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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Congo B / Burundi / Rwanda / RDC - Citations de la communauté internationale et africaine sur le nombre de mandats présidentiels dans les constitutions en Afrique

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Du 20 octobre 2015 au 20 novembre 2015 : depuis le référendum anticonstitutionnel au Congo-Brazzaville.

Complément aux dossiers :

- 8 janvier 2015 : Burundi, RDC, Rwanda : les Grands Lacs entre limitations du nombre de mandats présidentiels et accords de paix,

https://regardexcentrique.wordpress.com/2015/01/08/grands-lacs-entre-limitations-du-nombre-de-mandats-presidentiels-et-accords-de-paix/

- 15 octobre 2014 : 2015 et 2016, limitation du nombre de mandats

https://regardexcentrique.wordpress.com/2014/10/16/en-2015-et-2016-la-limitation-du-nombre-de-mandats-des-presidents-africains-un-levier-pour-accelerer-la-democratisation

20 octobre 2015, Rwanda : Parti socialiste français,

« Le Parti socialiste s’inquiète en outre de la tentation du pouvoir rwandais de remettre en cause l’ordre constitutionnel et la limite fixée au nombre de mandats présidentiels. A l’instar de précédentes réactions du Parti socialiste liées à des situations similaires, il demande aux autorités rwandaises de renoncer à leur projet de révision constitutionnelle ouvrant la voie à un referendum et de veiller au strict respect de la Constitution actuelle. »

http://www.parti-socialiste.fr/articles/rwanda-le-parti-socialiste-appelle-la-liberation-de-victoire-ingabire

20 octobre 2015, Congo B : Sarah Sewall, sous-secrétaire d’Etat américaine à la Société civile, la démocratie et les droits de l’homme, Kinshasa,

« La décision du président Sassou d’organiser un référendum sur une nouvelle Constitution qui lui permettrait d’exercer un autre mandat est profondément inquiétante … La Constitution proposée a été rédigée à huis clos, elle a bénéficié d’observations extrêmement limitées de la part du public et elle n’a pas été largement disponible aux électeurs pour examen pendant la campagne ».

http://www.rfi.fr/afrique/20151020-brazzaville-manifestations-affrontement-violent-sassou-pointe-noire-referendum-cong/

20 octobre 2015, Congo B : Amiral John Kirby, porte-parole du département de la Défense des États-Unis,

« Comme auparavant, nous croyons que de pacifiques, libres, et transparents transferts de pouvoir respectant la limitation existante des mandats sont essentiels pour le développement démocratique et la stabilité à long terme. Nous appelons le président SASSOU à reporter le référendum, pour désamorcer la situation actuelle, et permettre le dialogue et la discussion.»

« As before, we believe peaceful, free, and transparent transfers of power respecting existing term limits are essential to democratic development and long-term stability. We call on President Sassou to postpose the referendum, to defuse the current situation, and allow for dialogue and discussion.»

http://www.state.gov/r/pa/prs/dpb/2015/10/248390.htm#REPUBLICOFTHECONGO

20 octobre 2015, Congo B : Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, devant l’Union africaine,

« Dans sa Charte pour la démocratie, l’Afrique a fixé une bonne règle : si vous changez une constitution, c’est pour votre successeur, pas pour vous. Nous voulons que voir les pays respecter cette règle, qui est dans votre Charte

« Resilience depends on inclusive and credible elections, on democratic transitions to power. But also on what happens the day before, and after elections. Also on respecting constitutions, including on presidential term limits. In its Charter on Democracy, Africa has set a good rule: that if you change the constitution it should be for your successor, not for you. We want to see countries respecting that rule, which is in your Charter.»

http://www.eeas.europa.eu/statements-eeas/2015/151020_01_en.htm

21 octobre 2015, Congo B : François Hollande, conférence de presse avec IBK, réponse à la question « Est-ce que le président Sassou a droit de consulter son peuple et quel est message que vous lui adressez ? »

« Sur le Congo, le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre. Ensuite, une fois que le peuple aura été consulté, cela vaut d’ailleurs pour tous les chefs d’Etat de la planète, il faut toujours veiller à rassembler, et à respecter et à apaiser.»

http://www.elysee.fr/chronologie/#e11217,2015-10-21,entretien-avec-m-ibrahim-boubacar-keita-president-de-la-republique-du-mali-3

Intégralité passage : La vidéo du point de presse : Les présidents François Hollande et Ibrahim Boubacar Keïta ont tenu un point de presse conjoint à l’issue de leur entretien. 26.00 Question de Boniface Villon RFI service Afrique (27.00) Congo Brazzaville Pays africain frère du mal, le referendum, c’est dimanche prochain. Il y a une forte tension en ce moment à Brazzaville : Est-ce que le président Sassou a droit de consulter son peuple et quel est message que vous lui adressez ? (31.30) Réponse de Hollande : Vous m’avez interrogé sur un autre pays que le Mali. Au Mali, il y a eu des élections, elles ont donné le résultat que l’on sait, élection présidentielle, élections législatives. Il y a les autorités, le président IBK les représente, il y a le gouvernement, il y a une assemblée, et nous respections les choix, toujours, des autorités légitimes. Et lorsqu’il se produit, et c’est arrivé, des coups d’Etat, comme au Burkina Faso, l’attitude de la France est toujours d’une très grande clarté, c’est-à-dire ne pas reconnaitre les actes de forces, et appeler aux élections, toujours aux élections. Et d’ailleurs, répondant à une question que vous ne m’avez pas posée, au Burkina Faso, il doit y avoir des élections, elles doivent se tenir dans le meilleur délai. En Centrafrique, là ou nous sommes également intervenu, nous tenons à ce qu’il y ait des élections, et à qu’il n’y ait pas de reports successifs, qui fassent, qu’un à moment le doute existe, et que des actions de force puisse y trouver prétexte. (32.20) Sur le Congo, le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre. Ensuite, une fois que le peuple aura été consulté, cela vaut d’ailleurs pour tous les chefs d’Etat de la planète, il faut toujours veiller à rassembler, et à respecter et à apaiser. Voilà ce que je peux vous dire sur cette question. »

21 octobre 2015 : Congo B : Nkosazana Dlamini Zuma, Présidente de la Commission de l’Union africaine,

La Présidente de la Commission appelle tous les acteurs concernés à faire preuve de la plus grande retenue et à ne ménager aucun effort pour éviter toute évolution de nature à aggraver la situation actuelle et à engendrer l’instabilité. Elle les exhorte à trouver, par le dialogue, une solution à leurs différences, dans le respect des instruments pertinents de l’UA, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

http://severinnews.over-blog.org/2015/10/l-union-africaine-appalle-les-acteurs-politiques-congolais-a-la-retenue.html

22 octobre 2015, Congo B : Ban-Ki-Moon,

« Le Secrétaire général encourage toutes les parties concernées à choisir la voie d’un dialogue inclusif avant la tenue de ce référendum et à résoudre pacifiquement tout différend qui pourrait naître dans cet exercice. Le Secrétaire général appelle également les autorités à garantir le droit de manifester pacifiquement

http://severinnews.over-blog.org/2015/10/ban-ki-moon-encourage-un-dialogue-avant-la-tenue-du-referendum-au-congo-brazzaville.html

22 octobre 2015, 19h à Paris, Congo B : Union européenne, déclaration

La situation politique en République du Congo et les manifestations suite à l’annonce par le Président Sassou Nguesso de l’organisation d’un référendum constitutionnel comportent des risques pour la stabilité du pays. La liberté d’expression et d’association doit être préservée. La violence ne peut jamais constituer la réponse au défi posé au pays. Un dialogue inclusif est la seule voie pour rétablir un consensus large sur une question d’intérêt national que constitue une révision de la constitution. Ceci doit se faire dans le respect de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et des engagements pris dans le cadre de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC).Dans ce contexte l’Union européenne soutient pleinement la dernière déclaration de la Présidente de la Commission de l’Union africaine sur les développements en cours en République du Congo. L’UE invite le gouvernement et toutes les parties prenantes à mettre en place urgemment les conditions permettant un tel dialogue qui devrait aussi aboutir à une meilleure gouvernance électorale en vue des prochains scrutins.

http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/evenements-en-republique-du-congo/

22 octobre 2015, Congo B : Anatole Milandou, Archevêque de Brazzaville

« C’est maintenant le moment de la conversion, de se remettre en question, de quitter les vues étriquées de l’égoïsme. Le temps est venu de penser enfin Nation, de penser Congo, tout le Congo, tous les Congolais. Nous avons déjà perdu beaucoup de temps, mais nous pouvons encore sauver ce qui nous reste: la cohésion nationale. C’est donc au carrefour du dialogue que je vous demande de revenir. Dans la situation présente de notre pays, refuser de se parler, avec sincérité et avec désir de s’accorder, serait cynique, voire diabolique – si vous me permettez cette expression. Ce serait s’obstiner à s’enfermer sur soi-même, à s’engager dans une voie sans issue, dans un suicide collectif. La violence sous toutes ses formes, n’engendre que la violence. On sait comment elle commence, mais personne ne sait comment y mettre fin, encore moins comment recoudre les cœurs déchirés par la haine et la rancœur. Ainsi, en paraphrasant l’apôtre Paul et en me faisant le porte-parole de tous ceux et de toutes celles qui souffrent dans notre pays, je vous adresse du fond du cœur cette exhortation: » Laissez-vous réconcilier avec Dieu, avec vous-mêmes et avec vos frères! » (2 Cor 5, 20). En communion avec mes confrères Evêques et les Responsables des Eglises sœurs, j’invite toute la classe politique à mettre en place un cadre de dialogue et de concertation, pouvant être élargi à d’autres composantes de la société, en vue de trouver une issue heureuse et définitive à la crise actuelle, et je réitère la disposition et la disponibilité de l’Eglise pour suivre ce processus. »

http://fr.radiovaticana.va/news/2015/10/24/referendum__larchev%C3%AAque_de_brazzaville_appelle_au_dialogue/1181825

22 octobre 2015 (en soirée), Congo B : François Hollande, communiqué rédigé par Hélène Le Gal, conseillère Afrique

Évènements en République du Congo. Le président de la République suit avec grande attention les évènements actuels en République du Congo. Il condamne toute violence et soutient la liberté d’expression. Il rappelle qu’il avait souhaité, lors de son discours prononcé à Dakar, le 29 novembre 2014, que les Constitutions soient respectées et que les consultations électorales se tiennent dans des conditions de transparence incontestables.

http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/evenements-en-republique-du-congo/

23 octobre 2015, Congo B : Parti Socialiste français

« Le Parti socialiste estime que l’organisation d’un tel référendum est légale, mais son objet comme son opportunité sont discutables et doivent pouvoir être librement discutés. Sur le fond, le Parti socialiste a déjà exprimé ses réserves en d’autres occasions sur les changements constitutionnels dans la perspective d’élections présidentielles. La République du Congo ne doit pas connaître à nouveau les luttes fratricides des années passées, et des institutions stables et pérennes en sont la condition indispensable. »

http://www.parti-socialiste.fr/communiques/republique-du-congo-le-parti-socialiste-condamne-les-violences-et-sinquiete-de-la

23 octobre 2013, Congo B : Europe Ecologie les Verts

« Congo Brazzaville : La France ne peut cautionner le coup d’Etat institutionnel en cours : …EELV dénonce également le soutien exprimé par François Hollande, le président français, à son homologue congolais lors de son point de presse du 21 octobre 2015. En reconnaissant la légitimité du projet de changement de constitution de M. Sassou Nguesso, non seulement le président français renie sa propre parole mais surtout il répète les erreurs du passé en ignorant les aspirations profondes du peuple congolais ainsi que ses souffrances, souffrances dont une grande partie trouve leur origine dans la mauvaise gouvernance et la gestion autoritaire du pouvoir de M. Sassou Nguesso. EELV demande au gouvernement français de suspendre immédiatement sa coopération militaire et policière avec le régime de M. Sassou Nguesso. EELV appelle le gouvernement français, l’Union européenne, l’Union africaine et l’ensemble de la communauté internationale à faire pression sur le pouvoir congolais en vue d’obtenir l’annulation du projet de nouvelle constitution et à accompagner la République du Congo lors des prochaines élections présidentielles afin que celles-ci puissent répondre aux standards internationaux de transparence et afin qu’elles contribuent à la mise en place et à la consolidation d’une démocratie véritable dans ce pays. »

http://eelv.fr/2015/10/23/go-brazzaville-la-france-ne-peut-cautionner-le-coup-detat-institutionnel-en-cours/

23 octobre 2015, Congo B : Abdoulaye Bathily, représentant spécial de l’ONU en Afrique centrale, à Brazzaville

« … la paix ne peut venir que dans le dialogue… »

https://www.facebook.com/video.php?v=482112431971207&set=vb.109738852541902&type=2&theater

27 octobre 2015, Congo B : François Hollande, déclaration transmise par le Président aux agences de presse et aux médias accrédités à la Présidence

La France prend note des résultats du référendum en République du Congo. Les conditions dans lesquelles ce référendum a été préparé et organisé ne permettent pas d’en apprécier le résultat, notamment en terme de participation.

http://www.romandie.com/news/Congo-les-conditions-d039organisation-du-referendum/643022.rom

29 octobre 2015: John Kirby, porte-parole de la diplomatie américaine (département d’Etat)

« Les Etats-Unis sont déçus par le processus gravement entaché ayant abouti au récent référendum sur une nouvelle constitution au Congo. La crédibilité du référendum a été altérée par la violence, l’intimidation et de graves restrictions des libertés fondamentales … A la suite de ces évènements, les Etats-Unis, pressent instamment toutes les parties à se rassembler pacifiquement pour prendre part à un dialogue politique ouvert à tous (inclusif) ; ce dialogue, doit conduire à des réformes électorales à prendre de toute urgence et d’un commun accord. Nous appelons également le gouvernement congolais à respecter les droits de ses citoyens aux libertés d’expression, de réunion et d’association, qui sont essentielles à une société démocratique stable. »

http://koaci.com/congo-referendum-constitution-apres-revirement-france-etats-unis-disent-decus–92743.html

http://www.zenga-mambu.com/fiche.php?id=5666

30 octobre 2015, Congo B : Annick Girardin, secrétaire d’Etat française au Développement et à la Francophonie,

« … il faut rappeler la position de la France. Le président de la République l’a dit il y a plus d’un an ; nous étions à Dakar au sommet de la Francophonie et on a rappelé deux choses. La première, c’est que les constitutions ne doivent pas être malmenées. L’alternance ne doit pas être empêchée. Et le deuxième point, c’est que dans une République, les consultations électorales doivent se tenir dans des conditions de transparence incontestables. Parce qu’on voit bien que s’il n’y a pas de transparence, il y a une contestation de l’opposition, une contestation des populations… Et c’est tout à fait logique. Organiser un scrutin ne suffit pas pour pouvoir cocher la case démocratie… Ça veut dire tout simplement que nous avons des doutes sur les chiffres qui ont été exprimés en termes de participation. Vous savez, il faut faire attention. Il y a, avec récemment ce qui est arrivé au Burkina Faso, des exemples qui montrent que la démocratie, la transparence, doivent être toujours présentes dans les scrutins. C’est ce que nous plaidons. (Q C Boisbouvier : En pointillés, vous nous dites donc que les résultats de ce référendum de dimanche ne sont pas très crédibles. Mais ces résultats aujourd’hui sont validés par le pouvoir et tout laisse penser que l’année prochaine, Denis Sassou-Nguesso va briguer un troisième mandat. Comment va réagir la France ? Le président de la République François Hollande a appelé à rassembler, a appelé au respect et à l’apaisement. La France a largement montré dans toutes ses interventions combien le dialogue est important, mais le dialogue avec tous, pour une meilleure inclusion. »

http://www.rfi.fr/emission/20151030-girardin-democratie-transparence-ebola-afrique-congo-rca-vote

4 novembre 2015, Burundi : Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine (UA),

« La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma réitère la profonde préoccupation de l’UA face à la situation qui prévaut au Burundi. Elle note la poursuite des actes de violence, ainsi que la multiplication de déclarations de nature à aggraver davantage la tension actuelle et à créer les conditions d’une instabilité encore plus grande, aux conséquences dévastatrices tant pour le Burundi que pour l’ensemble de la région. Elle exprime la ferme condamnation par l’UA des actes de violence et des violations des droits de l’homme, ainsi que de toutes les déclarations susceptibles d’enflammer la situation. Dans ces conditions, la Présidente de la Commission rappelle à tous les acteurs burundais concernés, que le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, lors de sa 551ème réunion tenue le 17 octobre 2015, a décidé, en appui aux efforts de recherche d’une solution rapide et consensuelle à la crise que connait le Burundi, d’imposer des sanctions ciblées à ,tous les acteurs burundais dont l’action et les propos contribuent à la persistance de la violence et entravent la recherche d’une solution. La Présidente de la Commission souligne, encore une fois, que seul un dialogue inclusif regroupant ,l’ensemble des acteurs burundais pourra permettre au Burundi de surmonter les graves difficultés actuelles et de prévenir une évolution qui remettrait totalement en cause les acquis enregistrés grâce à l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation. Elle demande aux autorités burundaises et aux autres acteurs concernés de faire preuve de l’esprit de responsabilité qu’appelle la situation et de faire prévaloir l’intérêt du peuple burundais sur toute autre considération. La Présidente de la Commission réitère le soutien de l’UA à la médiation conduite par le Président Yoweri Museveni de l’Ouganda au nom de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et demande instamment au Gouvernement du Burundi et à toutes les autres parties concernées de lui apporter leur entière coopération

http://www.peaceau.org/uploads/cua-burundi4-11-2015-fr.pdf

5 novembre 2015, Burundi : Tom Perriello, envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs Tom Perriello

« Cela fait longtemps que nous évoquons ce risque (de génocide). La question c’est le degré de probabilité de ce risque. Et malheureusement, des discours, comme celui prononcé par le président du Sénat le week-end dernier, nous orientent vers cette direction. Nous sommes heureux du leadership de l’Union africaine dans ce dossier. L’UA a dénoncé ces discours incendiaires qui divisent, je pense surtout à ce discours qui parle de comités qui pourraient, quartier par quartier, identifier des personnes. Tout cela soulève une inquiétude légitime à travers la région et à travers le monde. Mais il est encore temps, grâce à la mobilisation de l’Union africaine et des autres, d’empêcher le pays de prendre le chemin des violences de masse. Et il est vraiment temps que la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est et que le président Museveni activent les pourparlers. On les attend depuis trop longtemps et il est temps que toutes les parties rejoignent la table des négociations à Kampala, car le pays est sur la mauvaise trajectoire et cela nous préoccupe beaucoup… Nous pensons que les réactions et les conséquences envisagées par l’Union africaine, l’Union européenne et les Etats-Unis contribuent à ce que des membres des différents camps essaient de trouver une issue négociée. Il y a ceux qui sont clairement déterminés à aller jusqu’à la guerre. Mais je pense qu’il y a des acteurs responsables qui veulent aboutir à une solution négociée. Et je pense qu’il est important que les gens au Burundi et dans la région comprennent que certains actes auront des conséquences. Et ce que les divers camps entendent de plus en plus, même de la bouche de leurs meilleurs amis, c’est : ‘Nous n’allons pas vous soutenir si vous poursuivez dans la voie de l’escalade’. On ne peut pas jouer à des jeux dangereux pour découvrir qui est le plus brave, alors que des millions de vies sont en jeu. Donc les gens doivent bien comprendre que ceux qui pensaient que des élections non inclusives et non consensuelles pouvaient malgré tout aboutir à une solution de stabilité se sont trompés, car ce n’est pas du tout le cas… Si vous prenez ne serait-ce que la pression économique actuelle au Burundi, vous avez une économie très fragile, une situation fiscale pour le gouvernement qui est très fragile, et je pense que le gouvernement est en train de se rendre compte qu’aucune cavalerie ne se manifestera pour sauver l’économie. Et donc si le gouvernement du Burundi se soucie du bien-être de son peuple – et je sais que c’est le cas – il va devoir se rendre aux pourparlers de paix à Kampala et trouver une solution à l’issue d’un dialogue politique… Vous avez vu la réaction de l’Union africaine et des autres. Il y a un consensus. Le seul processus crédible est un processus mené par l’Afrique de l’Est, soit à Kampala, soit à Addis-Abeba. Mais pour l’heure, il y a un élan en faveur de Kampala. Tout le monde sait qu’un processus crédible doit inclure toutes les parties, y compris les gens qui ont quitté le pays parce qu’ils avaient peur. Donc les pourparlers doivent se tenir dans un lieu sûr et nous voulons que les discussions commencent tout de suite à Kampala ou à Addis. Mais pour l’heure, on prend plutôt la direction d’une médiation avec Museveni aux commandesL’Union africaine a vraiment fait preuve d’un leadership très fort mardi quand elle a parlé de la nécessité d’envisager un contingent et le déploiement d’une force en attente. Et à l’heure actuelle, il est vraiment important de planifier pour le pire, tout en espérant pour le mieux. Mais oui, nous sommes prêts à identifier des moyens pour soutenir des solutions initiées par les Africains, au cas où la situation prendrait une tournure plus mauvaise encore… nous sommes extrêmement préoccupés de voir des membres de l’opposition ou des forces de l’opposition lancer des grenades aux policiers à la tombée de la nuit dans certains quartiers, des quartiers où il n’y a presque plus d’Etat de droit. Alors il faut bien faire la différence entre l’opposition pacifique qui regroupe un groupe d’organisations de la société civile et où sont représentées toutes les ethnies, et d’un autre côté, ceux qui ont choisi l’option de la violence, qu’il s’agisse de ceux mêlés à la tentative de coup d’Etat que nous avons condamnée, ou des actions violentes qui menacent d’emporter des vies dans les rues du pays. Ce n’est pas la bonne approche, et nous allons plaider pour que ceux qui se maintiennent sur cette voix rendent des comptes. »

http://www.rfi.fr/afrique/20151105-burundi-etats-unis-invite-afrique-matin-tom-perriello-tire-sonnette-alarme-rfi-inte/

http://www.rfi.fr/emission/20151106-tom-periello-etats-unis-burundi-solution-dialogue-politique

5 novembre 2015, Burundi : Louis Michel, député européen et co-président de l’assemblée parlementaire paritaire ACP-UE dans un communiqué

« Le député européen Louis Michel demande à l’Union européenne et au reste du monde « d’agir sans délai pour empêcher un nouveau génocide dans la région des Grands Lacs ». Alors que le Burundi s’enfonce dans la crise et que « nous portons encore le poids de l’inaction de la communauté internationale au Rwanda, il y a 21 ans seulement, il n’est pas tolérable de reproduire deux fois la même erreur… Les morts, les intimidations et la répression à l’encontre de la population sont autant de violations des droits humains et sont les signes alarmants d’une nouvelle tragédie humaine. .. Je salue les mesures de sanctions prises par l’Union européenne et par l’Union africaine, respectivement les 1er octobre et 4 novembre 2015 et je réitère tout mon soutien à l’action de médiation menée par le Président de l’Ouganda, Yoweri Museveni, au nom de la Communauté de l’Afrique de l’Est ».

http://www.rtbf.be/info/dossier/l-actualite-du-burundi/detail_burundi-louis-michel-demande-une-reaction-internationale-pour-eviter-un-nouveau-genocide?id=9129392

10 novembre 2015, Burundi : Louis Michel, député européen et co-président de l’assemblée parlementaire paritaire ACP-UE sur Matin Première

« Je pense que les propos qui sont tenus par des responsables, de plus haut niveau de l’état burundais (je pense, par exemple, au président du Sénat qui est proche du président Nkurunziza), des propos repris par Nkurunziza lui-même, sont des propos qui rappellent singulièrement, dramatiquement, la sémantique qui a été utilisée au moment du génocide rwandais … la situation est gravissime, … toutes les conditions sont aujourd’hui remplies » (A propos de la déclaration du président du sénat burundais Révérien Ndikuriyo: « Le jour où on donnera l’ordre de travailler, il ne restera plus rien. On fera le travail, tout sera brûlé. Vous tomberez dans vos maisons, on vous délogera même si vous êtes sous les pierres… Il faut travailler, vous aurez des récompenses, y compris même des parcelles » et du ministre de la Sécurité publique qui a annoncé qu’il « serait capable de faire descendre les populations rurales pour venir mettre au pas, attaquer, les contestataires »), Louis Michel : « dans la sémantique génocidaire, travailler veut dire exterminer… c’est à dire des parcelles de terrain de ceux qu’on a tué…Ce sont des mots aussi durs que ceux prononcés au moment du génocide rwandais… les adversaires étaient traités de cancrelats qu’il fallait écraser… on exhalte les populations les unes contre les autres, c’est cauchemardesque!… C’est la raison pour laquelle moi je plaide pour que le département prévention des génocides des Nations Unies se saisissent immédiatement de cette question. On ne peut pas laisser Nkurunziza mettre en place tout l’arsenal, à la fois politique, militaire, policier, mais aussi de violences qu’il est occupé à mettre en place pour mettre au pas les gens qui ne sont pas d’accord avec lui…Cela pourrait être une force d’intervention rapide. On en revient d’ailleurs toujours au même problème : les discours européens, malheureusement, n’ont pas les moyens de leurs ambitions. Nous n’avons aucune capacité militaire réelle à mettre à disposition des forces des Nations Unies, ne fut-ce que pour sécuriser la vie des gens qui sont aujourd’hui expulsés de leur maison, protéger les gens aussi contre de véritables massacres… le risque de contagion est évidemment très grand. Mais avant tout, il y a un risque pour les citoyens burundais… tous les jours des dizaines de jeunes sont enlevés… il y a 320 000 réfugiés selon les organisations des droits de l’homme… (des) « gens errent dans la rue sans savoir où aller… il y a des tués tous les jours … (avec le président burundais, Pierre Nkurunziza) on est presque au-delà de la paranoïa… Quand un chef d’état vous dit qu’il a été envoyé par Dieu pour prendre la responsabilité qui est la sienne ; quand on est dans ce registre-là, on est quand même dans un registre totalement irrationnel. A partir de là, tout est justifiable.. (il) ne gouverne pas…En réalité, il va planter des arbres dans les villages. Il se rend populaire. Il joue au football avec des jeunes de ces villages. Il se rend populaire dans les régions rurales… la marche de manœuvre est réduite à cause déjà du comportement du président (il faut mettre sur la table) la sortie du pouvoir de ce personnage qui n’a rien respecté parce qu’il est là dans des conditions illégales. Il est là totalement en contravention avec les accords d’Arusha ».

http://www.rtbf.be/info/dossier/l-actualite-du-burundi/detail_charles-michel-craint-un-genocide-au-burundi-la-situation-est-gravissime?id=9131991

5 novembre 2015, Burundi : Jan Eliasson, vice-Secrétaire général de l’ONU, Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, déclaration conjointe au sommet de Malte sur les migrations (Afrique-Europe)

« Participating in the Valetta Summit on migration, we discussed Burundi. Alarmed by the widening divisions, the threat for many more lives and a deep regional crisis, we pledged to work closely together and to mobilise all our means and instruments to prevent a further deterioration of the situation. We agreed on the urgency to convene a meeting of the Burundian government and opposition representatives in Addis Ababa, or in Kampala under the chairmanship of President Museveni. No effort can be spared to achieve an end to the violence and to foster a political solution. »

http://eeas.europa.eu/statements-eeas/2015/151112_01_en.htm

5 novembre 2015, Burundi : Paul Kagamé, discours de remise de prix de l’Unity Club à Kigali

« Les gens meurent tous les jours, les cadavres jonchent les rues. Comment des dirigeants peuvent-ils s’autoriser à massacrer leur population du matin au soir ? … (la situation) rappelle un peu celle qui a prévalu ici (au Rwanda en 1994) … Ils (les Burundais) auraient dû tirer les leçons de ce qui s’est passé ici, … (Pierre Nkurunziza) s’enferme… se cache. Personne ne peut l’atteindre pour lui parler, comment peut-il prétendre diriger le pays… Les dirigeants du Burundi se targuent d’être des hommes de Dieu, certains sont même pasteurs… Mais en quel Dieu croient-ils? Y-a-t-il un endroit dans la Bible où les dirigeants sont appelés à massacrer leur peuple?… Ce sont les Burundais eux mêmes qui sont responsables de leur situation … (évoquant) ces mauvais dirigeants qui font du mal à leur peuple. »

http://www.jeuneafrique.com/277785/politique/paul-kagame-accuse-les-dirigeants-burundais-de-massacrer-leur-population/

9 novembre 2015, Burundi : Alexis Lamek, ambassadeur adjoint de la France auprès des Nations unies, demande de résolution au Conseil de sécurité

… a jugé «particulièrement inquiétants» les violences et les discours de haine … a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à « agir » et à prendre « ses responsabilités ». « Nous sommes très inquiets par ce que nous voyons au Burundi, cet accroissement de violences politiques et ce discours de haine dans une région où c’est particulièrement inquiétant » « Nous devons regarder la situation en face. Si nous laissons l’escalade des tensions sans rien faire, c’est tout le pays qui risque de s’embraser, en particulier quand nous entendons les plus hautes autorités de l’Etat appeler à la haine »

Les diplomates français (RFI) : « Il fallait aller vite, expliquent-ils, car on peut encore faire de la prévention »

http://www.jeuneafrique.com/278106/politique/crise-burundi-a-lonu-france-reclame-fin-violences/

Régis Marzin - Mise à jour du 20 novembre 2015


 

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