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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

CONGO-BRAZZAVILLE : Ban Ki-Moon demande à Sassou Nguesso de négocier

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Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, a exprimé, mercredi, 21 octobre, son extrême préoccupation face aux violences entre l'opposition et le gouvernement congolais, à l'approche d'un référendum constitutionnel contesté. Son représentant en Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, arrive vendredi, 23 octobre, à Brazzaville pour mettre tout le monde autour de la table.

Ban Ki-moon dit ceci : "Les informations sur les récentes violences sont particulièrement inquiétantes. J'encourage toutes les parties à emprunter la voie d'un dialogue politique inclusif avant le référendum et à résoudre tout différend de façon pacifique". Le secrétaire général des Nations-Unies faisait référence aux affrontements des derniers jours, à Brazzaville, à Pointe-Noire et dans presque toutes les villes du Niari, de la Bouenza, de la Lékoumou, du Kouilou, et du Pool (dont Brazzaville), qui ont fait « zéro mort » selon Thierry Moungala, ministre de la Communication et porte parole du gouvernement, « quatre morts » selon Raymond-Zéphyrin Mboulou, ministre de l'Intérieur, et « une trentaine de morts », selon la coalition de l'opposition IDC-FROCAD.

Pendant que les Congolais s'entre-tuent, Sassou s'est réfugié à Oyo avec femme et certains proches parents d'où il suit ces événements qu'il a, sciemment, suscités. Ban Ki-moon qui reconnaît le droit de manifester à l'opposition, lui demande de négocier avant le référendum. Notons que le préfet de Brazzaville a pris un arrêté, ce jeudi soir, qui interdit toute manifestation et tout meeting jusqu'à nouvel ordre. Voilà comment s'exerce la démocratie au Congo-Brazzaville.

L'opposition condamne, sans retenue, la tenue de ce référendum du dimanche, 25 octobre, qui devrait permettre à Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat, en juillet 2016, après 32 ans passés au pouvoir. L'opposition, dans son ensemble, a annoncé qu'il « n'y aura pas de vote référendaire », le 25 octobre, au Congo-Brazzaville.

Malgré la répression qui s'abat sur ses partisans, elle a réussi à paralyser l'activité économique depuis mardi, 20 octobre, où presque rien ne fonctionne dans le pays. Les bureaux sont vides alors que la présidence de la République a garanti la sécurité à toute personne qui irait travailler et a encouragé les Congolais à vaquer à leurs occupations. Un appel qui n'a pas été entendu, y compris dans les quartiers Nord de Brazzaville où il y a eu des tirs et des casses cette nuit de mercredi à jeudi, 22 octobre (une station Total a été incendiée en partie).

Malgré le soutien du président français que condamnent les Congolais avec la plus grande énergie, le président congolais a le dos au mur. Il a beau avoir comme avocats défenseurs auprès de François Hollande les présidents du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, et de Guinée, Alpha Condé, il ne se relèvera pas de cette épreuve. Qui cherche trouve, dit l'adage. Il a cherché et il a trouvé. Il a d'ores et déjà envoyé une partie de sa famille au Gabon (le Congo n'étant plus un pays sûr pour elle) tandis que d'autres de ses parents ont regagné la France, les Etats-Unis, le Canada, les Emirats Arabes Unis et même l'Afrique du Sud.

Lui-même suit les événements depuis Oyo, son village natal, à quelques encablures de l'aéroport international d'Ollombo, un aéroport sans trafic qu'il a construit pour ses besoins domestiques.

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Congo – Référendum : Le Frocad annule la journée du 23 octobre par un communiqué

Par une déclaration officielle de ce 22 octobre, le Front républicain pour le respect démocratique et l’alternance démocratique (Frocad) annule la marche du 23 octobre.

DAC presse reprend pour vous l’intégralité du communiqué lu par Paul Marie Mpouélé, coordonnateur de la plate-forme

« Le Frocad annonce que toutes les activités politiques prévues dans le cadre de la campagne référendaire pour la journée du 23 octobre 2015 sont annulées sur toute l’étendue du territoire national.

La Coordination invite tous les militants et sympathisants du Frocad à demeurer vigilants et constants à toute épreuve, dans leur droit démocratique dans le débat actuel, c’est- à- dire Non au changement de la constitution. Elle appelle à ne pas céder à la provocation et à la désinformation de toute sorte et de conserver à l’esprit la ligne directrice consacrée dans les documents fondamentaux de la plate-forme, à savoir la paix, la non-violence et la tolérance démocratique.

La Coordination exhorte tous ces militants et sympathisants au maintien de la paix et au refus d’actes de violence sur toute l’étendue du territoire territoire nationale. »

Fait à Brazzaville, le 22 octobre 2015

Pour la Coordination, Paul Marie Mpouélé


 

 

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