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Communiqué de presse: le Parti socialiste appelle le président congolais à renoncer à son projet de révision de la Constitution

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République du Congo : le Parti socialiste appelle le président congolais à renoncer à son projet de révision de la Constitution

En annonçant cette semaine sa décision de soumettre à référendum un projet de modification de la Constitution congolaise, le président Denis Sassou Nguesso s’engage dans une voie condamnable qui vise à priver le peuple congolais de toute alternance politique.

Le Parti socialiste dénonce la stratégie du président congolais visant à préparer le terrain d’une suppression du nombre de mandats successifs et de la limite d’âge pour la fonction présidentielle. L’objectif est de violer à la fois la Charte de la démocratie de l’Union africaine et la Constitution congolaise, laquelle stipule précisément que les limites imposées aux mandats présidentiels ne peuvent être sujettes à des modifications constitutionnelles.

Le Parti socialiste appelle les Nations Unies, l’Union africaine et l’Union européenne à agir pour empêcher la tenue de ce référendum et faire respecter l’ordre constitutionnel et le calendrier électoral de 2016.

Soutenant les aspirations légitimes du peuple congolais et de sa jeunesse pour la démocratie, la justice et la liberté, le Parti socialiste souhaite que le rassemblement pacifique organisé le 27 septembre à Brazzaville incite le président à renoncer à son projet de coup d’État constitutionnel qui risquerait de faire retomber le pays dans les drames du passé et de déstabiliser la région.

Maurice Braud, secrétaire national à l’international

Hélène Conway-Mouret, secrétaire nationale adjointe à l’international

Service de presse

Parti socialiste

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Sassou Nguesso aux prises avec l’opposition au sujet de sa révision constitutionnelle

Étonnant, que Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir au Congo-Brazzaville entre 1979 et 1992 et depuis 1997, essaye d’organiser un référendum pour changer la constitution et briguer un nouveau mandat à la tête du Congo-Brazza. L’opposition est bien décidée à faire barrage à ce projet.

« J’ai décidé de donner la parole directement au peuple afin qu’il se prononce sur le projet de loi énonçant les principes fondamentaux de la République définissant les droits et devoirs des citoyens et fixant les nouvelles formes d’organisation et les nouvelles règles de fonctionnement de l’Etat » déclarait Denis Sassou-Nguesso au peuple congolais dans un message le mardi dernier. Depuis, l’annonce a levé un vent de contestation au sein de l’opposition.

L’opposition sur un pied de guerre

L’opposition congolaise a annoncé de son côté qu’elle fera barrage à ce « coup d’Etat constitutionnel ». Pascal Tsaty Mabiala souligne qu’ « Il [Sassou Nguesso] a commencé par des concertations, des consultations, des dialogues et il était comme un planeur, et enfin, il a atterri. Et nous savions que c’est par là qu’il devait atterrir : il annonce qu’il doit changer la Constitution en réalité. Cela ressemble à une déclaration de guerre au peuple congolais ». Le premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) poursuit en affirmant que « Le peuple congolais veut vivre en paix. Et au nom d’une paix qu’il [Denis Sassou-Nguesso] annonce tous les jours, dont il serait le gardien suprême, il vient de démontrer qu’en réalité, il n’est pas pour la paix. »

D’autres opposants ont mis en garde le chef d’Etat. Joseph Ouabari Mariotti, représentant du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (FROCAD) en Europe, déclarait au cours du rassemblement des opposants congolais à Paris ce mercredi 23 septembre, qu’il « [Sassou Nguesso] est en fin de mandat constitutionnel. Quand il sort de la guerre de 1997, il fait rédiger une Constitution qui lui donne droit à deux mandats légaux de deux fois sept ans. Il les a exercés. Il doit partir et créer les conditions d’élection de son successeur en travaillant avec l’opposition, avec la société civile, pour que ce successeur soit élu dans des conditions propres ».

L'ancien ministre de la Justice de Pascal Lissouba participait, conclut en disant que « Nous ne laisserons pas le président Sassou-Nguesso parachever son coup d’Etat militaire de 1997 par un coup d’Etat constitutionnel ».

« Denis Sassou-Nguesso est un démocrate »

Les soutiens du chef d’Etat sont aussi montés au créneau pour soutenir sa cause. Pierre Ngolo, secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT), le parti présidentiel, avance pour sa part que « Denis Sassou-Nguesso est un homme de parole. C’est quelqu’un qui sait aussi écouter. C’est un démocrate, il l’a prouvé plus d’une fois. Ce n’est pas la volonté de Denis Sassou-Nguesso de vouloir s’installer indéfiniment au pouvoir. Asseoir une dynastie, ça n’a jamais été sa préoccupation. Il a servi la République. Il n’était pas chef d’Etat quand il a commencé à servir. Il est chef d’Etat, il continue à servir. Les citoyens pensent, une bonne partie, qu’il mérite encore leur confiance. »

Des obstacles à un troisième mandat de Denis Sassou Nguesso

Plusieurs obstacles interdisent au chef d’Etat congolais de se représenter une nouvelle fois. Alors que Denis Sassou Nguesso a plus de 71 ans, il est frappé par la limite d’âge. Le chef d’Etat est aussi à son deuxième mandat depuis son retour au pouvoir en 1997. A noter que la constitution limite les mandats à deux, de sept ans chacun. Pour rappel Sassou Nguesso a été chef d’Etat entre 1979 et 1992, à l’époque le pays était encore dominé par un parti unique.

© AFPmag


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