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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Congo-Brazzaville: 2016 ne sera pas 2015

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Congolaises, Congolais,
Mes Chers Compatriotes
Et amis du Congo-Brazzaville,

 

Au seuil du dernier mandat constitutionnel ouvrant la voie à la présidentielle de 2016, notre peuple vient de vivre des atrocités innommables du 20 octobre dernier et qui resteront gravés dans la mémoire collective de tous démocrates congolais, je voudrais joindre ma pensée pour cette fin d’année triste et douloureuse aux vôtres en souvenir de nos chers disparus, et prier avec vous pour qu’ils reposent en paix.

Mes Chers Compatriotes,

Nous sommes à l’approche de la nouvelle année, méditons, chacun dans son for intérieur, sur les valeurs élevées de paix, de solidarité et de fraternité humaine qui nous unissent et nous portent les uns vers les autres. Ayant toujours en mémoire que ces valeurs, qui font notre fortune et notre fierté constituent le socle de notre « vivre ensemble », notre solidarité et notre culture. Ce sont ces valeurs qui fondent la Nation congolaise. Elles viennent de nous, mais c’est également notre héritage reçus  de la sagesse des anciens qui nous les ont transmises.

En les bafouant, nous abîmons le socle qui nous abritent et protègent notre unité nationale.

Mes Chers Compatriotes,

Nous le savons tous que monsieur Sassou Nguesso est arrivez au terme de son dernier mandat, et que 2016 doit  ouvrir la voie à une alternance nouvelle sans ce dernier. Seulement, il a entériné,  à travers  un dialogue qui a démontré son insuffisance et un référendum qui a consacré la division du pays,  son désir de s’accrocher au pouvoir au-delà de la fin du mandat constitutionnel. Le référendum mal ficelé qui n’a recueilli que 5 % des suffrages est imposé au peuple congolais et à toute la classe politique, mais aussi à la communauté internationale, qu'il oblige à participer, valider et entériner son complot ouvrant ainsi la voie à une « nouvelle « constitution de la honte ».
Le Congo de 2016 ne sera pas livré au bricolage ni encore moins à la falsification d’un tyran en manque de légitimité, mais à la réinvention. Mon diagnostic sur l’avenir du Congo et mes propositions collent à l’état du pays et je ne doute pas que 2016 réserve des surprises à ceux qui pensent que les jeux sont faits.  2016 ne sera pas 2015. « L'arrogance précède la ruine, Et l'orgueil précède la chute » .

Les Congolais n’en peuvent plus des promesses, des postures, des ajustements a minima, qu’ils rejetent unanimement. Beaucoup de nos compatriotes sont furieux du statut quo qui les enlise. Voilà pourquoi, je travaille à un projet très détaillé et très percutant que je mettrais au service du meilleur d’entre nous pour redresser notre pays. Cette attitude s’inscrit dans la recherche à plus d’humilité dans nos actes, et de gratitude à l’égard des anciens et des générations futures . Cessons de penser que tout congolais peut-être calife à la place du calife. Nous le devons à nous-mêmes. Nous le devons à nos enfants. Nous le devons aux générations futures.

Chers Compatriotes

Ensemble, au-delà de nos diversités et de nos choix individuels, notre devoir, ce qui fera notre mérite et notre honneur, c’est de cultiver l’esprit des anciens ; c’est de puiser dans la sagesse des anciens les vertus qui nous rassemblent et nous préservent des turbulences de notre temps. Ne cédons pas à la tentation de la violence qu’on nous serve rempart. L’avenir du Congo n’est pas dans l’exclusion, ni dans la domination des uns sur les autres, ni encore moins dans l’étalage des privilèges  volés au peuple.

La meilleure réponse au vote contestataire, au rejet de cette oligarchie, c’est la crédibilité de nos propositions et l’assurance que nous passerons aux actes. Nul ne peut combattre un peuple. Le peuple a une force et un pouvoir qu’aucune armée au monde ne puisse vaincre. Mais évitons de ressembler au tyran que nous combattons.

Je vous le dis, congolaises, congolais la situation est très sérieuse, il faut faire bloc, il faut serrer les dents et il faut foncer. Sachons imposer que nous voulions un Congo où l’on s’exprime par son vote et non par les armes. Un Congo  ou on ne massacre pas son peuple et se vanter par la suite de ramener la paix Que vaut un président sans son peuple ?

Congolaises, congolais
Il est temps où nous devons tracer notre chemin à travers les échecs la politique du repli sur soi, sur le clan, sur la région, il nous faut balayer ces politiques  mensongères  de cette oligarchie militaro-politique qui n’a jamais amené que le malheur dans  notre beau pays : Le Congo-Brazzaville.

Ainsi, j’en appelle au rassemblement de tous les citoyens de bonne volonté, il faut partager notre espérance, car la Congo a besoin d’une alternance crédible.

C’est dire que contre le totalitarisme clanique, le combat doit-être national.

  • Que tous les patriotes Congolais, soucieux du respect de la constitution, fidèles à nos valeurs humanistes et de justice sociale, de manifester un rejet total contre toutes ces  mesures de bradage de nos lois et exiger la mise en œuvre du processus électoral fiable.
  • Constatons que Denis Sassou Nguesso et son gouvernement ont perdu toute sincérité, neutralité et crédibilité en vue des échéances électorales à venir au Congo. De ce fait,  ne peuvent pas organiser une quelconque élection future
  • En vue d'aboutir à un processus électoral crédible conduisant à des scrutins libres et transparents, dans le respect de l’État de droit et des libertés publiques, DAC exige que les opérations pré-électorales et électorales des présidentielles de 2016 dans le respect des termes de la constitution soient  placées sous la supervision de l'Union Africaine, l'Union Européenne, les États-Unis, l'ONU.

L’erreur est humain certes, mais lorsque sa répétition devient un mode de gouvernance,  les citoyens ont le devoir de se révolter pour exiger la méritocratie à la place de la médiocratie.

  • Osons dire au gouvernement de Mr Sassou  qu’il a échoué et la sanction la plus rude de cet échec, c'est évidemment la montée inexorable du chômage des jeunes qui mine notre société depuis 17 ans. Est-il encore nécessaire de discourir ici les recettes illusionnistes  que ce gouvernement de la honte servent au le peuple ! Non ! TROP C’EST TROP.

Je voudrais simplement renouveler ma ferme détermination au combat pour la restauration de la démocratie  et à consacrer tous mes efforts à la réalisation de nos idéaux communs : une Nation unie et solidaire, des Institutions stables et respectées, une démocratie forte et apaisée, un développement inclusif et solidaire.

Vive le CONGO

Que Dieu bénisse le Congo


Pour DAC

Jean-Claude BERI , Président

 

 

Commentaires  

 
0 #3 il me trompe 30-08-2016 14:48
Je ne peut pas m'abstenir de commenter. Vraiment bien imagé!
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0 #2 Vraicongolais 13-05-2016 02:07
M Beri,
Denoncer c'est bien et c'est nécessaire. vous le faites bien.
Le problème que nous avons au Congo est bien plus profond, c'est celui de la mentalité ,notre mentalité, du manque de culture démocratique.Vous êtes nombreux à s'être auto proclamé´´presi dent'´ de quelque chose.Croyez-vous qu'avec cette culture de président fondateur de je ne sais trop quelle entité rassure? La réponse est malheureusement non.Vous êtes nombreux à être pareils, mais de mauvais côté pour bouffer comme les autres,c'est ce qui me rend pessimiste.
Changer les choses c'est agir certes, mais dans la durée, dans l'humilité, et dans l'exemplarité de son parcours.
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-1 #1 isidore 23-12-2015 19:30
Peuple congolais: 2016 ne sera pas 2015. « L'arrogance précède la ruine, Et l'orgueil précède la chute » https://www.youtube.com/watch?v=0DryKkzhv4Y
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