27/06/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

MATHIAS DZON A CŒUR OUVERT

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11 Questions Choisis par les internautes à MATHIAS DZON

Vous avez pu le constater sur le site de DAC, www.dac-presse.com que nous nous tournons vers chacun des acteurs de la vie politique et de la société civile  puisque le sort de notre pays est dans l’association des idées de tous les congolais épris de paix. C’est à ce titre que nous pensons utile de connaître leurs opinions sur les principaux sujets qui nous  préoccupent.

Notre invité du Mois est Monsieur Mathias DZON (Membre du Collège des Présidents du Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise; Président de l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD); Premier Secrétaire de l’Union Patriotique pour le Renouveau National (UPRN).

MATHIAS DZON admiré par une frange de l’opinion nationale et  internationale, entretient un rapport compliqué avec le Congo. Sans doute parce qu’il n’est pas comme les autres et a été ou est l’ami du dictateur  Sassou.  Nous avons essayé d’en savoir plus sur ce personnage politique très controversé mais qui a le mérite d’avoir ce que beaucoup d’homme politique en sont dépourvu : La disponibilité, l’écoute et l’ouverture d’esprit dans un monde très renfermé sur soi. La rédaction de DAC PRESSE s’est rapprochée de lui. Nous rapportons ici l’interview qu’il a bien voulu nous accorder  pour faire un peu de lumière sur ce leader politique de l’opposition congolaise.

A cœur ouvert Mathias DZON,  l’incompris pour certains, meneur d’hommes pour d’autres,  s’est livré à un exercice de clarification. Très humblement et surtout marqué par une modestie qui contrarie avec l’image d’un opposant renfermé et distant, Mathias DZON nous a répondu sans détour.

Bonjour Président DZON et merci de nous accorder cette interview !

DAC PRESSE : Une question qui revient souvent dans l’esprit des congolais, comment peut-on être l’ami de Sassou et le combattre en même temps. Qu’en pensez-vous ?

MATHIAS DZON : L’amitié est le résultat d’une vie sociale. Ma vie et mon parcours ne m’ont pas et ne me prédisposent pas à cela. Le fait que l’UPRN ait fait partie des FDU et moi-même représentant de ce parti au sein du gouvernement de coalition d’après la guerre ne suffisent pas non plus à expliquer cette étiquette qu’on me colle injustement, je ne sais pour quel but ?

Je ne répondrai plus à cette  rengaine, quand on sait aujourd’hui que l’homme politique congolais le plus visé par les sbires du pouvoir est Mathias Dzon, assignation, interdiction de sortie du territoire national, menaces d’assassinat par des voies diverses, etc…

Ancien Président de l’AEC, ancien vice président de la FEANNF, 1er secrétaire de l’UPRN, Président de l’ARD, coordonnateur du comité restreint du collectif des partis de l’opposition congolaise, coordonnateur du groupe de contact de l’Initiative Panafricaine pour la Défense de la Démocratie (IPDD), ma détermination  pour la démocratie dans mon pays et en Afrique est sans faille.

DAC PRESSE : Certain vous désigne comme celui qui connait bien le président Sassou et donc apte à mieux le combattre.  Pourtant on a l’impression que vous ne le combattez pas assez ?

MATHIAS DZON : Oui je connais le Président Sassou, mais pas plus que les autres, parce que je ne suis pas de son sérail, simplement pour l’avoir pratiqué au sein du gouvernement, et de vivre en permanence sous sa menace répressive. Vous devez savoir que je suis membre du collège des présidents du Collectif des partis de l’opposition congolaise, aujourd’hui traité d’opposition radicale, parce qu’à la pointe du combat contre le pouvoir dictatorial de Denis Sassou Nguesso.

DAC PRESSE :  On a souvent fait le reproche à MATHIAS DZON d’être un homme froid, distant et surtout ne faisant confiance qu’a ses proches cela ne pose-t-il pas un problème au discours rassembleur que vous tenez?

MATHIAS DZON : Je ne comprends pas le sens de votre question au regard de la vaste activité de mon parti et des plateformes auxquelles il appartient, qui présuppose un réel contact avec mes concitoyens. Que ceux qui ont peur de m’approcher par peur du pouvoir avancent cela comme prétexte, c’est leur responsabilité, mais je suis un homme ouvert, mon parcours militant et professionnel le démontre très largement.

DAC PRESSE : Comment expliquez-vous les relations ambiguës parfois conflictuelles que vous entretenez avec une frange de la diaspora ?

MATHIAS DZON : Ah bon ! C’est vous qui me l’apprenez. C’est moi qui ai pris l’initiative de rassembler la diaspora le 15 janvier 2012 à la gare de l’Est. Je reste convaincu que la diaspora sera plus forte si elle reste rassemblée et unie pour mieux contribuer à la lutte de notre peuple aux côtés de l’opposition congolaise.

DAC PRESSE :   L’opposition congolaise de France et de l’intérieur voient souvent en votre action FRONT, Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise et aujourd’hui  FROCAD  une manifestation d’opération souvent disparate. Pourtant,  quoi que l’on dise ces opérations portent leur fruit, malgré votre absence remarquée au meeting du 3 Mai à Pointe-Noire,  que faut-il de plus pour que vos messages soient plus audibles ?

MATHIAS DZON : Je ne crois pas que notre action soit disparate comme vous dites, le meeting de Pointe Noire, est une belle illustration et nous allons continuer ensemble dans cette voie, parce que le FROCAD regroupe toutes les plateformes  de l’opposition dont le collectif.

DAC PRESSE : Il se dit dans les milieux autorisés congolais que vous faites le jeu d’une frange de l’opposition et non de toute l’opposition rassemblée. Quel est votre avis ?

MATHIAS DZON : Comme je l’ai dit plus haut, l’opposition est rassemblée au sein du FROCAD pour dire,
Non au changement de la Constitution ;
Non au référendum constitutionnel projeté ;
Non au 3e mandat de Denis Sassou Nguesso ;
Non à une succession dynastique et clanique.
Dans cette lutte, il n’y a pas de frange. Nous parlons d’une même voix.

DAC PRESSE  : Les congolais sont de plus en plus sceptiques en l’avenir de la démocratie dans notre pays, en votre qualité de Membre du Collège des Présidents du Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise; Président de l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD); Premier Secrétaire de l’Union Patriotique pour le Renouveau National  quelles sont les pistes possible à emprunter pour réellement faire asseoir la démocratie ?

MATHIAS DZON : Les pistes pour faire asseoir la démocratie! C’est tout le sens de notre combat pour l’alternance démocratique en 2016. Le dialogue que nous appelons de tous nos vœux sur la gouvernance électorale permettra de construire ensemble les fondations d’une réelle démocratie. Voilà la piste que nous préconisons.

DAC PRESSE : Nous savons que vous êtes opposés à la modification de la constitution  et pour un réexamen de la question sur la gouvernance électorale mais surtout pour un dialogue avec le pouvoir, pouvez-vous éclairer l’opinion de la pertinence de cette démarche?

MATHIAS DZON : Le dialogue est indispensable. C’est la seule voie qui évitera à notre pays des désordres et déchirements inutiles. Le Congo a connu trop de guerres fratricides.
Aujourd’hui, le pouvoir s’arme lourdement, recrute des mercenaires de toutes nationalités, forme des milices et polices parallèles dans le but de passer en force et offrir à Denis Sassou Nguesso un 3e mandat. Or comme vous le savez, le Peuple congolais et l’opposition sont farouchement opposés à cette éventualité.
Voilà pourquoi le dialogue est la seule voie qui permette de construire un consensus national et éviter au Congo de replonger dans les heures sombres de son histoire.

DAC PRESSE : Un dialogue à Djambala, loin de Brazzaville ou réside la plus part des acteurs politiques vous inspire quoi ?

MATHIAS DZON : Ce n’est qu’une rumeur sans fondement. Mais le dialogue politique propice, le vrai, doit se tenir à Brazzaville dans les conditions à déterminer d’accord parties.

DAC PRESSE : Ne pensez-vous que vous devez aussi  axer votre action politique sur l’engagement de la jeunesse avec un message plus proche de leurs attentes afin de la mobiliser davantage pour le combat à venir ?


MATHIAS DZON : Je ne pense pas qu’un parti puisse construire une réelle politique nationale en mettant de côté sa jeunesse. En ce qui nous concerne, mon parti et moi-même pensons et  nous y employons sérieusement pour un projet politique qui fait une grande place à la jeunesse congolaise et son avenir.

DAC PRESSE : Pour terminer,  avez-vous un message à faire passer à l’endroit de tous les congolais de l’intérieur comme de l’extérieur qui croit en votre combat pour le retour de la démocratie ?

MATHIAS DZON : Mon message est simple. Devant l’entêtement du pouvoir à vouloir passer en force et la grave situation que traverse notre pays, j’appelle à l’unité et à la mobilisation massive des congolais et congolaises pour faire échec au pouvoir en disant haut et fort :
Non au changement de la Constitution ;
Non au référendum constitutionnel projeté ;
Non au 3e mandat de Denis Sassou Nguesso ;
Non à une succession dynastique et clanique.
Et en avant pour une réelle alternance démocratique en 2016.

Merci Monsieur Mathias Dzon.

***

Note de la rédaction : Nous  remercions le Président DZON de sa disponibilité et surtout d'avoir répondu sans détour ni langue de bois à toutes nos questions.

Propos recueillis le 29 juin 2015,  par Jean-Claude BERI, pour le compte de DAC PRESSE

 

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