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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Les « Mouyibicrates »

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En langue congolaise, « Mouyibi » est synonyme du kleptomane (du voleur). La « Mouyibicratie » : un régime politique dans lequel ce sont des véreux qui ont la souveraineté et les « Mouyibicrates » contrairement aux Démocrates, ce sont les ‘’politichiens’’ «Con-golais» (des Congolais Cons) mafieux qui ont une propension pathologique au Vol et qui, ont fait du pillage des deniers publics, le seul projet de leur vie personnelle/politique.

Lorsqu’on évoque les 55 ans des indépendances du Congo, ce qui attriste et qui révolte le plus ce sont les perpétuels échecs ’politico-socio-économiques’’. Le bilan est facile à faire (en dessous de 0). L’émergence est une chimère et le Congo malgré son pétrole et son bois, est devenu un PPTE (Pays Pauvre et Très Endetté). Paradoxalement, nos gouvernants qui sont PPTR c.-à-d. (nés de Parents Pauvres sont devenus Très Riches) en milliards de CFA et de millions de dollars. Comment expliquer ce triste record ? Si les différentes analyses sur le Congo ont le mérite d’expliquer cette bérézina à cause des problèmes structurels pour les uns, conjoncturels pour d’autres, elles ont la faiblesse de ne jamais considérer que la cause principale du Mal du Congo soit en NOUS (en l’Homme). Et qu’il relève du comportement psychopathique de ceux qui ont gouverné et/ou gouvernent le Congo.

Du Rôle de la Psychanalyse dans l’éradication du psychopathe chez les «Mouyibicrates» Congolais.

Au Congo, l’orgueil des Congolais a reçu trois grands démentis.

1-) Sassou nous a montré que le Congo ne tourne pas rond et qu’il n’est pas toujours un pays démocratique.

2-) Lissouba que Sassou et sa bande de mafieux sont peut-être des compatriotes mais pas des patriotes.

3-) la psychanalyse de Freud a fait apparaître que le "moi" n'est pas maître chez Sassou et camarilla. Une affirmation que la psychanalyse fonde par la prise en compte de phénomènes (rêves monarchiques, lapsus népotiques, symptômes de la boulimie…) au point d’inspirer Roga Roga et Chairman dans leur dernier opus : «Congolais tika…» (Stop !)

Le « Minage »

A Brazzaville, autour d’un petit noir à la Mandarine, un ami «Ventriote» opposé de « Patriote » (qui ne pense que par son ventre pour son ventre et qui, est au pouvoir et a le pouvoir) m’a fait une confidence glaçante mais édifiante sur le Règne de la Faim, du pouvoir au Congo. « Les bakongo boukoutaient…Boukoutage essili Bisso Tozo mina…Les Sudistes (mâchaient)…ils volaient mais pas assez…Nous «les Nordistes», nous sommes passés à une étape supérieure… Maintenant c’est le Minage…Nous, nous mâchons et nous avalons tout sur notre passage c.-à-d. Nous volons tout ce qui peut être volé). C’est à se tordre de rire si ce n’est strictement décadent.

La pensée Freudienne pour le cas du patient Congo, n'a rien d'ineffable: elle peut se comprendre. Grâce à elle, nous sommes ainsi guidés au cœur de la psychanalyse qui seule, peut nous permettre de comprendre la déchéance psychique des « Mouyibicrates » à travers l’analyse de deux complexes: celui de la Castration et de Narcisse qui déterminent et orientent profondément la vie de ceux qui nous gouvernent et ce qui, veulent demain nous gouverner.

L’anamnèse de nos hommes politiques pardons nos ‘’politichiens’’ nous indique qu’ils souffrent pour la plupart de la «Mouyibiose» (une forme de kleptomanie génétique très rare) qui consiste à Voler l’argent de l’Etat congolais contre l’angoisse de la FIN du Règne de la Faim ( «castration du pouvoir») obtenu le plus souvent d’une manière scabreuse. Pour eux, le complexe de castration du pouvoir se repose sur le primat du Pouvoir pour le Pouvoir. «Pouvoir na bisso, Pouvoir ya beto etc…» (Notre Pouvoir), associer à des haines enfouies depuis longtemps qui constituent le plus grand désordre psychique dans les âmes de nos «Mouyibicrates» dont les pensées créent la raison de leur colère envers les Congolais qui ne respirent et ne pensent pas le Congo comme eux, la justifie, la réactive et l’utilise comme ersatz d'une pensée politique anémiée. (Mrs Tsomambet, Bowao, Ntsourou, Nsonguissa, Mbaou etc…ne nous dirons pas le contraire).

Nous avons voulu adjoindre au complexe de castration celui de Narcisse, parce qu’il se manifeste chez le ‘’Politichien-Mouyibicrate-Con-golais’’ par une importance exagérée de sa propre personne qui se caractérise par la mise en exergue du « Je » considéré comme référentiel. C’est ce « je » qui veut tout orienter, gouverner et représenter l’idéal type disons mieux les vertus vers lesquelles le Congo doit converger.

C’est donc, dans cette aimance égocentrique que le «Mouyibicrate» recherche dans l’objet dominé qu’est le peuple Congolais, le reflet de sa propre image, l’assujettissement total de cet objet à ses opinions tribales et égoïstes. Lorsque cet objet échappe à son contrôle, il devient dangereux et apparaît alors sa démonopathie parce qu’il pense que les ressortissants de sa région (sa tribu), ou les autres Congolais, ce sont ses objets. Plusieurs facteurs de risques résident en eux en sus des patterns des erreurs qui font d’eux des impuissants intellectuels.

Notre pays regorge de maints «Mouyibicrates» présomptueux qui, omnibulés par les complexes précités, se prennent pour les Nombrils du Congo. Sans lui (eux) le Congo n’existe pas ou n’existera jamais. Les autres se sont que des sous- frifres. Il n’y a que lui et ses désirs qui priment. Je pense, Je décide donc, Je suis…Mouyibicrate.

Ces narcisses compulsifs offrent plus d'un visage. A chaque type, sa vision de lui et sa manière de l'imposer aux autres Congolais. Nous retiendrons 4 facettes du « Je » qui dominent le Congo.

1- Le « Mouyibicrate » infatigable (le kleptomane invétéré)

Il est souvent exaspérant tant à l'entendre, il aime le Congo plus que tout le monde, il fait ou fera tout mieux que tout le monde ! Vous jouez au démocrate ? Lui aussi mais son revers démocratique est plus joli. Vous avez lu (L’Art de la guerre de Sun Tse)? Il l'a lu avant vous et son opinion du Congo est forcément plus riche que la vôtre... L'essentiel chez lui, est moins le désir de briller par ses actions politiques que la volonté d'être toujours le premier des affairistes. Refusant l'idée même de la « castration du pouvoir », de l'échec, le «Mouyibicrate» infatigable ne conçoit d'autres rapports avec les Congolais que ceux dictés par la rivalité et la domination. Telle une sangsue, il s’agrippe aux postes de responsabilités pour assouvir l’unique pulsion qui le fait mouvoir: la pulsion financière. On imagine aisément les dégâts que ces attitudes peuvent engendrer dans notre pays qui favorise de tels comportements en particulier chez ces "killers" des Congolais sans limites qui, persuadés que la vie et l’action politique se limitent à une seule alternative : tuer le Congo et les Congolais ou être tué. Le « Mouyibicrate » infatigable vit donc sous une pression interne permanente, motivante pour lui-même et épuisante pour les autres Congolais, admiratifs, parfois fascinés par cette énergie destructive de notre pays qui finit toutefois par être invivable au quotidien à telle enseigne que le vieux modéré ‘’Bafua Bafua Basal Basal’’ a déclaré à Tala Ngaï ! «Tsia ma baluka lumbu! Mbo tu mona » (Le jour où le vent va tourner…Il va s’en dire…)

2- Le « Matalana » (le flamboyant)

Son côté m'as-tu-vu suffit pour qu'on l'identifie au premier coup d'œil (Yina kingandi…Etoile d’état) chemise à la mode, lunettes de soleil branchées, il (ou elle) adore exhiber son smartphone dernier cri, sa voiture ou sa paire de chaussure hors de prix, voire... ses maîtresses ou ses amants comme s'il s'agissait d'un objet parmi d'autres.

En réalité, le/la « Matalana » est un/une éternel(le) frustré(e) devant les éminences grises au sein de son parti, son association et de l’élite nationale voire politique. Par peur d’être contredit(e) et démystifié(e), ce/cette clinquant(e) préfère s’entourer d’une clientèle taillable, corvéable et contrainte d’absorber toute sa réalité (fantasmatique ou imaginaire) parce que naïve et dépourvue de moyens financiers.

3- Le «Yandi ké Sui…» (le discret)

Il avance masqué, mais qu'on ne s'y trompe pas : derrière une apparente simplicité se cache une vision grandiose de lui-même. Un borderline disons-mieux, un psychopathe dangereux. En politique, il est persuadé que c’est son tour. Membre du parti, il est convaincu que ses qualités se verront sans même qu'il ait à les montrer. Un peu comme cet adepte de la "génération Ekwayolo" qui espère, jusqu'à la fin de 2016 qu’un envoyé de Dieu viendra enfin sur l’incertain « chemin d’avenir », les enlever à leur vie médiocre. Accrocs aux délices du pouvoir, le « Yandi ké Sui » a des velléités de se proclamer «successeur incontournable» de … alors que c’est un infirme mental.

4- Le «Ngué ti vrai… (le manipulateur, le démagogue)

Dangereux, il ne recule devant rien pour arriver à ses fins. Jusqu'à instrumentaliser ses proches qui sont à ses yeux, moins congolais que lui sinon qu'un moyen voire un tremplin pour sa propre réussite. C'est ce bon copain que vous faites entrer chez vous, dans votre parti politique, dans votre association et qui plus tard, va profiter de votre absence à un rassemblement pour prendre votre place ou, va la donner à un autre, tout en assurant qu'il n'est pour rien dans tout cela. Ou encore, c’est ce "meilleur camad" prêt à tout pour consoler la femme de son « camad », y compris à coucher avec elle, pas pour nuire à son "camad" mais parce qu'elle était malheureuse... Très intelligent, il n'hésitera pas à user de sa très grande capacité de séduction pour s'assurer une emprise réelle sur son entourage et/où dans son parti politique. En cela, il peut se rapprocher d’autres pervers narcissiques dont il partage la capacité de nier l'autre comme sujet. Et, il arrive ce que les Congolais vivent au quotidien à l’orée de la «nouvelle République» dit-on ! Collaborationnisme, pillage de masse, Souffrances…

Tout Congolais a besoin d'éprouver une bonne estime de soi, de pouvoir s'affirmer et entreprendre, de croire en ses talents, d'être autonome... Il s'agit de la forme minime, presque "physiologique" du narcissisme ; celle que les parents doivent transmettre à leurs enfants pour que ces derniers se perçoivent comme des êtres humains de qualité. Mais les «Mouyibicrates» qui se considèrent comme des personnes grandioses et exceptionnelles au Congo ce qui, peut-être une manière de surcompenser toute une série de fissures comme le fait d'avoir été le moins aimé dans une fratrie, dans un village, de n’avoir pas connu son père, d’être né d’une union illégitime ou d'avoir dû composer avec un handicap physique… Ont des troubles du narcissisme : un culte du moi, une culture de l’instant et du bien-être.

Ces hypernarcissiques au "moi" exacerbé causent des ravages insoupçonnés et sont toxiques pour la nation congolaise. Comme ils ont d'eux-mêmes une vision sans limites, ils manquent d'empathie pour les Congolais d’en bas qui finissent toujours par se poser la question : est-ce que nous existons pour eux ? Et là où les choses ne sont pas si simples pour les Congolais c’est que ces « Mouyibicrates souvent infatigables », n’ont à aucun moment en eux une petite voix qui leur dit : "Là, c'est trop."

Au Congo, la « Mouyibiose » est un trouble qui pousse les «Mouyibicrates» à enfreindre les lois y compris la loi fondamentale appelée constitution et, à refuser le risque de la différence. Pour la clôturer, ils optent généralement pour une ligne dogmatique. Nous leur collons des étiquettes, les adulons et les couvrons d’auréole, de thaumaturge, alors que leur psychanalyse nous permettrait d’éviter de nous laisser piéger par les apparences et le fétichisme des étiquettes qui font d’eux des omniscients et omnipotents hommes politiques alors que parmi eux, on retrouve des anciens bagnards, des épileptiques mal soignés, des rebuts des systèmes éducatifs etc… Ils constituent un clan d’aigris et sont pour la plupart des géniteurs des exégèses bellicistes qui expliquent les dérapages et l’incurie constatés ici et là au Congo depuis l’indépendance et, les affrontements fratricides sous les règnes de Lissouba et Sassou hier et demain, si nous disons non à la modification de la constitution.

C’est pourquoi la psychanalyse des gouvernants Congolais présent ou futur devrait être obligatoire. Sa pratique au travers l’anamnèse pourra jouer un rôle important afin de nous permettre de déceler un abâtardissement psychique chez certains de nos « politichiens » Con-golais pouvant conduire à suggérer une interdiction de ces derniers à assumer une fonction étatique. Dans notre pays, l’absence de ce garde-fou expose donc nos institutions, nos entreprises, notre administration etc… à toutes sortes de dérapages : la gabegie, le vol (les détournements), le népotisme, le despotisme etc…car la méprise de la démarche psychanalytique dans le choix d’un responsable peut conduire un psychopathe à la tête des institutions ou des entreprises. Dans ces cas, c’est le fonctionnement de tout notre pays qui (est) ou (peut-être) sujet à des distorsions graves ou internes, du fait de la pathologie de ceux qui nous gouvernent.

La prétendue « nouvelle République » souhaitée par M. Sassou doit aussi, de notre point de vue, passer par la psychanalyse obligatoire de ceux qui veulent à tout prix diriger le pays. Il s’agira donc au travers d’une thérapie analytique ou une cure psychanalytique de juguler la bête dans l’homme politique afin d’en déconstruire la logique obsessionnelle et pathologique de la (Mouyibiose) et de la voyoucratie.

Les spécialistes de la clinique en sont interpellés car les psychopathes qui ont envahi la scène politique congolaise constituent une entrave sérieuse pour notre jeune Démocratie et, pour le développement du Congo.

Si Youlou, Massamba Debat, Ngouabi, Yomby, Sassou 1, Lissouba, Sassou 2… avaient suivi une cure psychanalytique, le Congo serait-il devenu un PPTE (Pays Pauvre Très Endenté) ? Le Congo ne serait-il pas un pays réellement démocratique ? Ma réponse est NON.

C’est mon point de vue. Si vous ne l’aimez pas, j’en ai d’autres.

Wallys KIMBATSA


 

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