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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

REFERENDUM ANTI-CONSTITUTIONNEL : AU REVOIR LA RÉPUBLIQUE, BONJOUR LA MONARCHIE DYNASTIQUE DES NGUESSO

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L’heure est grave au Congo-Brazzaville, la petitesse d’esprit et le manque de leadership du Président Denis Sassou Nguesso sont étalés au grand jour, au vu du monde entier.

Le Congo notre cher et beau pays est arrivé au point d’être l’otage de gangsters politiques, une poignée de septuagénaires et leurs jeunes énuques usés par la corruption du pouvoir qui ont fini d’avoir honte et s’apprêtent à jeter le pays dans l’abime incertain du chaos politique ; il y a péril en la demeure et le Congo rentre en zone trouble où tous les scenarios sont possibles, les uns davantage pires que les autres ; Zimbabweisation ; Burundisation ou encore le plus redouté de tous : « monarchisation » du pouvoir. En annonçant la date du Référendum Anticonstitutionnel, le Président Denis Sassou Nguesso vient de facto de ratifier la faillite de son mandat à la tête de l’Etat et de remettre sa démission à la Présidence de notre République. Dès lors, la dissolution de toutes les institutions législatives et judiciaires y attenantes devrait être prononcée ; prenant acte de cet état de fait, la nouvelle majorité républicaine qui se dégage clairement regroupant l’IDC, le FROCAD et les groupements de la société civile devraient constituer et annoncer le nouveau gouvernement de la République qui tiendra lieu de gouvernement de Provisoire jusqu’à la libération du pays.

On sait que quelque chose ne sent pas bon quand le Président de la République qui est supposé incarner l’esprit et l’âme de l’Etat dit une chose pour faire exactement son contraire, pure démagogie stalinienne ; on sait que quelque chose ne sent pas bon, quand le mensonge, le clientélisme et la corruption des mœurs sont érigés en mode de gouvernement au plus haut sommet d’un Etat ; on sait que quelque chose ne sent pas bon, quand le gouvernement qui est censé assurer la paix des citoyens utilise une force publique et une armée dotée par les moyens des contribuables pour sa politique de terreur ; on sait que quelque chose sent vraiment le pourri, quand tel un voleur, l’annonce d’un referendum censé redéfinir notre République est faite à minuit alors qu’une bonne partie des citoyens dorment paisiblement, démontrant par la même l’illégalité et l’épouvantail de la chose.

Ce projet dit de «Réforme des Institutions» n’est autre que le cache sexe mal cousu d’un changement constitutionnel voulu par un seul homme, Denis Sassou Nguesso, qui a instrumentalisé et mené le débat de bout en bout. Un seul homme qui se veut faiseur et défaiseur des lois d’une République et s’octroyant le droit de vie et de mort sur chaque Congolais. Un seul homme qui a bâti un système politique de hors la loi et transformé une nation naguère respectée et honorable en une République bananière ou la réalité dépasse la fiction de très loin. Dans quel autre pays au monde les plus hautes chambres juridiques du pays siègent dans l’illégalité la plus totale et émettent des avis qui sont censés être valides ; montrez-moi un pays au monde ou la plus haute Cour sensé défendre la Constitution est consultée en catimini et rend une opinion biaisée en un temps record ; dites-moi dans quel pays la famille présidentielle par le biais du dauphin au roi autoproclamé se substitue à l’Etat, bourses d’études par-là, permis de conduire par ci, véhicules médicalisés et j’en passe, sans que la classe politique ne se demande d’où ce jeune homme, qui vient à peine de commencer sa carrière professionnelle, tire les ressources qui font soudainement de lui un philanthrope ; dans quel autre pays au monde la corruption à ciel ouvert est-elle aussi systématique et acceptée qu’au Congo où une petite élite pille les deniers publics sans état d’âme et s’est enrichie sur le dos des Congolais, corruption qui atteint des milliers de milliards de nos francs.


Le Congo est profondément malade, malade de son Président de la République, car ce Président n’est ni fou à lier, ni amnésique comme certains le pensent, il est simplement malade jusqu’au plus profond de son être, pire que le pire cauchemar de mon défunt aïeul, le Président Fulbert Youlou qui en son temps, tel le «I have a Dream» de Martin Luther King Jr. prédisait «vous serez dirigé par un fou». Sa prédiction a tourné au cauchemar, nous n’avons pas un fou, mais un malade fou à la tête de l’Etat. Un dictateur africain qui n’a d’égal que Joseph Staline avec qui, il partage d’ailleurs la composition psychiatrique qui pourrait en partie justifier ses dérives dictatoriales. Sassou Nguesso, le manguier, le fleuve et la souris décrivent bien l’enfance de ce jeune garçon du nord Congo, élevé par une mère seule sans réelle autorité parentale d’un père ; les psychologues sont unanimes ce manque d’autorité paternel qui montre à un garçon les limites de la société, crée de temps en temps un monstre qui ne connait pas les limites sociétales. Ce type de monstre humain veut toujours tester les limites de l’irrationnel, de ce qui est invraisemblable et non permis. Cela est vrai pour Staline et malheureusement vrai pour Denis Sassou Nguesso.

Ainsi donc notre monstre national, a entrepris de tester les limites des congolais en avançant progressivement et en lançant des ballons d’essai ici et là. Son objectif était clair dès le départ, toucher l’impossible, réformer le Congo en une Monarchie qui ne dit pas son nom. Si les congolais ne se lèvent pas comme un seul homme pour lui barrer la route et montrer le carton rouge une fois pour toutes en espérant qu’il n’est pas presbyte, alors nous pouvons dire au revoir à la République et bonjour à la Monarchie. Une monarchie dynastique qui annonce bien ses couleurs, où notre Roi Sassou 1er aura droit de vie et de mort sur ses sujets et sera toujours au-dessus des lois. Le seul pays assez proche est le Sultanat de Brunei, une monarchie islamique qui comme le Congo, est assis sur plusieurs milliards de barils de réserves de pétrole. Le Sultan de Brunei a droit de vie et de mort sur son peuple qui est sa propriété privé sans compter les ressources naturelles du pays. En matière juridique le diable étant dans le détail, les contours de la monarchie que Sassou 1er veut faire avaler aux Congolais se dessinent en lisant les articles de la nouvelle Constitution que tout congolais digne de ce nom devrait exhiber en torchon latrine.

Article 91, « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction, ne peut être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions ».

« …La violation des dispositions ci-dessus constitue un crime de forfaiture ou de haute trahison, conformément à la loi ».

En termes simples compréhensibles par le congolais lambda «Sous ma nouvelle monarchie, je pourrais être amené à tuer des Congolais, voler des budgets entiers de l’Etat, vendre une partie du territoire de mon royaume et commettre toutes formes de crimes politico-socio-économiques et je ne pourrais être inquiété quand je choisirais de me retirer dans mon ranch royal au bord de l’Alima parce que je suis le Roi et j’ai dit». Le général Dienderé auteur du coup d’Etat le plus bête au monde du fond de sa cellule en mourrait d’envie, lui à qui le duo Boni Yayi- Macky Sall n’a pu servir une petite amnistie pour quelques morts à Ouaga. Si par malheur vous avez quand même les velléités de vouloir me poursuivre sachez que la violation des dispositions de cet Article 91 constitue un crime de forfaiture et de haute trahison -Donc vous commettrez un crime en incriminant un criminel qui est amnistié d’avance.

Article 10, « Sauf en cas de perte ou de déchéance de la nationalité, aucun citoyen congolais ne peut être ni extradé, ni livré à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit. »

«Sous ma nouvelle monarchie, personne n’a le droit de m’extrader à la CPI à La Haye, même si je tue tous mes sujets puisque j’ai l’absolution totale sous l’Article 91.»

Voilà une partie du fond de la Constitution de la nouvelle monarchie à laquelle notre roi Sassou 1er veut que ses sujets donnent un blanc-seing et cela qu’ils le veuillent ou non même si seulement 1% de la population vote manu-militari j’établirais mon royaume de gré ou de force, mon pouvoir étant au bout de mes armes amassées à Tsambitso. Constitution ou plutôt édicte royal retaillé, bien cintré à la mesure de notre roi et qui reposait dans ses tiroirs depuis plus d’un an. Il nous l’a bien dit lors de son discours du 22 Septembre, seuls les profanes n’ont pas compris et je cite « En observant l’évolution de la société congolaise depuis plus de 50 ans de mon règne, j’ai retenu que mes sujets veulent que je décide à leur place. Ils veulent que je règne sur eux. Ils ne veulent pas non plus qu’on restreigne ou qu’on les prive de la liberté que seul moi peux leur donner. Ils veulent que j’impose mon nouveau royaume. Ils n’ont pas le droit de dire non, ni un autre choix à faire puisqu’ils sont mes sujets. Je me fous d’eux parce qu’ils sont Cons-golais et doivent avoir honte de l’être.»

J’appelle donc le peuple tout entier du Nord au Sud, d’Est en Ouest, à mesurer la grossièreté de l’acte présidentiel dont la forfaiture n’a d’égale que le pas de course auquel cet exercice lourd de conséquences est soumis. Si cette forfaiture venait à prospérer et à passer le cap du référendum, le Congo aura fait un bond de plus de 50 ans en arrière, pire que le monopartisme. Denis Sassou Nguesso aura transformé la République en une Monarchie dynastique des Nguesso. Vaillant Peuple congolais, Jeunesse congolaise, la liberté et la démocratie ont un prix, sommes-nous prêts à le payer ! D’ici au 25 Octobre les choses ne seront pas de tout repos, mais de grâce ne soyons pas la risée de l’Afrique!

Fait à Montréal, Canada, le 10 Octobre 2015

Alain MIZELLE



 

Commentaires  

 
0 #1 infidelite 27-08-2016 13:24
Que dire de plus ? vous avez tout dis sur cette page.
Extrêmement enrichissant
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