18/10/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Dialogue National de Sibiti : Echec du consensus tant souhaité et guéguerre des hommes en treillis

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Le plan de Firmin Ayessa, André Obami-Itou, Raymond Zéphirin Mboulou, Isidore Mvouba, Anatole Collinet Makosso et Cie tombe.

Comme il fallait s’y attendre, le président Sassou, avec le soutien inconditionnel de quelques gourous du Parti congolais du travail (PCT) et ses alliés, partisans du oui, pour le changement de la constitution, a finalement ordonné la tenue à Sibiti, du 13 au 18 juillet 2015, du dialogue national sans exclusive, initié par lui.

Du côté de l’opposition, de nombreux leaders des partis politiques, acteurs de la société civile et individualités, qui exigent le départ du président Sassou en 2016, la gouvernance électorale, ainsi que le respect, par lui, de l’ordre constitutionnel actuel, ont boycotté cette concertation nationale sans exclusive de Sibiti, qu’ils considèrent comme un traquenard dont l’objectif est de valider le changement de la constitution, le maintien de Sassou au pouvoir après 2016 et l’instauration d’une monarchie au Congo.

Ce pseudo dialogue national ne pouvait pas enfreindre aux méthodes staliniennes du gouvernement de Sassou. La preuve, après l’ouverture de cette concertation par le directeur du cabinet civil du chef de l’Etat congolais, Firmin Ayessa, le ministre de l’intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, a sorti de l’enveloppe la liste des membres du bureau du présidium, qui étaient, d’avance désignés secrètement, comme on a l’habitude de le faire au niveau du PCT, sans l’aval des participants.

Quel scandale ! Ainsi, sans une autre forme de procès, le président du Sénat, Obami Itou, qui est jusqu’à ce jour maintenu président de la chambre haute du Parlement congolais grâce à sa dévotion à Sassou, a été désigné, sans surprise, comme président du présidium. Le traquenard et le dialogue en trompe œil qui étaient pronostiqués par les leaders des partis politiques, acteurs de la société civile et certaines individualités, a été mis à nu.

Les manœuvres machiavéliques des ministres Isidore Mvouba, Raymond Zéphirin Mboulou et Anatole Collinet Makosso, visant à persuader certains leaders des grands partis de la majorité présidentielle à participer à cette soi-disant concertation, moyennant certainement de grosses enveloppes bourrées d’argent frais, ont lamentablement échoué.

Habitué aux méthodes staliniennes pouvoir et du PCT, mais aussi à leur démagogie, la deuxième grande formation politique, après le PCT, de la majorité présidentielle, le MCDDI, de Guy Brice Parfait Kolélas, a ouvertement rejeté sa participation à cette concertation. D’autres partis de la majorité présidentielle, comme le MUST de Claudine Munari et le RDD de Jacques Joachim Yombi-Opango, ont aussi récusé l’organisation de ce pseudo dialogue, sans oublier le CADD d’André Okombi Salissa. Le ministre Bernard Tchibambéléla, membre secrétariat national du MCDDI, est à cette concertation politique pour le compte du gouvernement. La député Théodorine Kolélas Miacongo, sœur de Guy Brice Parfait Kolélas, secrétaire général du MCDDI, membre de cette formation politique, y a pris part pour le compte de la famille Kolélas.


Quelle absurdité ! Est-ce un nouveau statut politique que le pouvoir de Sassou voudrait institutionnaliser ? Pourquoi donc, les enfants des éminents hommes politiques du pays n’ont-ils pas été appelés ? Ce qui démontre à suffisance que des personnes non habilitées ont été sélectionnées, vaille que vaille, pour prendre part à ce fameux dialogue.

Ce dialogue national qui devait aboutir sur un consensus souhaité par la majorité du peuple congolais, afin d’apporter des solutions idoines aux différentes questions qui divisent le PCT et ses alliés et les partis de l’opposition et apparentés, sur le changement ou non de la constitution et le maintien du président Sassou au pouvoir en 2016, est donc une énième mascarade du pouvoir de Sassou et de son parti, le PCT, à l’image des précédentes concertations politiques. Les divergences ont persisté concernant les points qui devaient figurer à l’ordre du jour ; le choix de la personnalité qui allaient diriger ses travaux ; la question de la parité pour la désignation des délégations entre le PCT et ses alliés et les partis de l’opposition et apparentés.

Le peuple congolais qui suit tranquillement de très près cet imbroglio, n’arrête pas de s’inquiéter. Quels moyens politiques, le président Sassou et le PCT disposent-ils pour faire accepter à l’opposition congolaise les conclusions qui seront issues de la concertation de Sibiti ? Sur quels mécanismes ou dispositions constitutionnelles, le président Sassou va-t-il s’appuyer pour que ces conclusions s’imposent à l’opposition congolaise ?

Du fait du boycott de cette concertation par beaucoup de partis politiques, de composantes de la société civile et d’individualités, qui ont pignon sur rue, comment le président Sassou fera-t-il pour régler, avant l’élection présidentielle de 2016, les questions brûlantes du moment, comme l’exige l’opposition, certaines organisations de la société civile et quelques individualité épris de paix et de justice ? Il s’agit d’informatisation du corps électoral ; de l’organisation d’un recensement électoral spécial fiable et crédible dont les résultats devraient être acceptés par tous ; de la mise en place d’un organe permanent véritablement indépendante, chargé d’organiser des élections jouissant d’une autonomie administrative et financière ; de l’introduction du bulletin unique et de la carte d’électeur biométrique ; de la détermination des modalités plus efficaces de distribution des cartes d’électeurs et le financement des campagnes électorales.

Ce soi-disant dialogue national sans exclusive ne devient-il pas une épée de Damoclès qui plane sur le peuple congolais, tant qu’il n’aura pas un terrain d’entente entre les opposants, toutes tendances confondues, et le pouvoir, soutenu par le PCT ? Le président Sassou fait-il semblant d’oublier que quatre jours après la non observation de l’engagement solennel, signé le 31 mai 1997 par Pascal Lissouba et Pascal Tsaty Mabiala, et par lui-même, Bernard Kolélas, Jean Pierre Thystère Tchicaya et Saturnin Okabé, à l’issue de la réunion de Brazzaville qui avait été initiée par Federico Mayor, directeur général de l’UNESCO à l’époque des faits, la tension avait graduellement monté entre son camp et celui de Pascal Lissouba ?

Et Quand le président français François Hollande exhorte Sassou au respect des institutions du pays, n’est-ce pas une manière très sage de lui demander de ne pas s’hasarder à changer la constitution du 20 janvier 2002 et de quitter tranquillement le pouvoir en 2016 ?


Guéguerre des hommes en traillis

Le soi-disant dialogue national sans exclusive de Sibiti ne cesse de nous dévoiler, au grand jour, depuis son ouverture, ses séries de déboires. La querelle qui aurait opposé le commandant de la zone militaire ; le colonel Mounkala Tsoumou, porte-parole de la police et responsable de la sécurité ; le colonel Niombo de la gendarmerie, à leurs éléments, figure parmi ces scandales.

En effet, plusieurs délégués à la concertation de Sibiti auraient été indignés et peinés d’assister à cette guéguerre qui n’honore pas ces officiers supérieurs de la force publique, qui auraient été accusé par leurs éléments d’avoir pratiqué un rançonnage sur leurs frais de mission. Des barricades auraient été même érigées dans la nuit du 13 juillet 2016 par ces éléments contestataires pour exprimer leur ras-le-bol.

Ces agents ne perçoivent, par jour, qu’un même montant, soit 2.000 francs CFA, a-t-on appris, alors que les textes officiels en vigueur prévoient 28.000 francs CFA, par jour, pour les soldats et les sous-officiers et 56.000 francs CFA, par jour, pour les officiers subalternes et supérieurs, en plus des 2.000 francs CFA du sauf-tout. Ils s’insurgent aussi contre les mauvaises conditions d’hébergement et de nutrition : la troupe est désolée.

Ghys Fortune DOMBE BEMBA


Commentaires  

 
0 #2 Yves Malonga 17-07-2015 00:14
/////// ECHOS DE SIBITI ///////

Il n’y a pas eu de consensus au faux dialogue de Sibiti.
3 points se sont dessinés
- non au changement de la constitution
- changement de la constitution
- modification
Sibiti se cloturera demain avec une impression de la peur de Sassou a aller franchement au REFERENDUM. ....
Mais, il pourra decider par décret du maintien de l'un des 3 points ou sursoir tout simplement au projet de changement de notre constitution.
Cependant, consensus a été fait autour de la GOUVERNANCE ELECTORALE tant souhaité par l'opposition congolaise...
Le communiqué final du vrai faux dialogue de Thierry Moungalla sera lu ce vendredi 17 juillet 2015 à 11H heure du Congo.

Vigilance... congolais tozala miso ngaaaaaa!
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0 #1 Brice Elenga 16-07-2015 23:57
Les Nouvelles du Dialogue des Cons.
Même quand il y a le monologue, il n'y a pas de consensus.
Le dialogue des cons a accouché d'une souris. Retour à la case départ...
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