confidences, certains partis satellites du PCT, qui n’ont pas encore claqué la porte de la majorité, à savoir le PULP, le MAR, le RC, la DRD… pourraient faire défection dans les tous prochains jours. En coulisse, ces partis n’épouseraient pas l’idée du changement de la Constitution, mais opteraient pour une certaine stratégie. Sassou sait par ailleurs que les pressions internationales peuvent s’exercer sur ses propres partisans au sein du PCT, au point de perdre la main devant les membres de l’opposition. Le référendum est donc le seul moyen pour lui d’obtenir une Transition sur laquelle il a tout misé. Question de se donner le temps de voir partir des affaires François Hollande et Barak Obama. En effet, Sassou pourrait organiser d’abord un premier référendum pour consulter le peuple, si oui ou non il veut changer la Constitution. Et lorsque le oui serait gagnant, il pourrait alors, en marge d’un deuxième référendum, soumettre la nouvelle Constitution à l’appréciation du peuple. Or, avec le peu de temps qui lui est imparti avant la date fatidique de la fin de son mandat, le 12 Août 2016, il ne pourra organiser ces deux référendums que dans le cadre d’une Transition qui mettra les Institutions à plat. Il suffit pour ce faire que le premier référendum passe comme une lettre à la poste. L’autre stratégie pour Sassou consiste à maintenir la pression sur l’opinion en ne donnant aucunement sa position jusqu’à la veille de la présidentielle. Ce qui allourdirait le paysage politique et pourrait être à l’origine de troubles sociaux d’ici 2016. A ce propos, Sassou saisira alors la balle au bond, pour mettre le pays en état d’urgence ou de siège, le temps pour lui de remettre l’ordre, et en même temps s’offrira in fine, la Transition politique de plus de 5 ans qu’il souhaite de tous ses vœux.

L’Union Européenne exige un calendrier électoral aux autorités congolaises

En considérant tout ce qui précède, Sassou-N’guesso, le PCT et la Communauté internationale ne parlent pas le même langage. Tenez, pendant que le parti au pouvoir se démène pour le dialogue et que Denis Sassou-N’guesso, lui, se décarcasse comme un beau diable pour appeler le peuple à un référendum sur le changement de la Constitution, la Communauté internationale, elle, passe à l’offensif. En rapport à la présidentielle de 2016, une réunion se serait tenue au Ministère des Affaires Etrangères entre le chef de la Diplomatie congolaise, Basile Ikouébé, et les représentants de l’Union Européenne. L’objet de cette réunion visait à obtenir des autorités congolaises le calendrier électoral de l’élection présidentielle de 2016. En bon diplomate malin, Basile Ikouebé a pris la précaution de s’entourer des cadres de la Présidence de la République, notamment de Laurent Tengo et autres. Ces derniers auraient fait savoir à leurs interlocuteurs, qu’aucun calendrier électoral portant sur l’organisation de la présidentielle de 2016 n’est encore disponible. Ceci étant dit, la certitude vient de se manifester, à travers cette rencontre ci-dessus indiqué, que non seulement Sassou n’est pas prêt à passer la main en 2016, mais aussi, qu’après avoir menacé de suspendre le Congo en tant que membre de la Francophonie, en cas de passage en force, la Communauté internationale n’est pas prête à désarmer. Selon toute vraisemblance, elle a décidé de mettre la pression sur Sassou afin d’éviter de tomber dans son piège qui consiste à tout faire pour ne pas tenir la présidentielle de 2016 dans les délais afin d’obtenir une Transition qui pourrait lui faire rebondir sur la scène nationale et internationale.

Guy Milex Mbondzi


 

Commentaires  

 
0 #1 Jolene 29-11-2015 06:48
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