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Après le référendum constitutionnel : L’I.d.c et le Frocad ne se reconnaissent pas dans la nouvelle Constitution

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Les forces politiques et sociales opposées au changement de Constitution et œuvrant pour l’alternance démocratique en 2016, réunies au sein du Frocad (Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique), et l’I.d.c (Initiative pour la démocratie au Congo) ont organisé, samedi 7 novembre 2015, au siège de l’U.pa.d.s, à Diata, un quartier du premier arrondissement Makélékélé, à Brazzaville, une conférence de presse au cours de laquelle elles ont rejeté la promulgation de la nouvelle Constitution par le chef de l’Etat, le 6 novembre dernier.

Ne reconnaissant pas cette loi fondamentale, ils ont décidé de poursuivre leur combat, à travers la désobéissance civile, sur l’ensemble du territoire national.

Tous les leaders de l’I.d.c-Frocad étaient là, excepté Guy-Brice Parfait Kolélas, qui était en tournée dans le département du Pool. La promulgation de la nouvelle Constitution par chef de l’Etat est, selon eux, «une fuite en avant» qui consacre la «violation de la Constitution du 20 janvier 2002 et confirme le coup d’Etat constitutionnel». Par cet acte, ils estiment que le président de la République vient de «placer le Congo dans une impasse dangereuse». Par conséquent, les deux plateformes de l’opposition ont, purement et simplement, rejeté la promulgation de ce qu’on appelle «la Constitution du 6 novembre 2015» et disent ne pas la reconnaître.

En outre, elles se sont engagées à poursuivre leur combat, à travers la désobéissance civile, sur l’ensemble du territoire national, «parce qu’il y a des points que nous n’avons pas bien pris. Ça prendra le temps que cela prendra, jusqu’à ce que le rapport de force en notre faveur contraigne le président à venir parler avec nous», a expliqué Guy Romain Kinfoussia, porte-parole du Frocad, principal animateur de la conférence de presse.

Pour lui, la désobéissance civile est un moyen de pression. «Ce sont des actes pacifiques. C’est le pouvoir qui va être paralysé et non les populations. Chaque fois que la population serait en difficulté, à cause de cette gouvernance électorale, nous trouverons la voie d’apaisement, pour leur permettre une vie normale. Mais, il peut arriver que le pouvoir n’ait pas les moyens de son autonomie», a-t-il dit.

Les deux plateformes ont, en outre, appelé «le peuple congolais à rester debout et mobilisé», pour faire face à ce qu’ils qualifient de «dictature». «Nous appelons la communauté internationale à accompagner le Congo dans la résolution de cette crise», a-t-il lancé. Selon Guy-Romain Kinfoussia, la présidence de la République ne les a jamais consultés, depuis le début des événements le 20 octobre dernier. «Elle nous consultera quand nous aurons imprimé la pression nécessaire pour que le président se rende compte qu’il ne peut continuer comme ça», a-t-il précisé.

Le conférencier a aussi expliqué que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unis pour l’Afrique centrale, le Sénégalais Abdoulaye Bathily, est arrivé à Brazzaville en consultation et non pour une médiation. «Bien sûr, il a toute latitude pour rencontrer les forces politiques en présence sur le terrain. Tout ce que nous demandons, c’est que le président obtempère à notre exigence, celle de revenir à l’ordre constitutionnel ancien», a-t-il dit.

L’I.d.c et le Frocad déplorent aussi la détention de leurs militants et sympathisants, à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, etc. Selon lui, ils ont été «kidnappés» par des supplétifs de l’armée et de la police. «Des étrangers qui violent, volent et tuent en toute impunité. Nous allons constituer un dossier d’enquête pour poursuivre le régime actuel devant les tribunaux nationaux et internationaux», a indiqué Guy-Romain Kinfoussia, qui a laissé entendre qu’ils vont maintenir la pression, pour que ces jeunes soient libérés.

Cyr Armel YABBAT-NGO

Source La Semaine Africaine


 

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