17/10/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

UN GOUVERNEMENT QUI TIRE SUR SON PEUPLE DOIT ETRE RENVERSE PAR LE PEUPLE

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Comme un couperet, la maxime révolutionnaire est tombée : « Un gouvernement qui tire sur son peuple doit être renversé par le peuple » (1). Depuis le massacre d’une trentaine (2) des jeunes Congolais qui manifestaient à mains nues, elle a pris sa signification et devra s’appliquer dans toute sa rigueur.

Quand la barbarie atteint son paroxysme, la lutte sans merci contre la tyrannie devient une obligation. Mais ces victimes suffisent–elles pour assouvir l’obsession pour le sang du sanguinaire d’Oyo ? . Des combines sur le dos du peuple, relatives à un éventuel « dialogue » ou un hypothétique « gouvernement d’union nationale » sont à exclure. Elles ne sont ni opportunes, ni justifiées. Notre colère est abyssale et seul le départ, sans autre forme de procès du tyran nous permettrait de faire notre deuil.

Un permis de tuer nauséeux

Le permis de tuer, délivré par F. Hollande au récidiviste Sassou Nguesso Dénis, à travers sa déclaration puant le pétrole sur le perron de l’Elysée en date du 21 octobre 2015, fait des ravages dans notre pays. Peut –on faire massacrer des paisibles citoyens au nom de la «  diplomatie économique ? ». Son léger rétropédalage n’y a rien fait. Le mal était fait, les démons des années de guerres civiles hantent les esprits.

De jour et de nuit, pour assouvir sa gloutonnerie du pouvoir, et loin de toutes préoccupations visant l’amélioration des conditions de vie des Congolais, Sassou élabore des stratégies visant la création du rapport de forces en sa faveur. De l’élaboration en catimini de sa nouvelle constitution qui consacre l’impunité, en passant par l’organisation d’un « référendum familial » à la va-vite, avec des résultats qui défient toutes les logiques soviétiques, jusqu’à sa promulgation le 6 novembre 2015, Sassou explose le couvercle de l’ignominie. Il croit avoir conquis sa supériorité tactique qui obligerait l’opposition à lui faire allégeance. Erreur. Désormais, le peuple est de plus en plus vigilant, quitte à désavouer tous ceux qui se compromettraient avec le pouvoir criminel.

Pourquoi la fébrilité du FROCAD –IDC ?

Nous sommes en droit de nous interroger sur la volonté des plateformes FROCAD-IDC d’en découdre avec le pouvoir devenu illégal par la forfaiture. A maintes reprises, alors que des occasions nettes, se présentaient à eux, les deux plateformes ont reculé pour des raisons injustifiées. Incapables de réaliser l’essai largement à leur portée.

Cette valse comportementale s’est produite avant les jeux africains de septembre 2015, lorsque pour des raisons qui ne peuvent s’expliquer que par des entourloupettes sur le dos du peuple, un meeting prévu avant ces jeux fut tout bonnement ajourné. Les leaders des deux plateformes ont cru bon de négocier une « trêve » (sic) avec un pouvoir qui n’en jamais accordé au peuple dans la propagation de la misère.

L’occasion propice pour damer le pion à Sassou fut à n’en point douter le 27 septembre 2015 (3). Personne n’avait compris que mot d’ordre que tout le monde attendait ce jour-là pour prendre d’assaut le Palais présidentiel ne fut pas lancé. Le peuple était prêt à accepter les sacrifices pour justifier l’exigence du changement, pour peu que les leaders eussent pris leurs responsabilités. Ces leaders avaient manifestement d’autres agendas cachés pour ne pas concrétiser le désir ardent du peuple.

A ce niveau de la lutte, plus rien ne devrait être pris au hasard. Peut-on prétendre renverser sans armes l’une des dictatures les plus féroces d’Afrique et négliger la communication qui est à tout point de vue, l’axe central du pouvoir ? Comment peut-on comprendre que l’amphigourique Jean Baptiste BOUBOUTOU BEMBA vienne faire des déclarations à l’emporte-pièce suspendant sine die toutes les activités de l’opposition, alors que le peuple avait besoin de rallumer la flamme après qu’une trentaine de jeunes furent abattus froidement ?

Avait-on besoin de publier en avance la date du 20 octobre 2015, date de «  l’insurrection pacifique », et s’attendre à ce que Sassou- qui n’a aucun respect pour la vie humaine- vous accueille avec des fleurs ? Autre erreur tactique !

Etait-il normal que les activités fussent presque paralysées lorsque OKOMBI SALISSA et Brice Parfait KOLELAS étaient en résidence surveillée ? Mais où était donc passé le plan B de l’opposition ?

Cette kyrielle de questionnements suffit à elle seule pour comprendre la déception du peuple qui avait placé sa confiance en de tels leaders, convaincu que Sassou serait plus que jamais, jeté aux poubelles de l’histoire.

Faut-il le rappeler s’il en était encore besoin, qu’une gestion et/ou conquête du pouvoir, reste à tout point de vue, une question de gestion de rapports de forces ? Et qu’un gouvernement d’union nationale, sous les conditions de Sassou, sans avoir préalablement crée un quelconque rapport de forces en faveur de l’opposition, serait une bouée de sauvetage inespérée pour lui ? Comme Ewo et Dolisie, il va continuer à dérouler son plan machiavélique !

Dans ce champ de bataille post « référendum familial », Sassou et son clan continuent de jouer une partition aisée, alors que l’opposition est complètement désemparée, faute d’une démarche lisible et convergente.

Dissidents ou opposants ?

Au-delà de certains aspects métaphysiques, notre opposition incarnée par les deux plateformes ( FROCAD-IDC) est minée par des contradictions qu’elle aurait pu régler avant de s’engager dans un combat sain, contre le dictateur Sassou.

L’opposition congolaise voulait s’inspirer de la révolution burkinabè pour envoyer le tyran d’Oyo aux mille diables. Comme COMPAORE, Sassou est revenu au pouvoir par coup d’Etat, il est militaire comme l’ex–locataire du palais de Kosyam, il voulait également s’ arroger un troisième mandat etc.. . Mais les comparaisons s’arrêtent là. L’insigne impéritie des deux leaders de l’IDC ( OKOMBI et KOLELAS) se trouve dans l’ambigüité de leur origine politique.

A force de marcher à l’autosatisfaction, à l’autocélébration et à l’autosuffisance, mais incapables d’autocritique, ils sont engagés sur la voie de l’autodestruction. La révolution burkinabè a fait florès parce que ceux qui avaient rejoint l’opposition, avaient quitté le parti de Blaise COMPAORE. Ce qui n’est pas le cas pour OKOMBI SALISSA qui reste membre du bureau politique du PCT et député de ce même parti. Toujours attaché au cordon ombilical pctiste.

De même, Parfait KOLELAS traîne comme un boulet l’accord réactivé URD-PCT qu’il n’a jamais dénoncé et caresse le rêve d’être élu Président de la République en s’appuyant sur le PCT. C’est le moins qu’on puisse dire, le PCT est un bien de Sassou. OKOMBI et KOLELAS ne sont en réalité que des simples dissidents et non des opposants. Nuance ! En toute sincérité, peut-on prétendre combattre une personne et demander à son parti de vous soutenir ? De qui se moque-t-on ?

La nuit a trop duré, le jour doit se lever pour chasser le voile noir qui couvre notre pays et installer un souffle nouveau. Après sa forfaiture, Sassou Nguesso Dénis a perdu toute légitimité. Ses manœuvres dilatoires visant la réalisation de son désir ardent de mourir au pouvoir, s’apparentent désormais à appliquer un cautère sur une jambe de bois. La volonté populaire, brisant tout sur son passage est désormais à l’œuvre. Au bout du compte, elle installera des institutions fortes , capables de protéger le citoyen Congolais lambda contre l’impunité et l’arbitraire qu’il voudrait institutionnaliser dans sa nouvelle constitution, promulguée dans les conditions de cafouillage indescriptible. La place du Congo au concert des Nations est à ce prix.

Djess dia Moungouansi «  La plume du Congo-libre »

(1) Extrait du documentaire "RÉVOLUTIONNAIRE(S)" de HASSIM TALL BOUKAMBOU, diffusé en grande première le 06/11/2015 aux Archives de Paris

(2)Liste des assassinats commandités par Sassou le 17-20 et 21 Octobre 2015

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/26546227766537092/Liste_des_victimes_de_SASSOU_o.jpg

https://www.facebook.com/1471725736435892/videos/1560459570895841/

(3) Pour approfondir la question Le grand meeting du 27 septembre 2015: un goût d'inachevé


Commentaires  

 
0 #1 Rowena 08-08-2016 11:19
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