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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

La fiesta des Nguesso : De Miami Beach à Oyoland : the place to be !

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Oubliées Paris, Dubaï, Hong-Kong, Shangaï, Rio et Marbella ! Pour les profiteurs de notre république, la seule ville, le seul endroit où il faut être, où il faut vivre et où ils peuvent se montrer sans le moindre problème, c’est incontestablement Miami-Beach ! Et c’est là qu’ils voudront rester lorsque le pouvoir leur aura échappé… !

Déjà il y a deux ans, la Reine-belle-mère Antoinette avait résisté aux demandes de ses petits-enfants, ceux de Blandine Lumandé-Malila et du général Agom, d’y fêter son anniversaire. Par souci de proximité, et pas d’économie, elle avait préféré Saint-Tropez. Il aurait fallu ajouter dix heures de vol supplémentaires pour fêter ses 70 ans auprès des enfants Agom – maintenant adultes – qui sont depuis longtemps installés en Floride.


Cela fait une dizaine d’années que Miami-Beach s’est imposée comme la destination branchée pour une clientèle internationale aisée ; souvent jeune et attirée par le bling-bling, l’étalage de leurs grosses montres, voitures de luxe, jets privés et des garde-robes qui accompagnent des fortunes rapidement construites. Tout pour plaire à la nouvelle élite congolaise déjà et toujours poursuivie dans l’affaire des Biens Mal Acquis.

Loin de la vieille Europe ex-colonisatrice et mesquine qui la pourchasse pour ses détournements, Miami Beach est devenue la nouvelle terre promise de la fine-fleur congolaise du vol, de la corruption et de la malversation. Aux États-Unis si le dollar est roi, à Miami c’est un dieu véritable ; et peu importe s’il sort du portefeuille d’un patron d’une startup de l’Internet, de la poche d’un narcotrafiquant ou encore du sac d’un proche d’un dictateur africain. Les dollars parfumés à la cocaïne ou tachés de sang n’effrayent plus grand monde, tout comme les « blood diamonds » (diamants de sang) qui ont été longtemps la grande spécialité du Congo-Brazzavol avec les cargaisons clandestines de pétrole préfinancées ou pas.

Miami avait longtemps été une ville mouroir pour des retraités juifs de la classe moyenne américaine. Les vieux hôtels et motels aux enseignes lumineuses fluos, qui les abritaient, construits durant les années cinquante ont été remplacés par des buildings d’avant-garde et des palaces au luxe provoquant. Chacun peut y venir étaler sa nouvelle richesse, sans la moindre retenue, personne ne prêtera attention à sa Rolls-Royce ou à sa Ferrari dernier modèle ; qu’il soit Noir ou Blanc, jeune ou vieux, honnête ou malhonnête.

A tout saigneur tout honneur, Kiki le pétrolier cultive aux USA son image de prétendu philanthrope. Il a été un des premiers à être subjugué par la plus grande ville de Floride. Il y a alors entrainé ses courtisans au premier rang desquels se trouvait son bras-droit d’alors, Blaise Elenga. A la rupture avec ce dernier, Willy Etoka le remplaça. Les affaires sont toujours bonnes lorsque l’on est pas trop loin de Kiki-la-soute-à-mazout : selon certains, la SNPC devrait 45 milliards de FCFA à l’ancien marchand de pneus. Il fait tellement bien son boulot de premier trader de produits blancs (essence, diesel) du Congo que Brazzavol connait une pénurie totale d’essence depuis cinq jours ! Mais Sassou s’en fout, car pendant ce temps sa descendance « se la coule douce à Miami » !

Vendeur de pneumatiques ou Golden Boy selon un récent Jeune Afrique, Wilfrid Etoka fait de fréquents allers-retours entre Miami et son domicile de Versailles pour y superviser investissements et placements en tous genres ; en jet privé ou en avion de ligne.

Aussi, un grand nombre de nouveaux riches congolais, de la famille présidentielle en priorité, y investissent à tours de bras les millions et centaines de millions de dollars qu’ils ont volés au Congo ou tout simplement obtenus dans des marchés truqués dont ils ont le secret.

Rien n’est trop beau pour eux, ou trop cher : ils dépensent jamais sans compter. Dans les restaurants, ils se font servir les meilleures bouteilles et les plus chères sans même regarder la carte. Aussi, ils visitent des villas de rêve, pour se les offrir, parfois des palais sur la lagune, devant lesquels ils pourront amarrer leur yacht comme dans les films qu’ils ont vus et revus. Les penthouses qu’ils achètent à Miami ont toutefois du mal à dépasser en dimensions celles du triplex de 628m2 d’Edgar Nguesso à Neuilly. Mais, ces bijoux d’architecture et de modernisme sont situés à des étages si élevés que par temps clair ces rejetons de soudards, marxistes-léninistes incultes pour la plupart, pourraient apercevoir l’ile de Cuba avec une paire de jumelles.

Les fêtes, fiestas et noubas en tous genres qu’ils avaient coutume de célébrer à Oyo ont été déplacées discrètement vers ce nouveau territoire conquis, non pas avec les armes des Cobras ou du Hezbollah nouveau venu à Tchambitcho, mais grâce au butin immense dont ils se sont emparés. Voilà pourquoi Miami Beach est surnommée « Oyoland » (le territoire d’Oyo, la terre d’Oyo) par ces pillards et fils de pillards.

Loin des regards indiscrets, les enfants et neveux de Jouisseur 1er peuvent y perpétuer la tradition de débauche et de gabegie familiale sans que personne n’y trouve à redire. « The place to be » (l’endroit où il faut être) pour ces connaisseurs qui laissent les autres Congolais, restés au pays, à la misère et à la saleté auxquelles ils les ont condamnés à perpétuité…

Depuis que ces vautours se sont emparés de notre terre et de ses ressources, le prix du pétrole avait été multiplié par 7 et la production par 2 ; la misère, la pauvreté et la malnutrition ont été multipliées, quant à elles, par 2 ! Le calcul est malheureusement facile à faire pour 90 pourcent de la population : 14 fois plus de bonheur pour eux, 2 fois plus de souffrances pour nous ! Encore faut-il ajouter dans cette caverne d’Alibaba les Likouala SA, AOGC, Asperbras, et autres joyaux financiers, miniers et pétroliers disséminés dans tous les paradis fiscaux que compte la planète.

Brazzaville, depuis le milieu des années soixante, était devenue la capitale de tous les mouvements indépendantistes du continent pendant que les Etats-Unis tentaient de contrer leurs avancées… En sacrifiant l’intègre Marien Ngouabi, ses assassins, successeurs et remplaçants n’auraient jamais imaginé que leur descendance corrompue trouverait asile dans ce pays, ennemi juré, qu’ils insultaient, qu’ils vilipendaient à longueur de journée et de discours dans leurs délires marxistes-léninistes : « Impérialisme à bas ! USA à bas ! PCT oyé ! ». Ils en ont été tellement imprégnés qu’au mois d’août dernier, au retour d’un catastrophique Sommet Afrique-USA pour notre tyran qui y a été royalement méprisé par Barack Obama, ses proches du PCT lui avaient organisé un retour triomphal pavoisé de drapeaux rouges ; un accueil digne d’une Corée du Nord !

Au Congo de Sassou, il suffit de gratter un peu le vernis prétendument libéral pour que le fond véritablement stalinien apparaisse…

Le Maréchal Mobutu Sese Seko avait coutume d’amener ses visiteurs officiels américains au plus près du Beach pour jeter un coup d’œil sur l’ennemi juré de l’Occident en Afrique : notre République Populaire du Congo avec ses drapeaux rouges qui flottaient sur Brazza la verte. Le rusé dictateur zaïrois ne manquait pas alors de recevoir une rallonge d’aide financière pour sa contribution à contenir le danger que nous représentions. George W. Bush Senior, l’ancien président des Etats-Unis était alors patron de la CIA et comptait parmi ces visiteurs de Mobutu, comme plus tard Herman Cohen son Secrétaire d’Etat adjoint aux affaires africaines en était. Tous deux se sont laissés aller à dédiaboliser Sassou Nguesso et son régime. Herman Cohen, après s’être lié d’amitié au sulfureux Jean-Yves Ollivier, devint l’un des principaux lobbyistes du dictateur congolais.

Mais ce serait aller trop vite en besogne de croire que tous ces grands voleurs prospèrent impunément sur le sol américain. L’Oncle Sam est puissant. Souvenez-vous de la très récente affaire de la FIFA avec la démission inattendue de Sepp Blatter. Tous les faits et gestes, tous les paiements, toutes les transactions, de nos vauriens exilés à temps complet ou temps partiel à Miami-Beach ou ailleurs aux USA, sont enregistrés, filés, compilés tant par la NSA, le FBI que par la CIA. Le moment venu, en une seule minute d’un même jour, toute cette racaille endimanchée et toujours à la noce ainsi que leurs comptes seront bloqués, saisis et arrêtés. Le tyran de l’Alima croit, par le biais de son engeance, avoir détourné les menaces qui pèsent sur lui; il se trompe lourdement !

Alors que nos jeunes au Congo ont été privés de l’épreuve du Bac qui les condamne sans aucun doute à une année blanche et sans inscription dans des écoles ou des universités étrangères, la jeunesse dorée, que le régime de Sassou a enfantée, s’éclate à « Miami-Beach-Oyoland, the place to be » sans la moindre préoccupation pour ses lendemains qui seront toujours rose.

Plus dure sera la chute, car le moment ne saurait tarder que le Peuple congolais ne retrouve tous ses droits et toute sa dignité volés.

Par Rigobert OSSEBI

Source www.congo-liberty.com : http://congo-liberty.com/?p=12178

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Commentaires  

 
0 #1 robe dubai 20-07-2015 18:38
Je suis tombé par pur hasard en cherchant sur twitter sur votre page, les posts sont vraiment bien écrit,
je le met en bookmark
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