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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

COMMUNIQUE DE PRESSE.

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VENDREDI 5 JUIN 2015.

 

5 Juin 1997 - 5 Juin 2015, 18 ans jour pour jour que le Congo notre pays sombrait dans une guerre civile fratricide, sanglante et meurtrière qui a endeuillée plus d'une famille. Une période noire dans l'histoire de notre jeune république. Depuis, il a retrouvé quoique de façon relative: La stabilité.

Sur la place du Rond point de Mpila se tient debout un char de combat pour rappeler l'atrocité des dégâts qu'une guerre peut engendrer, sur lequel on peut lire: PLUS JAMAIS CA. Un message fort et bien trouvé, lancé non seulement à tous les acteurs politiques, mais aussi à tout le peuple Congolais pour se souvenir de ces moments afin de comprendre les enjeux du futur.

Le peuple Congolais demeure attaché à la paix et à la cohésion nationale. C’est pourquoi, à plusieurs occasions, il a dit NON à la violence, NON à la guerre tribale, NON à la manipulation, NON à la corruption.

Aujourd'hui, à la proche d’élections capitales pour l'avenir de notre pays, des contradictions refont surface. Il y a d’un côté les partisans d'un dialogue national en vue de la gouvernance électorale. De l’autre, ceux qui soutiennent un changement pur et simple de la constitution afin de rendre possible un troisième mandat pour l’actuel occupant du palais du peuple. Dans cette cristallisation des positions, il est normal que chaque camp défende sa conception.

Cependant, ce climat politique tendu, se radicalise à mesure que nous nous approchons de la date de la fin du mandat du président de la république prévue le 13 Août 2016. Cette fin de mandat devant selon la constitution en vigueur aboutir à l'organisation des élections libres et transparentes.

Le président de la république a organisé des consultations sur l'Etat de la nation. On voit bien que cette initiative ne fait pas l'unanimité au sein d'une classe politique déjà profondément divisée. Nous constatons aussi, des intimidations par ci et par là de la population, des arrestations arbitraires conduisant à des tortures rappelant des années noires du nazisme et du communisme. Pour en être certain, il faut simplement s'appuyer sur l'arrestation qui a conduit à la mort du jeune REGIS BATOLA.

Le danger pointé serait donc de revivre les atrocités du 5 juin 1997, foulant dans les oubliettes le « Plus jamais ça », tout en construisant, d’après le terme employé par le chef de l’Etat,  « une démocratie qui se nourrit du sang des autres ».

C’est pourquoi, soucieux de la préservation des valeurs démocratiques dont les objectifs affichés sont ceux de permettre au peuple Congolais de vivre dans la prospérité et la paix, la solidarité et la concorde nationale- il nous semble que le salut du peuple Congolais réside dans le respect strict du droit, seul rempart contre toute forme de despotisme et d’autoritarisme voilé.

De la sorte, nous demandons au président de la république ce suit :

- Le respect de la constitution du 20 janvier 2002, notamment les articles 57(deux mandats présidentiels), 58(âge maximal de 70 et minimum de 40 ans), 64(sur la transparence et la régularité de l'élection présidentielle), 88(statut pénal du président de la république), 185(intangibilité des articles 57, Titre I et II).

- L'adoption d'une nouvelle loi électorale conformément à l'article 64 de la constitution; cette loi devant permettre la bonne tenue de l’élection présidentielle devra reprendre les conclusions de la concertation de Dolisie: la reforme de la CONEL, le bulletin unique, un recensement spécial, la carte d'électeur biométrique.

- La participation au vote de la présidentielle de tous les Congolais vivant à l'étranger.

- Maintenir le calendrier électoral constitutionnel, d'après l'article 62 de la constitution, le 1er tour de l'élection présidentielle doit être organisé " trente jours au moins, et quarante jours au plus avant l'expiration du mandat du président en exercice".

Dans le besoin d'apaiser les peurs et les angoisses des uns et des autres, nous appelons vivement à l'adoption d'une loi d'amnistie présidentielle, aux termes de l'article 88 les anciens chefs de l'Etat bénéficient des "avantages et d'une protection". Nous proposons, d'une part au titre de protection, de faire adopter une loi d'admnistie pour l'actuel chef de l'Etat, tant sur le plan national, qu'international. D'autre part, au titre d'avantage, outre les divers avantages matériels et financiers, de créer une institution chargée de l'unité nationale présidée par les anciens chefs de l'Etat.

Pour la coordination :

Le chargé de la communication, porte parole.

Oleg Fabrice KIESSILA.


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