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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

SASSOU a promulgué sa constitution, et alors !

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Cela peut paraître puéril de dire que Denis Sassou Nguesso, quel que soit le taux d’abstention du référendum de la honte, le dictateur-sanguinaire Denis Sassou Nguesso avait bel et bien l’intention de promulguer sa constitution des « BONOBOS ».

Nous le savions d’avance et cela n’étonne que ceux qui n’ont aucune stratégie de la lutte politique au Congo et méconnaissent le tempérament jusqu’auboutiste du machiavel d’Oyo, son désir de s’accrocher au pouvoir ad vitam æternam. Et à sa fin de vie, un régent le succèdera.

Machiavel a fait état de deux manières de gérer un pays : ou on est aimé par son peuple, ou on est craint en semant la terreur. Sans nul doute, le sanguinaire d'Oyo a choisi la deuxième option. Il convient de dire que Sassou a atteint le sommet dans la hiérarchie des dictatures et de la criminalité...

Dans ses mémoires, Blaise Compaoré justifie sa fuite inattendue dès qu'il a su que l'armée était en train de tirer sur les manifestants. A contrario, dans son instinct pathologique de conservation du pouvoir, Sassou a vu son obsession pour le sang assouvie lorsqu'on lui transmit la comptabilité macabre des jeunes congolais massacrés par son armée tribale...

Ceux qui sont pour une république bananière et patrimoniale des Nguesso le savent très bien que leurs jours de pilleurs, de corrupteurs, de destructeurs de biens d’autrui et surtout d’assassins sont plus que jamais réconfortés. La perpétuation du clanisme au Congo. D’où ce slogan : « Ekoti té, ésili té ».

Qu’à cela ne tienne, les partisans de la « République  dictatoriale et monarchique des Nguesso » à travers l’euphorie, les actes de jubilation qu’ils manifestent tous les jours dans les rues de Brazzaville et sur Télé-Foufou, semblent ignorés que tout système politique, peu importe sa durée, comporte en lui-même, les graines de sa propre destruction.

Plus le Congo-Brazzaville se rapproche de l’utopie d’une soit disant « nouvelle  République  dictatoriale et monarchique des Nguesso », plus il a de raisons de voir s’accroître les inégalités sociales et territoriales, et par conséquent, de suivre sa pente répressive, par son autoritarisme, en exploitant sans limite les richesses nationales au profit d’un clan et en laissant la majorité des Congolais vivre sous le seuil de la pauvreté. La gloutonnerie démesurée des membres du clan à vouloir s’accaparer de tout en faisant les « matalana » et les selfies avec les musiciens de l’autre rive du fleuve Congo, la pénurie de nouveaux tributaires à exploiter et la baisse de la productivité intérieure rendront alors insolvables les politiques intérieures des Nguesso. La crise survient et engendre des révoltes populaires, la perspective d’un effondrement économique poussera à la décentralisation, incitera les mouvements séparatistes et sécessionnistes, si bien que la « Républiques des Nguesso » finira par craquer. Ou mieux, la nouvelle république, émanation du clan d'Oyo remettra au goût du jour les coups d'Etat par les militaires.

Ceci dit cette promulgation par Denis Sassou Nguesso, ce 06 octobre 2015 de sa constitution issue d’un référendum rejeté, haché, hachuré et vomi par le peuple congolais en grande majorité porte en elle les germes de sa propre destruction. En effet toutes les institutions issues de la constitution de 20 Janvier 2002 sont encore en place. Cette manœuvre ne peut tromper que l’amateur non clairvoyant qui suit les lanternes célestes espérant qu’elles lui apporteront la vérité. Mais comme tout le monde sait les lanternes finissent toujours par retomber mêmes si elles montent très haut.

Pour être plus clair, cette constitution ne sera valable qu’après la mise en place des nouvelles institutions. Or ce n’est pas encore à l’ordre du jour. De sources juridiques, il m’a été rapporté que cette possibilité ne pourrait être envisagé qu’a au-delà d’août 2016 d’après les experts.

Pourquoi avoir organisé ce référendum de la division ?

On l’a vu les jours précédents l’organisation du référendum la fébrilité et la peur qui s’étaient accaparés des ténors claniques et gloutons du pouvoir. Organiser ce référendum c’était le bol d’air espéré pour mieux continuer son travail de sape et de corruption des plus faibles d’entre nous. Ces officines avaient déjà prédit ce résultat catastrophique et se préparaient à une offensive meurtrière à l’annonce des résultats. Ce scénario permettait à Sassou de proclamer l’Etat d’urgence afin de se donner librement à ce qu’il sait faire de mieux les massacres des populations et de certains opposants en vue.

Mais ces officines claniques composées de petits inassouvissables qui se prenaient pour des hypers experts en droit constitutionnel se sont mêlés les pinceaux entre la politique et le droit. Beaucoup se sont révélés n’être que des assassins du peuple.

L’opération qualifiée de simple et banale devant une opposition qui semble–t-il est contrôlée et assujettie à la trésorerie de MPILA s’est révélée être un fiasco.

Cette  promulgation a un goût de honte, de forfaiture de trahison. D’habitude les partisans de ces escroqueries politiques se donnent à cœur joie après chaque parjure, forfaiture. Là, silence radio, on se contente d’observer de loin cette proie usurpée et dont on aurait honte de venir partager le butin.

SASSOU sera tué par le siens !

Cela peut paraître puéril de dire que Sassou sera tué par les siens. Pourtant ce qui se trame aujourd’hui sur son dos n’est pas quelques choses à souhaiter à un être humain. En accordant la part belle à sa progéniture débile et à son clan inassouvissable, Sassou vient de jouer sa dernière partie d’échec menteur. Les temps ont changé autour de lui. Et ceux qui lui préparent un coup fatal ne sont plus seulement à compter parmi les opposants mais bien parmi ceux-là mêmes qui partagent sa table.

C’est dire que notre combat n’est pas seulement le rétablissement du droit constitutionnel mais surtout d’éveiller la conscience de notre peuple qu’il ne faut surtout pas tomber dans le piège tendu par le PCT qui consiste à semer le trouble politique pour avancer ses pions.  Sassou  n’est plus en droit d’exiger un quelconque dialogue ou de négocier quoi que ce soit  pour la bonne et simple raison, ce 6 novembre dernier,  il vient lui-même de commettre l’erreur fatale qui lui vide de toute sa substance légitime Et ce, après avoir fait massacrer les congolais par des corps expéditionnaires étrangers et surtout utiliser des balles réels sur des populations désarmées.. C’est désormais  un président illégal et illégitime en trahissant sa propre constitution du 20 Janvier 2002.

En dépit de sa promulgation dont l'application est censée immédiates, sauf dispositions transitoires, les juristes que nous avions consultés sont formels , cette constitution est illégale donc ne peut être s’exercée nulle part ailleurs  surtout pas dans le cadre du Congo. Nous réitérons ce que nous disions : M. SASSOU n’est plus le Président du CONGO, a quoi sert donc  les promulgations d’un homme à qui le peuple ( détenteur du droit  absolu)  a retiré toutes prérogatives constitutionnels ?

Le dictateur Sassou Nguesso a allégrement violé les dispositions intangibles de la Constitution du 20 janvier 2002 pour se maintenir au pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel qui s’achèvera le 12 août 2016 d’une part, et d’autre part, il s'est s’octroyé une amnistie totale et à vie selon les dispositions des articles 10 et 87 de la dite Constitution pour tous les crimes de sang et tous les crimes économiques commis pendant ses 32 ans de règne sans partage.

Alors que nous reste-il ?

L'ignominie du clan Sassou a atteint un degré de paroxysme tel que le peuple congolais se doit de réagir démocratiquement aux élections de 2016. Lorsque nous parlons du clan Sassou, il est question de montrer que ces individus sont obnubilés par le pouvoir et se terrent dans une cécité et un autisme suicidaires. Faisant preuve d’un total complexe de supériorité, ils ne tirent aucune leçon des événements passés qu’a connu notre pays ou récents qui ont traversés d’autres pays au printemps dernier.

Tout cela prouve que ces hommes ont atteint un degré d’ignominie qui n’a d’égal que leur voracité affairiste du pouvoir. Autrement comment comprendre au moment où des familles congolaises entières pleurent leurs enfants lâchement assassinés, Denis Christel Sassou Nguesso se pavane en octroyant des bourses d’études à des enfants malicieusement choisis pour poursuivre leurs cursus en Afrique de l’Ouest . Même pas un mot d’oraison funèbre pour les martyrs tombés pour la nation. D’ailleurs pourquoi le faire puisque ce ne sont que des animaux qui ont été tués. Comment ne pas être tenté d’accorder du crédit à tous ceux qui veulent la scission du Congo ?

L’on peut nettement conclure que personne n’aidera le Congo si nous ne nous prenons pas nous même en charge. Dénoncer ce qui est injuste et criminelle pour le pays est un devoir de vérité qui incombe à tous les congolais. La délation n’est répugnante que si l’on dénonce un combat juste pour servir des causes immorales

Luttons contre toutes ces formes régressives habillés de blanc pour faire croire à une élévation positive de la société congolaise. Notre peuple est enfermé dans une spirale de mensonges et de fausseté sensées faire croire que nous naviguons vers un développement et une émancipation. Avec ce pouvoir, notre démocratie est comprimée dans un caisson manquant d’air. Face à  cette dictature, luttons avec les moyens qui sont les nôtres : la désobéissance civile, villes mortes grève générale doivent se poursuivre …..

Serait-on devenu anti-démocrate de vouloir se battre pour faire respecter les institutions ? les Appels à un dialogue ou une négociation alors que l’on vient juste de commettre un parjure, une forfaiture et un tripatouillage constitutionnel qui plébiscite les dirigeants illégitimes serait un choix tribal ?

C’est pourquoi ce qui souffle en ce moment n’est qu’une brise entraînant avec elle un vent qui secoue les arbres pour laisser tomber les feuilles mortes afin de régénérer l’alternance. Mais ne laissons pas l’ouragan s’installer. C’est ce contraste flagrant entre les ambitions démagogiques du clan SASSOU et celles du peuple qu’il faut dénoncer avec force et détermination.

Jean-Claude BERI ( DAC)

 

 

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