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Le prof. Anaclet Tsomambet assigné à résidence et privé de voyage

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Les anciens ministres frappés d’indignité par Basile Ikouébé, Ministres des Affaires Étrangères et de la Coopération.

Ancien ministre du Congo, Grand officier du mérite congolais, ancien recteur de l'université Marien Ngouabi, Grand commandeur du Congo, le professeur Anaclet Tsomambet est aussi l’un des rares universitaires congolais à avoir obtenu un Grand Prix de la recherche scientifique.

Battu par la police le 4 novembre 2014 au cour d’une réunion du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel, gardé à vu puis incarcéré pendant six jours avec onze personnes dans un petit cachot, sans moustiquaire, avec trois petits matelas, exposé aux piqures de moustiques, le Professeur Anaclet Tsomambet peine aujourd’hui à quitter Brazzaville pour aller rencontrer son médecin et ses amis à l’extérieur du pays. Une assignation a résidence qui ne dit pas son nom pour punir et brisé l’homme.

En effet, depuis un certain, les anciens Ministres de la République se plaignent de l’embargo qui règne au niveau du Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération au sujet de l’octroi à leur profit du passeport diplomatique.

Au niveau de ce Ministère aucune explication claire n’a été fournie aux intéressés pour justifier une telle décision. Cependant, il nous a été signalé que loin d’être une simple mesure administrative, cette décision qui a des relents politiciens vise à punir en priorité les Responsables supposés être des opposants au pouvoir de Brazzaville.

C’est pourquoi, l’octroi des passeports diplomatiques se fait désormais à la tête du client selon le bon vouloir du Ministre qui bafoue les lois et les règlements de la République.

Et pourtant le décret n° 2008-426 du 23 juin 2008 fixant les modalités d’attribution du passeport diplomatique signé par le Président de la République et qui est présentement en vigueur reconnait dans son article 4 catégorie C le bénéfice du passeport diplomatique aux anciens ministres.

Le problème du statut des anciens Ministres, anciens serviteurs de la République, reste donc toujours posé malgré la création de l’Association des Anciens Ministres qui peine même à obtenir une audience auprès de Monsieur le Ministre pour traiter de cette question.

Qu’adviendra-t-il à Monsieur Ikouébé lorsqu’il ne sera plus aux affaires ? N’aura-t-il pas besoin d’un passeport diplomatique ? Si oui, pourquoi il le refuse aujourd’hui aux autres ? Est-il humain de priver des anciens collègues dont certains ont des rendez-vous médicaux avec leur médecin en France ou ailleurs des possibilités d’aller faire leur contrôle de santé ?

La détention du passeport diplomatique est le seul privilège qui reste aux anciens Membre du Gouvernement qu’on accuse souvent à tort ou à raison d’appartenir au camp de l’opposition. Nous pensions qu’après avoir adopté des actes à la Conférence Nationale Souveraine en vue de l’amélioration des conditions de vie des anciens Ministres, le gouvernement allait faire des efforts pour se pencher sur leur sort au moins pour la reconnaissance des services rendus à la Nation.

Aujourd’hui, ils sont jetés dans la poubelle de l’Histoire sans autre forme de procès. Beaucoup d’entre eux envisagent de porter cette affaire devant les tribunaux s’ils n’obtiennent pas satisfaction.

A suivre...

Patrick Éric Mampouya


 

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