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Premières impressions du président du parti du peuple Jean Joseph William Otta après l'écoute du discours à la nation prononce par le président Denis Sassou Nguesso auprès du parlement réuni en congrès

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Il y a à notre avis deux compréhensions de ce discours :

Premièrement, un discours, un bilan de fin de règne. Cela peut supposer que monsieur Sassou veut emprunter le boulevard grandement ouvert de sa sortie par sa propre Constitution du 20 janvier 2002.

Deuxièmement, c'est un bilan posture pour se valoriser auprès du parlement pour que celui-ci l'aide à changer ladite Constitution en application de l'article 110 alinéa 3 de cette même Constitution qui donne cette compétence concurremment au Président de la République et au parlement convoqué à cet effet.

S’agissant de la première hypothèse, nous confirmons que c'est pour lui la voie royale de sortie et dans ces conditions, après constatation de la vacance du pouvoir ouverte par la Constitution de 2002 ce n'est pas le vide qui va se créer mais légalement un intérim de 90 jours assuré par le Président du Sénat.

Nous disons qu'en 90 jours on ne peut pas tout naturellement organiser des élections équitables aussi bien présidentielles que législatives compte tenu de nombreux problèmes à résoudre en amont.

Cette période là nous l'appelons la constituante, une transition dans une démarche d'un compromis national et de bonne volonté qui n'exclue aucune force vive qui abordera l'ensemble des problèmes politiques, économiques, sociétales, institutionnels....

Dans la deuxième hypothèse, le Président pour se protéger des observations de la communauté internationale et de la résistance de l'opposition qui s'oppose au changement de la Constitution, recourt au fameux article 110 alinéa 3 pour qu'officiellement ou apparemment ce ne soit pas lui qui est l'auteur ou qui demande le changement de Constitution mais c'est le peuple à travers ses institutions "démocratiquement élues" qui sont l'assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès et qui tout naturellement sont certaines d'obtenir le vote d'un peuple taillé sur mesure; ce que lui-même qualifiait de moutons de panurge sous Lissouba (lui aussi, aujourd'hui il a ses moutons de panurge obtenus par la corruption...)

Aujourd'hui les parlementaires et tous ceux qui lui sont acquis sont en pleine campagne pour le changement de la Constitution et le vote d'une Constitution qui le réhabilite pour une nouvelle candidature à la prochaine élection.

Deux hypothèses, la plus probable c'est celle de passer par le parlement réuni en congrès pour obtenir le référendum et le changement de la Constitution, toujours taillée sur mesure bien sûr.

Le président Sassou a habitué le peuple congolais à des violences même psychologiques. Comment peut-il prendre tout un peuple pour des ignorants ? C'est un manque de respect pour son peuple.

Mais le plus grave, ce que va provoquer son comportement, c'est la guerre civile en préparation. Il n'imagine tout de même pas qu'un peuple tout entier va se laisser manipuler, jusqu'à quand?

Demain quand il y aura des morts et la désolation partout, il dira qu'il n'a aucune responsabilité, ce sera toujours les autres.

Mais ceux qui devraient ne pas du tout aller dans cette combine, c'est les présidents de l'assemblée et du Sénat personnellement sans compter dans ces conditions que son bilan surestimé sera soumis aux audits, lui vivant ou après sa mort.

C'est vraiment maladroit de la part du Président Sassou d'agir ainsi. Après 32 ans de pouvoir, il devrait avoir l'orgueil supérieur qui ne souffre d'aucun autre orgueil que d'avoir servi son pays à un niveau aussi élevé.

Il devrait avoir le courage de quitter le pouvoir au mois d'août 2016. Nous sommes là sur le plan de la responsabilité, notion qui semble lui échapper.

Paris, le 12 août 2015

Jean Joseph William OTTA


 

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