18/10/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Deuxième journée de désobéissance civile au Congo-Brazzaville : désobéissance civile suivie à 80% à Bacongo

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A Brazzaville, Pointe-Noire et ailleurs, la population observe le mot d’ordre d’obéissance civile pacifique et citoyenne malgré le climat d’intimidation que les forces de l’ordre veulent imposer par les armes et les gaz lacrymogènes.

Ce mercredi 21 octobre 2015, la désobéissance civile a été suivie à 80% à Bacongo, Makélékélé et Mfilou. Dans les autres quartiers de Brazzaville, on a observé un calme précaire dans les rues.


La journée d’hier s’est achevée sur une note triste pour les combattants de la liberté, défenseurs de la loi fondamentale.

En effet, nous avions perdu plusieurs de nos compatriotes tombés sous les balles des « guerriers de la mort » à la solde du pouvoir sanguinaire et dictatorial de Denis Sassou Nguesso. Ce même Sassou qui déclarait récemment vouloir la paix et protéger les populations. Pourtant, hier il n’a pas hésité à envoyer ses sbires semer la mort à tout coin de rue de Brazzaville et Pointe-Noire bien sur sans oublier les autres régions prises aux services et harcèlement répressif des hommes en tenues.

Très tôt le matin vers 1h 30 les résidences de Guy Parfait KOLELAS et d’André OKOMBI SALISSA, deux leaders de l’opposition, ont été quadrillées par les bérets rouges et plusieurs hommes en tenues (pantalon noirs et tee-shirts bleu) sans notification aucune du pourquoi de cette mesure répressive.

Comme on a pu retrouver ces mêmes « escadron de la mort » vers 8h pourchassant les combattants dans les secteurs du square de Gaulle, Saint Exupery, Ancien Telé-Congo, le quartier « la milice », etc pour disperser la foule disparate constituée en petits groupes tentant de rejoindre le domicile de Parfait KOLELAS vers la glacière à BACONGO.

Quelques tirs de gaz lacrymogènes ont été signalés sur l’avenue de la Base, près de l'aéroport de Maya-Maya. Des face-à-face entre manifestants et forces de l’ordre, mais a priori pas de violences. Dans certains quartiers, la vie économique reprend peu à peu. Les rues vides mardi ont retrouvé une circulation timide ce matin dans le nord de Brazzaville.

Les scènes apocalyptiques d’hier se sont répétées. Barricades et incendies de pneus. Malgré les gaz à la moutarde et les tirs, les militants de la liberté ont bravé les policiers pour tenter d’atteindre le commissariat central de Brazzaville.


Comme on peut le constater, Le Congo est devenu un pays de l’anarchie et du clientélisme. Comment comprendre d'un côté on a autorisé hier des marches pacifiques encadrées par des forces de l'ordre et l'autre des bastonnades et des tueries pour une marche pacifique ?

Si c’était justifié de changer la constitution pourquoi ne pas laisser le peuple s'exprimer librement ? Pour le PCT et le pouvoir en place, le peuple n'est représenté que par les moutons de militants du PCT et les autres ne sont que de la chair à canon.

Regardez comment SASSOU divise le Congo ! Ne tombons pas dans ce piège habilement orchestré par les fossoyeurs de la république soutenus par les milices déguisées pour distribuer la mort à tout coin de rue.

Hélicoptère à Kayes (Bouenza)


Sassou envoie un hélicoptère à Kayes récupéré le ministre Maboundou, le Préfet Tombet Kendet, le député de Nkayi Emile Mabonzo, Mrs Moudoudou et Bidimbou qui s’étaient réfugiés à l’Hôtel Mouti-Yaka à Kayes.

Bilan : 150 djakarta brulés (quartier Mataba à Madingou) et villa de Placide Moudoudou brulée

12 h 43 : Irruption au siège de l’UPADS où les leaders de l’opposition tenaient une rencontre pour décider la suite à donner à la situation en cours et notamment une conférence de Presse. Les policiers s’en prennent à aux militants présents qui ont été très vite soutenus par les leaders de l’opposition. Au final tout ce beau monde est arrêté sous le motif fallacieux de détention de Cocktail molotov. Parmi eux on y retrouve :

- Clément Mierassa

- Colonel Bongouanza

- Colonel Kinfoussia

- Marion Mandzimba Ewouango

14h 30 : Communiqué de Presse de l’opposition où on demande au président de la République d’apaiser le Congo, a déclaré M. Mpouélé, appelant M. Sassou à simplement retirer le projet de Constitution qui a selon lui profondément divisé les Congolais.


« Nous avons enregistré 20 morts et de nombreux blessés », a tenu à préciser à la presse M. Paul Marie Mpouélé, porte parole de l’opposition congolaise et coordonnateur du Frocad. C’était devant Mathias Dzon, Pascal Tsaty Mabiala, Claudine Munari, Rigobert Ngouolali, Jean Itadi… On y a noté les absences de Guy Romain Kinfouissia, Marion Mandzimba et Henri Bounkoulou. L’absence des cinq derniers cités se justifie par leur convocation depuis ce matin par le procureur de la République devant lequel les 4 premiers sur les cinq interpellés, devaient se présenter demain matin pour : « détention de cocktail molotov ».

« Il appartient au Président de la République d’apaiser le Congo en retirant son projet de référendum », a déclaré, en substance M. Mpouélé.

18 h 00 : Survie avertit qu’au lieu d’isoler le régime et de suspendre sa coopération militaire, la France accueille aujourd’hui un ministre de Sassou !

Selon l’opposant Paulin Makaya, l’un des leaders de la contestation de la veille, l’objectif n’est pas la violence, mais la désobéissance pacifique : « Nous voulons bloquer les activités jusqu’à ce que le président Denis Sassou-Nguesso s’en aille ».

18h28 : François Hollande appelle le président Sassou Nguesso à l'apaisement.


François Hollande a appelé le président Denis Sassou Nguesso à « rassembler, respecter, apaiser » alors que de nouveaux affrontements ont eu lieu à Brazzaville.

« Denis Sassou Nguesso peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit et le peuple doit répondre. Ensuite il faut toujours veiller à rassembler, respecter et apaiser », a-t-il plaidé lors d'une conférence de presse commune avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, en visite d'État à Paris.

François Hollande a rappelé que la position de la France était en toutes circonstances de « ne pas reconnaître les actes de force et appeler à des élections ».


Le référendum de dimanche aura-t-il lieu ?


De nouveaux affrontements ont eu lieu mercredi matin à Brazzaville au lendemain de heurts meurtriers dans la capitale congolaise en lien avec le référendum constitutionnel de dimanche qui pourrait permettre au président Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016.

Depuis l'annonce début octobre du référendum de dimanche, deux coalitions d'opposition dénoncent comme un « coup d'État constitutionnel » cette consultation sur un projet de nouvelle constitution faisant sauter les deux verrous empêchant M. Sassou de briguer un troisième mandat.

Nouvelle mobilisation pour le 23 octobre

Malgré le calme précaire constaté ce mercredi, les opposants ont promis de se retrouver le 23 octobre dans les rues pour marcher sur la Présidence, ont promis certains leaders.

Des informations font état de la fuite de certains proches du pouvoir vers l’étranger.

Sassou aurait autorisé sa femme de quitter discrètement le pays pour se réfugier au Gabon. Les manifestants congolais s’inspirent du Burkina Faso pour obliger le président à fuir le pays

Selon le Frocad, la plateforme d'opposition qui avait appelé à se rassembler, un message avait été donné aux militants de rester chez eux ce jour. Aucune manifestation n'est programmée aujourd'hui : « Nous avons prévu deux jours de rassemblement nous a expliqué cet opposant : un mardi et un autre le 23, vendredi ».

Contrairement à mardi, il y avait beaucoup de femmes dehors ce mercredi, sur le bord des avenues. Des femmes qui en fait ont décidé de quitter le quartier, échaudées par les violences de la veille. Et par petits groupes, toute la matinée, on a pu les voir avancer sous la chaleur, enfants et maigres baluchons sous le bras, pour espérer rejoindre des proches et passer les jours qui viennent en sécurité.

Enfin, les informations restent toujours difficiles à obtenir compte tenu du fait que l’Internet mobile et les SMS sont toujours coupés, tout comme le signal de RFI.

DAC PRESSE



 

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