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Dialogue alternatif de l’Opposition : la balle bientôt dans les mains du président de la République

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Après quatre jours de travaux, le dialogue alternatif des forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 a rendu ses conclusions ce 29 juillet à Brazzaville.

Depuis le 26 juillet au siège de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale, 630 délégués issus du Frocad, de l’Alternance 2016, du MCDDI, de la CADD, de l’UPR, du RDD, du PSVR, du MSD, du Must et de la diaspora ont réfléchi sur la gouvernance électorale et le respect de l’ordre constitutionnel.

Pendant que la commission chargée de réfléchir sur "le respect de l’ordre constitutionnel" a produit la synthèse de l’argumentaire en question et sur l’alternance démocratique en 2016, la commission "gouvernance électorale" a, quant à elle, statué sur des points saillants du projet de code électoral du Congo.

Que retenir de ce dialogue ?

De cet exercice ressort une motion de soutien au dialogue et quatre recommandations qui seront soumises au président de la République. Il s’agit des résolutions sur les tracasseries policières et sécuritaires à l’encontre des opposants, de l’élection présidentielle, de la transparence du processus électoral et, enfin, du traitement discriminatoire de l’information concernant les activités de l’opposition dans les médias publics et privés. Après échanges, les participants ont adopté, avec amendements, les documents examinés à savoir : la synthèse des travaux en commission, les recommandations et l’appel au peuple congolais.

Ce forum conteste le découpage et l’élaboration du fichier électoral qui, selon lui, sont deux étapes déterminantes dans un processus électoral démocratique. Il est revenu sur les treize recommandations de Dolisie. « Force est de constater que le découpage actuel et le fichier électoral issu du Recensement administratif spécial de 2013 ouvrent la voie à de grandes contestations », peut-on lire.

Au nombre des dispositions, on note la mise en place d’une commission électorale indépendante répondant aux standards internationaux ; la révision du découpage électoral actuel ; la reprise du recensement administratif spécial couplé à la biométrie avec l’appui des institutions internationales en vue de l’élaboration d’un fichier électoral de base informatisé dans le but de régler définitivement le problème de la maîtrise du corps électoral au Congo et l’institution d’un bulletin unique pour l’élection présidentielle de 2016.

Pour 2016...

Les participants au dialogue alternatif demandent également au gouvernement de prendre des dispositions nécessaires à l’organisation de la présidentielle de 2016 dans les délais prescrits par la Constitution et de mettre en place un calendrier électoral consensuel. « Le dialogue alternatif est l’antithèse de Sibiti. La gouvernance électorale a toujours été au cœur de nos préoccupations. C’est une décision à prendre en extrême urgence, compte tenu du délai électoral impératif prescrit par la Constitution. La non prise en compte de ses dispositions par les autorités habilitées autorise le peuple congolais à recourir au droit de résistance. Cette opération pré-électorale, qui devrait donner lieu à un consensus national, s’est trouvée inutilement politisée pour déboucher sur des résultats sans aucune fiabilité », ont conclu les participants du dialogue alternatif.

Josiane Mambou Loukoula

Source Adiac


 

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