Vous êtes ici >> Actualités A la une Politique Pasteur NTUMI :"Il faut une campagne anti-référendaire dès maintenant"!

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Pasteur NTUMI :"Il faut une campagne anti-référendaire dès maintenant"!

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Le président du Conseil national des républicains, le pasteur Frédéric Bintsamou dit Ntumi a appelé le 8 octobre 2015 à Mayama, à environ 200 Km à l’Ouest de Brazzaville, ses partisans à faire échec au référendum constitutionnel prévu le 25 octobre prochain. Le pasteur Ntumi qui estime que le chef de l’Etat faisait « fausse route » a demandé de déployer une stratégie de « refus pacifique» par tous les moyens.

« Il faut se mettre débout dès maintenant. Attendre le 25 octobre serait déjà trop tard. La politique ne se fait pas assis, il faut se lever pour non au référendum au changement de constitution », a lancé le président du CNR, se défendant de ne donner aucun mot d’ordre. « Les populations doivent s’organiser », selon lui.

Dans sa stratégie, l’ancien chef rebelle a expliqué que les populations peuvent organiser des sit-in devant les sièges des communautés urbaines pour protester contre la nouvelle constitution. « Vous pouvez y passer des nuits et des jours, avec des pancartes sur lesquelles il est écrit ‘Non au référendum’. Vous pouvez même pacifiquement chasser ceux qui viendront pour vous parler de cette constitution. Ce n’est pas anticonstitutionnel », a-t-il déclaré à ses militants et adeptes, tempêtant que « nous ne voulons pas de cette affaire chez nous ».

Le pasteur Ntumi a estimé dans cette deuxième communication après celle de Soumouna où il défendait « l’absence de consensus à Sibiti », que le président de la république avait pris une mauvaise direction. « C’est vrai que le président Sassou n’a pas dit qu’il sera candidat, mais nous le sentons venir. S’il veut changer la constitution, c’est qu’il veut aussi se repositionner », a-t-il analysé.

Dans un échange avec une quinzaine de journalistes venus de Brazzaville, le président du CNR a affirmé que le moment était pour lui venu de se prononcer sur cette question. "Il ne s'agit plus d'une affaire de Ntumi ou de l'opposition seulement, mais de tous les Congolais qui doivent se lever pour dire Non au référendum", a-t-il clamé.

Le pasteur Ntumi a félicité les opposants pour leur meeting du 27 septembre dernier. « Je ne voulais pas me lancer avant, sinon on va encore dire que c'est encore Ntumi qui a commencé. Mais j'étais avec les opposants en esprit. Aujourd'hui, la tendance est à l'unité et les leaders de l'opposition doivent se lever pour barrer la voie au président Sassou », a-t-il poursuivi, appelant le peuple a se mobiliser dans le calme à travers des campagnes de refus au référendum « dans tous les départements du Congo ».

Par Arsène SEVERIN


Commentaires  

 
0 #1 Isidore AYA TONGA 11-10-2015 10:10
Un dictateur est comme un terroriste, avec lequel les négociations et le dialogue sont du temps perdu. C'est pourquoi les dictateurs sont le plus souvent chassés de la tyrannie que par un soulèvement populaire ou par la violence - puisque toute proposition d'alternative politique est réfutée.

Cependant, dans 97% de cas, la chute des dictateurs apportent toujours le chaos à leur peuple. Tous ceux qui travaillent ou soutiennent les tyrans ont besoin de les protéger pour aussi éviter le chaos.

Par ailleurs, un peuple qui a connu 15, 20, 25, 30, 35, 40 ans et plus de dictature aura besoin de la moitié de ce temps passé pour pouvoir se reconstruire.

Cette durée est d'autant plus importante quand les dictatures se suivent et se ressemblent. C'est la règle, elle est universelle et immuable partout dans le monde.
Citer
 

Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir