Un Boeing 747SP très « spécial » pour le tyran Denis Sassou Nguesso

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Le Boeing 747SP dans lequel Denis Sassou Nguesso était arrivé à Paris, le 6 juillet 2015 à l’aéroport du Bourget, n’était pas n’importe quel avion, prêté ou loué, à un crypto-marxiste plus stalinien que léniniste.

Cet appareil immatriculé aux Etats-Unis, bourré jusqu’à la gueule de Congolais, pseudo-communistes, embarqués à Brazzaville et à destination de Paris, appartient à la Las Vegas Sands Corporation. Cette société est elle-même majoritairement la propriété du milliardaire américain Sheldon Adelson. Ce dernier a construit d’immenses palaces à thème avec casino et salles de conférences à Las Vegas, à Macao et à Singapour. L’homme d’affaires est connu pour être un des principaux soutiens financiers des Républicains américains et est aussi un ami proche de Bibi Nathanyahu, le 1er Ministre israélien.

Difficile de croire que l’avion d’un Américain aussi puissant soit arrivé par un pur hasard à transporter cette mascarade organisée par un des hommes les plus retords de la planète ; l’alter-égo et complice de Mouammar Kadhafi ; le client de la Corée du Nord pour ses armes qui a toujours aimé défier l’Occident tout au long de ses décennies de pouvoir.

L’année dernière, juste après l’affront subi à Washington lors du Sommet Africa-USA, et son retour pitoyable salué par les drapeaux rouges ressortis des placards pour l’occasion, Denis Sassou Nguesso était retourné aux Etats-Unis. Sa destination fut, non pas Washington la capitale politique, mais New-York auprès de ses puissants amis hommes d’affaires et richissimes soutiens du parti Républicain. (La Chambre des Représentants comme le Sénat sont aux mains des Républicains.)

Il faut reconnaitre qu’aussitôt après, les effets de sa contre-attaque commençaient à se faire sentir. Tous les Congolais se souviennent des Fonds Vautours. Tous ont été payés par l’autocrate. Ils sont alors devenus les meilleurs amis du monde. Peter Grossman, le patron de FG Hemisphere qui poursuivait le Congo en justice, chantait à qui voulait l’entendre : « il n’y a pas personne d’autre que Sassou Nguesso pour diriger le Congo ! » Commentaire d’un fin connaisseur qui avait acheté une créance brésilienne pour quelques millions de dollars et qui finalement en aurait obtenu une soixantaine du grand président congolais ! Voilà au moins quelqu’un de reconnaissant qui se satisfait de la médiocrité de ses débiteurs.

Plus discret, Paul Singer, le tout puissant patron d’ Elliott Management qui, au travers de sa filiale Kensington, avait réussi à mettre à genoux Denis Sassou Nguesso, pressé par BNP Paribas, piégés tous deux dans une procédure RICO ; la même que celle qui avait fait tomber Al Capone, le célèbre gangster italo-américain au temps de la prohibition. Al Capone avait été condamné pour des miettes alors que le mafieux de l’Alima, avec son gang familial a engrangé des sommes qui dépassent l’entendement. Dans ces milieux de la haute finance newyorkaise généralement bien informés, il se susurre que Sassou aurait planqué de vingt à trente milliards de dollars dans le dos de son peuple affamé.

Paul Singer est très connu pour avoir organisé des collectes de fonds pour le Parti Républicain lors des dernières élections présidentielles américaines. Sheldon Adelson en a également fait de même en faveur des candidats républicains qu’il soutenait.

Le patron de Las Vegas Sands Corporation, qui a 81 ans maintenant, n’a pratiquement pas fait d’études, encore moins que Denis Sassou Nguesso. Son empire s’est constitué sur le luxe des palaces qu’il a construit à travers le monde, ses 40.000 employés et un chiffre d’affaires qui égale presque le PIB du Congo. C’est en offrant du bien-être et un hébergement luxueux à ses clients que cet homme né dans une famille pauvre a constitué son immense fortune ; presque une trentaine de milliards de dollars. Paradoxe, Denis Sassou Nguesso pour en arriver à ce montant a fait exactement le contraire pour sa population : du sang, des larmes, des guerres civiles, la malnutrition, la maltraitance et une répression permanente.

Les lobbyistes du tyran de l’Alima, tel qu’Herman Cohen, l’ancien sous-secrétaire d’Etat aux affaires africaines et ami de Jean-Yves Ollivier, ont-ils pu opérer ce rapprochement ? Ou bien faut-il regarder du côté israélien, Sheldon Adelson y est très puissant et particulièrement bien introduit ?

Sassou Nguesso, qui adore la vie de palace, a-t-il investi personnellement dans des projets du milliardaire américain ou bien s’est-il déjà engagé à financer le prochain candidat du Parti Républicain à l’élection présidentielle de 2016 ? Ce qui pourrait expliquer cette proximité inattendue entre deux hommes que tout oppose !

Mais tout aussi puissants que puissent être ses amis de la haute finance américaine, y compris George Soros, ils ne peuvent plus faire grand-chose pour lui. Sauf à l’accueillir à vie dans l’un de leurs palaces… !

Par Rigobert OSSEBI

Diffusé le 12 juillet 2015, par www.congo-liberty.com

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