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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Le Projet d’une nouvelle « République des NGUESSO » est un virus dangereux pour le Congo

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L'instinct pathologique de la conservation du pouvoir chez les NGUESSO ne peut surprendre un observateur averti de la politique au Congo. Ce qui est surprenant dans la situation actuelle, c’est que non seulement le ridicule ne tue plus mais la honte est devenue une qualité chez les NGUESSO. Même quand le peuple dit NON, ce Non est transformé par des méthodes marxistes de tricheries à la KIM IL SUNG, dont cette famille immonde détient le secret, en une réussite « honnête ».

Voilà la leçon de morale que PAPY SASSOU transmets à ses enfants et petits-enfants. Ces derniers croient que le Congo leur appartient et que personne d’autre ne peut être à sa tête qu’un des leurs même après la mort de SASSOU. Quelle hérésie de penser que les NGUESSO sont les meilleurs du Congo ?

Les Congolais doivent savoir que Denis Sassou Nguesso, qui n’est pas à son premier coup d’Etat, avait juré devant les sages Mbochi à Oyo, qu’il ne lâchera pas ce pouvoir tant qu’il est en bonne santé, avec toutes ses facultés physiques et intellectuelles. Il s’était juré de ne pas se faire appeler « ancien président ». Parmi les 4 millions de Congolais, pour l’instant, Sassou avait dit, qu’il ne voit personne qui peut le remplacer au sommet de l’Etat.

Tel qu'il en découle des propos tenus personnellement par le Nkani d'Oyo, Sassou Nguesso et qui prouve la suprématie qu’il entend exercer en considérant les congolais comme étant ses sujets, justifie largement ce paternalisme qu’il exerce au sommet et au sein de l’Etat. Cette justification mystico-tribale n’est pas un fait fortuit.

Ainsi, pour ne pas cautionner cette attitude qui est d’un autre âge, pas celui des congolais qui aspirent à la démocratie et à l’alternance politique pacifique, le Pr. Abdoulaye Bathily (Représentant du SG de l'ONU pour l'Afrique Centrale) a dit sur les antennes de RFI : « Si on dit que la vie d'un pays dépend d'un seul individu, cela veut dire que ce pays est en danger, je crois à la nécessité qu'un pays soit dirigé par une équipe d'hommes et de femmes interchangeables, c'est pourquoi je milite pour qu'il y ait des changements à la tête des pays et que les règles constitutionnelles soient respectées. De manière globale, un président qui a exercé un ou deux mandats dans le cadre d'une constitution, si celle-ci est modifiée, il ne peut y avoir d'effets rétroactifs et qu'il se permette de dire que l'ancienne constitution doit être mise de côté et que lui doit prendre à nouveau de nouveaux mandats, ça n'a pas de sens. »

Pourtant tous les congolais y compris ceux qui sont au PCT cessent tous de répéter que nous sommes en démocratie. Politiques, médias, femmes et hommes de la rue, tout le monde le scande à qui mieux mieux. Mais lorsqu’arrive l’instant où nous devrions transcender nos peurs et nos échecs, nous sommes manifestement poussés par une espèce de repli sur soi et oublions ce que signifie « démocratie » : le pouvoir exercé par le peuple. Ce 25 Octobre 2015, le peuple a-t-il exercé son pouvoir ?

Il est évident que la réponse ne fait aucun doute que c’est NON. Car nous avons en place au Congo une oligarchie clanique qui s’est érigée le privilège de se dire « être élus ». Ce ne sont que des pseudos politiciens professionnels, dont l’objectif premier, comme on a pu le voir dernièrement, n’est pas de représenter le peuple par ses choix cohérents dans un hémicycle, mais d’accéder et de conserver aussi longtemps que possible le pouvoir pour eux, leur proches et propulser leur progénitures.

Pour parvenir à conserver le pouvoir, il faut faire campagne et se faire élire. Pour faire campagne, il faut de l’argent. Or cette oligarchie a toutes les branches financières du Congo entre ses mains et on use à faire venir toute sorte de personnes qui monnayent ses prestations même pour venir tuer des gens. Ceux qui en gagnent à foison arrivent à s’enrichir immensément parce que les politiques créent (ou tolèrent) les conditions de leur enrichissement (niches et évasions fiscales, impunité, immunité, facilités, cécité et pourquoi pas régionalisme …).

Au Congo, seul un sourd-aveugle peut mettre en doute le cynisme et la capacité de nuisance des NGUESSO dont l’assassinat, l’empoisonnement, la barbarie, le vol, la tricherie, la corruption, la médiocrité et l’incompétence sont inscrits dans leurs gènes patrimoniaux.

Comme nous l’avions vécu ces dernières semaines sans forcer le trait, les mallettes de l’achat des consciences et de financement de campagnes référendaires ont fait l’objet de beaucoup de sortie d’argent. D’aucuns avancent le chiffre de 32 milliards de F. CFA en trois semaines. Comme si cela ne suffisait pas , ils se seraient permis de noyer certains dirigeants politiques français sous les puits de pétrole congolais.

Comme l’argent seul ne suffit pas pour la conservation à vie du pouvoir, Sassou Nguesso a repris ses vieux démons de militarisation du Congo en distribuant les armes auprès de ses figurants.

Ne nous trompons pas le pouvoir des NGUESSO n’est qu’une oligarchie sultanesque : « (…) un règne personnalisé dans lequel les institutions et les lois sont affaiblies, et où le dirigeant gouverne par l’entremise d’un pouvoir coercitif et matériel lui permettant de garder la mainmise sur la peur et les rétributions » (p. 136). Peter Hägel in Les milliardaires : une oligarchie dans la démocratie ?

Qui a produit et écrit la Constitution qui est bonne pour la poubelle aujourd’hui ? Ne serait pas cette même oligarchie au pouvoir ? C’est-à-dire ceux-là mêmes qui devraient en respecter les règles. C’est comme si vous vous demandiez au délinquant de fixer lui-même la nature de sa peine, ou au contrevenant de décider du montant de son amende… Conflit d’intérêt flagrant. Il est clair que le problème ce n’est pas la constitution du 20 janvier 2002.

La Constitution, si la Nouvelle Constitution qui chapeautera notre système de démocratie directe, devra être écrite, non pas par des politiques, mais par des sages, des personnes connues et reconnues pour leur intégrité et dont leur compétence en la matière est prouvée, leur hauteur de vue, leur tolérance, leur attachement au bien commun, etc. On peut imaginer un groupe constitué de juristes constitutionnalistes, de philosophes, de sociologues, de scientifiques, d’éducateurs, de représentants de la Justice, des Droits de l’Homme ou d’associations civiles et caritatives. Mais certainement pas par des gens comme Mrs Placide LENGA (Président de la Cour Suprême, ami personnel de Sassou Nguesso), Auguste ILOKI (Magistrat, Président de la Cour constitutionnelle), Placide MOUDOUDOU (Juriste, spécialiste en droit administratif, doyen de la Faculté de droit et conseiller du Ministre jean Jacques Bouya qui est le neveu de Sassou Nguesso) et Hamidou Komidor Njimoluh (Juriste constitutionnaliste, ambassadeur du Cameroun au Congo) dont les accointances avec le pouvoir est plus critiquable sinon font partie de cette poignée d’oligarques véreux. Chacun de ces rédacteurs de la constitution vomie par les Congolais a reçu la somme de 200 millions de FCFA pour entériner les vœux du monarque Sassou Nguesso de pouvoir continuer à diriger le Congo pendant 3 mandats présidentiels de 5 ans soit 15 ans de plus, de mourir au pouvoir et bénéficier d’une immunité totale de l’ensemble des assassinats, des crimes politiques et économiques et surtout, pouvoir préparer la progéniture, l’un des fils qui assurera la relève au moment du décès du monarque.

En plus, une nouvelle constitution doit faire l’objet d’un consensus national et non le désir des uns, une minorité, pour primer sur la majorité.

Ce qu’on nous propose ce jour n’est plus ou moins qu’une monarchie et non une quelconque nouvelle république qui ferait évoluer les institutions.

Pensez-vous que le peuple approuvera un corps électoral arrêté de 2014 à 1.880.903 électeurs. Selon leurs propres services du conseil national de sécurité mais pourtant le nombre de votants lors du référendum illégal du 25 octobre 2015 n’a pas dépassé le chiffre de 10.000 sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui donne un taux de participation de 0,5% ? Mais pourtant l’on n’hésite pas à nous chanter sous tous les toits que le OUI l’aurait emporté à plus de 92%, selon les résultats publiés ce matin, 27/10/15.

Pensez–vous que le peuple congolais approuverait une oligarchie des services publics, comme la fourniture et distribution de l’eau ou de l’énergie, les transports publics, les banques, soient privatisés afin d’enrichir des actionnaires qui ne sont autre que les membres de cette même oligarchie ?

Pensez-vous que le peuple congolais approuverait que cette oligarchie érigée en pouvoir politique et financier puisse laisser proliférer des transactions financières avantageuses ou des spéculations financières douteuses pour les membres de l’oligarchie au nom de la survie du pouvoir ?

Le constat est sans équivoque, il montre parfaitement que ce projet n’est pas pour le bien public mais pour l’intérêt personnel et égoïste de quelques-uns en particulier de DENIS SASSOU NGUESSO et sa famille sur lesquels pèsent d’énormes soupçons d’assassinats, de détournements, crimes économiques. C’est gros comme le nez au milieu de la figure, personne n’est dupe, c’est dénoncé à longueur de temps. C’est pourquoi, le pouvoir de Mr SASSOU a perdu toute sa crédibilité au niveau national et à l’étranger. Cette oligarchie dirige le Congo par usurpation. Cette oligarchie s’est donnée les moyens de se protéger mutuellement. En toute impunité et au nom d’une pseudo-démocratie à la hussarde ils veulent nous imposer une loi qui dessert l’intérêt général.

Tout congolais devrait intégrer dès à présent que ce projet doit être rejeté, il le sera car le peuple est le pouvoir. Continuons à nous mobiliser, nous ne sommes pas seuls.

Peuple congolais, il nous appartient d'intérioriser la lutte pour notre liberté. Car on ne peut coloniser que ceux qui sont colonisables. Un peuple instruit, comme nous le sommes, ne se soumet jamais et ne renonce pas. A présent, nous savons tous que SASSOU NGUESSO et ses sbires n'ont qu'un désir manifeste de soumettre les Congolais sous sa dictature. Nous sommes sans ignorés que la dictature désigne un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu'aucune loi ou institution ne les limite.  Congolais, Congolaises, à travers le pouvoir social, et non les moyens technologiques de destruction, qui constitue la plus forte garantie de la liberté.

Dans toute société, le niveau de liberté ou de tyrannie dépend largement de la détermination du peuple à être libre, de sa volonté et de sa capacité à s'organiser pour vivre librement, et surtout de son aptitude à résister à tous les efforts de domination ou d'asservissement. En d'autres termes, nous congolais, devrons utiliser la société elle-même comme moyen d'établir et de défendre notre liberté.

Chacun peut constater maintenant que la fourberie, le mensonge et la manipulation ont été érigés comme système de gouvernement au Congo-Brazzaville.

Chaque congolais doit dorénavant prendre ses responsabilités pour continuer la désobéissance civile sous toutes ses formes.

Les congolais n’accepteront jamais ce Projet d’une Nouvelle "République des NGUESSO" qui est la pérennisation de la monarchie, un virus dangereux pour l’avenir du Congo. Disons le de manière nette, si les Congolais restent inactifs et laissent se pérenniser cette jurisprudence qui est antidémocratique et anticonstitutionnelle, comme l'est le virus EBOLA, il y aura une propagation incontrôlée, des émules vont suivre en RDC (République démocratique du Congo), au Rwanda et dans d'autres pays d'Afrique.

Jean-Claude BERI ( DAC)


 

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