27/07/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

"CONFERENCE IMMINENTE" de Félix BANKOUNDA MPELE

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FONDAMENTAUX POUR LA DÉMOCRATIE AU CONGO (L'objet de la Communication)

 

Le 12 août 2012, au Congo, suite aux élections législatives qui ont consacré une monstruosité politique, une 'chambre introuvable', nous écrivions[1] que « Plus que jamais, le Congo se trouvera, dans un très prochain avenir, à la croisée des chemins : le pouvoir auto proclamé et auto validé ne pourra s'en sortir que par un puissant coup de force contre le régime constitutionnel qu'il s'est pourtant lui-même octroyé, mais aussi contre les valeurs internationales affichées et défendues aujourd'hui par des dirigeants de grande conviction ».

Et, à l'endroit des compatriotes précisément, nous espérions, dans le même texte, que « Les Congolais, ou plus précisément les patriotes, majoritaires, se trouvent, au risque de manquer une fois de plus le coche, dans l'impératif d'introspection, du bilan, de l'organisation, du discernement de l'essentiel et de l'accessoire, et surtout d'une grande capacité de hauteur, d'imagination et de créativité, pour se débarrasser des vieux démons(,,,)gages de l'échec et de rupture avec le progrès ».

Il n'y avait, je l'avoue, ni originalité, ni scoop à ce constat.

L'observation banale des faits, des comportements et stratégies politiques, de la vie politique congolaise depuis toujours, mais surtout et curieusement, depuis l'aube des années 90 dites du 'printemps démocratique africain', démontre la prépondérance des incohérences, des compromissions, de petits arrangements, des voies de fait, passe-droit et autres anti-valeurs, parfois de bonne foi, sur les grandes et déterminantes questions du pays, autant pour le présent que pour son avenir.

Quelques séquences, en vrac, inoubliables dans la mémoire collective, illustrent cela, comme la motion de censure et la dissolution d'octobre 1992, la cohabitation de fait qui s'ensuivit pendant sept mois, l'issue des législatives anticipées qui dégénéra en quasi-guerre civile à partir de juillet 1993, les événements sanglants d'Owando de mai 1997 desquels résultèrent ceux du 5 juin de la même année, l'intervention des armées étrangères dans le pays pour imposer un individu à la tête de l'Etat, le retour catastrophe de Sassou Nguesso au pouvoir en octobre 1997, l'abrogation par ce dernier de toutes les institutions démocratiques y compris la première Constitution librement et démocratiquement adoptée par les Congolais en mars 1992, l'inertie ou presque, voire la complicité de nombreux Congolais et d'une certaine élite face à ces faits pour le moins graves, l'exacerbation du fait tribal et régionaliste, le pillage désormais massif et ordinaire des ressources du pays, la tentative actuelle et manifeste du coup d’État constitutionnel, etc.

Tout cela, ces épisodes, confinent à une vérité : le primat, ou la suprématie du pouvoir sur le peuple, sur la démocratie, sur le droit et sur la raison, avec des conséquences lourdes et incalculables sur l'ensemble des secteurs de la vie sociale, politique, économique et culturelle.

Conscients de ces faits, de leur gravité, de nombreux Congolais, majoritaires d'ailleurs, quand ils n'ont tout simplement pas cédé à la 'servitude volontaire', au pessimisme, à la peur, aux boucs émissaires, sont, soit instrumentalisés par d'autres forces politiques qui ne sont que des variantes du pouvoir dominant et en place, soit ne se retrouvent plus dans les choix, principes et valeurs à opérer et défendre, au risque de perpétuer, malgré eux, le système qu'ils exècrent.

Face à cette situation, à la détermination du pouvoir en place à se maintenir coûte que coûte, aux pièges érigés par celui-ci pour reconquérir le pouvoir en aval dans l'hypothèse où il lui échapperait, aux anciens compagnons de la dictature et du crime aujourd'hui métamorphosés en démocrates, à d'autres acteurs politiques plus soucieux de leur ambition politique que de la restauration démocratique, aux confusions qui désormais imprègnent tout le monde dans la lecture et la rationalisation de la vie politique, il est urgent de faire le point, d'aider à trouver ou rappeler des repères qui seront autant de points de convergence, d'initiation d'un pacte politique et de construction d'une stratégie efficace pour tenter, réellement, d'avoir raison de l’État d'exception et de la dictature qui perdure.

Car, et dans cet esprit, si pour les ambitieux, pour certains compagnons ou ex-compagnons de la dictature, mais aussi pour certains naïfs politiques, l'objectif en 2016 est de prendre le pouvoir, de 'faire l'alternance', pour les démocrates, honnêtes, sincères et profonds, pour ceux qui ont une idée profonde de la vie politique congolaise, l'occasion serait plutôt propice à rompre avec l'ADN du régime instauré, avec la spirale de la force comme mode d'accession et d'exercice du pouvoir. Surtout, c'est l'occasion, on ne le dira jamais assez, de diagnostiquer ces anti-valeurs qui se sont ancrées dans la société pour espérer les juguler progressivement, de solder de nombreux et accablants dossiers pour alléger, plus tard, le poids de l'exercice présidentiel, lui assurer une certaine sérénité. Sinon, et c'est là l'un des pièges majeurs du régime, les dérapages sont garantis, avec le prétexte, pour les éternels putschistes, de suspendre la Constitution et 'relancer le pays'. Tout le monde sait que cette stratégie est permanente dans la vie politique du Congo (1963, 1968, 1977, 1979, 1991, 1997)...

Comment peut-on, sérieusement, croire que dans le contexte de l'heure, un individu, quelles que soient ses qualités, puisse présider un pays dont l'écrasante majorité des officiers de l'armée sont des proches du sortant, le pillage désormais industrialisé s'est étalé sur plus d'une décennie par le même clan, les responsables des grands services administratifs et financiers sont au service du chef, tous les médias d'envergure dit privés sont détenus par des indéfectibles du chef... Rien que ces éléments, auxquels on adjoindra, on l'a déjà dit, une Constitution de nature autocratique qui ne saurait lier un pouvoir d'essence démocratique, rendent objectif et impératif, immédiatement après le départ du général, un régime de transition pour tenter de déminer les pièges, esquisser l'assainissement de la vie politique et rendre le pays 'présidable' sereinement, pour éviter l'éternel recommencement.

FONDAMENTAUX POUR LA DEMOCRATIE AU CONGO c'est, ainsi, modestement, une esquisse, à l'endroit des compatriotes et patriotes surtout, des voies pour Remettre ou restaurer le peuple et la démocratie au coeur de la vie politique (Ière Partie) et Proposer quelques voies ou recettes en vue de mieux garantir les institutions démocratiques à restaurer (IIème Partie).

C'est cela que je vais, avec et au nom de l'EXDICORDE[2], communiquer, énoncer, dans les très prochains jours aux compatriotes (ce samedi 18 juillet, peut-être, ou dans les jours qui suivent, selon les derniers événements du Congo) à Paris, puisque dix grands thèmes qui y sont liés feront l'objet d'un colloque sur le Congo, sous le même thème, à la rentrée prochaine.

Félix BANKOUNDA MPELE

[1]« L'incroyable 'chambre introuvable' : au Congo-Brazzaville le pouvoir ne s'use jamais », en ligne

[2]Par les voies habituelles, l'EXDICORDE se charge de fixer, d'informer le public sur les lieux, moments et conditions de participation à cette conférence, qui sera également l'occasion de traiter les derniers épisodes de la vie politique congolaise, et notamment la rencontre de Sibiti

 

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