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Congo-Brazzaville : Le piège et la ruse !

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Pourquoi le Président Denis Sassou Nguesso viole la Constitution du 20 janvier 2002 ? Pourquoi ne respecte-t-il pas le serment qu'il a prêté de respecter et défendre la loi fondamentale ? Pourquoi veut-il s'octroyer des pouvoirs que la Constitution ne lui donne pas ?

En publiant ce communiqué laconique appelant aux consultations sur la vie de la Nation et de l'Etat, le Président Denis Sassou Nguesso croyait avoir réussi à tendre un piège surtout aux opposants. Ceux-ci l'ont d'ailleurs compris très tôt puisqu'ils lui avaient adressé une lettre ouverte en 2012 pour demander la tenue des Etats Généraux de la Nation.

Aujourd'hui, tous les Congolais se rendent compte qu'il ne s'agissait pas de la vie de la Nation et de l'Etat mais d'une nouvelle mise en scène pour aller à un référendum et à la mise en place d'une Nouvelle République. La situation des Congolais ne préoccupent nullement ceux qui ont accepté de se préoccuper à ce jeu.

Il faut le savoir, Denis Sassou Nguesso qui agit en dehors du cadre constitutionnel, n'a ni le pouvoir, ni les prérogatives pour procéder au changement de Constitution.

Personne n'a osé d'ailleurs lui signifier qu'il était dans une situation inconfortable et qu'il n'a jamais respecté la Constitution du 20 janvier 2002.

La stratégie qu'il a mise en place est mise à nu.

Le paradoxe !

Le 18 mars 1977, le Président Marien Ngouabi est assassiné.

En pareil cas, la loi fondamentale du pays doit être respectée. Ce qui aurait permis à Jean-Pierre Thystère Tchicaya le Permanent du Parti, d'assurer l'intérim au niveau du Parti et à Alphonse Mouissou Poaty,le Président de l'Assemblée Nationale de jouer ce même rôle au niveau de l'Etat. On évoque une situation exceptionnelle et on met en place un Comité Militaire du Parti, dirigé par Denis Sassou Nguesso.

Le Président Denis Sassou Nguesso ne respectera pas la Constitution de mars 1992. Il fait partie des dirigeants congolais qui avaient mis en place une milice en l'occurrence les Cobras.

En octobre 1997; il se donne les pleins pouvoirs et abroge la Constitution de mars 1992. Il met en place un acte fondamental dans lequel il se donne tous les pouvoirs et une période de transition de trois ans. Il en fera cinq. En fait, la loi, c'est lui.

La loi fondamentale est votée le 15 janvier 2002. Bien que la transition ait duré cinq ans au lieu de trois, il n'a jamais voulu faire adopter par le Conseil National de Transition qui du reste était à sa dévotion, le texte d'application qui devait permettre aux congolais de déclarer leur patrimoine.

Ce qui veut dire que dès son entrée en fonction en 2002, il s'est refusé à respecter la Constitution et à la défendre

Malgré cette situation inconfortable, à l'approche de la fin de son deuxième et dernier mandat, il invente une affaire montée de toutes pièces sur l'évolution des institutions pour espérer demeurer au pouvoir. Malheureusement, il n'a ni les pouvoirs, ni les prérogatives pour cela.

Le constat fait est qu'il ne respecte pas la Constitution et qu'il veut s'octroyer des pouvoirs que la Constitution ne lui donne pas.

Y'a-t-il une Constitution au Congo que le Président Sassou Nguesso peut respecter ?

Réconciliation !

Les Congolais suivent avec beaucoup d'attention ce qui se passe au Burrkina Faso.

Ils se réjouissent de ce que 28 ans après, le dossier Thomas Sankara resurgisse et préoccupe les autorités burkinabées.

Ils se demandent quelle suite les autorités congolaises réservent à des dossiers comme celui-ci du Président Alphonse Massamba-Débat d'autant qu'en mars 1977, c'est le Président Denis Sassou-Nguesso qui était Président du Comité Militaire du Parti.

Quelle est la difficulté réelle à avancer dans ce dossier ?

Jusqu'à quand le Président Alphonse Massamba-Débat restera sans sépulture ?

Clémentl Mierassa

***

Le Mouvement Citoyen pour le Respect de l'Ordre Constitutionnel dénonce avec vigueur le fait que le Prédisent Denis Sassou Nguesso veut s'octroyer des pouvoirs que la Constitution du 20 janvier 2002 ne lui donne pas.


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