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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Finances publiques et panier de la ménagère

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Quand la tension de trésorerie bouleverse les ministres et autres Les trois derniers mois de l’année 2015, à savoir : octobre, novembre et décembre, sont vécus par les Congolais à tous les niveaux (sauf au niveau des ministères à la présidence chargé des grands taux, celui de l’intérieur et des finances, ajouté, les individualités, Denis Christel Sassou-Nguesso et son père) comme les plus critiques de l’histoire. A cause du manque d’argent en circulation.

Il suffit de se rendre au marché, dans la rue, dans les bistrots, dans les familles et dans les ministères pour se rendre compte qu’il n’y a plus d’argent dans le pays.

Les conséquences de cette situation sont désastreuses.

Comme tout le monde est fauché, les dettes s’accumulent. Les fournisseurs des services à l’Etat ne sont pas payés. Beaucoup de fonctionnaires de l’Etat n’ont pas perçu leurs salaires de novembre et décembre à temps. Dans les ménages, les chefs de famille peinent à verser chaque jour l’argent de la popote. Plusieurs familles n’arrivent plus à se cotiser pour inhumer un parent. Le cas le plus atypique ou le plus invraisemblable est celui du Directeur de cabine et du conseiller du ministre des mines, qui étaient obligés d’aller toquer à la porte de la Présidence de la République pour recevoir, par pitié, quelques billets de banque qui leur ont permis de faire face aux obsèques de leur collègue décédé !

Comment l’argent peut manquer dans un ministère ?
Personne n’en croit ni ses yeux, ni ses oreilles, à l’écoute de telles plaintes de la part de ces deux cadres dudit ministère.

Pourtant, c’est la vérité ! Et ils ne sont pas seuls dans cette situation. Il y a quelques jours, un jeune journaliste et autres nous ont avoué que plus personne dans son administration ne perçoit de prime. Chaque travailleur n’a droit qu’à son salaire, et non à une quelconque prime. Et de là à penser que ce sont les ministres qui auraient détourné l’argent pour la paie des primes des travailleurs, il n’y a qu’un pas.

Effectivement, c’est ce que tous les agents des différents ministères disent : «Le ministre a dû voler notre argent ! » s’imaginent-ils. Mais, lorsque nous nous sommes rapprochés de plusieurs ministres, ils nous ont avoué qu’eux-mêmes n’ont rien reçu pour faire fonctionner leurs administrations. C’est donc à tort qu’ils sont diffamés par leurs collaborateurs. Ces derniers devraient donc changer leur jugement vis-à-vis de leurs ministres. Car, la diffamation c’est le mensonge. Et le mensonge est un péché.

Mais où donc serait parti l’argent du Congo ?


A cette question, les autorités du Congo-Brazzaville répondent que le budget de l’Etat exercice 2015 a été rectifié à la baisse pour s’arrêter à la somme de 2.849 milliards 566 millions de FCFA à cause de la chute des prix du baril de pétrole (principale matière, première exportée dans le pays. En d’autres termes, le pays manquerait de liquidités en raison de cette baisse de recettes pétrolières.

Mais, curieusement, lorsqu’il s’est agi, par exemple, d’organiser, en octobre 2015, le référendum constitutionnel qui a débouché sur le changement de la loi fondamentale du 20 janvier 2002 au profit de la nouvelle Constitution promulguée le 6 novembre dernier, le chef de l’Etat, Denis Sassou-N’Guesso, initiateur de ce référendum, a fait débloquer, le plus facilement du monde, la bagatelle de 100 milliards de FCFA !!! C’est pourtant une dépense qui n’était pas prévue par le budget 2015, mais qui a quand même été effectuée.

D’où venait donc cet argent si ce n’était pas du Trésor public ?

Voilà pourquoi les analystes pointilleux affirment que ce n’est pas l’argent qui manque et que ce n’est pas la chute du prix du baril de pétrole qui a créé la crise financière au Congo-Brazzaville. Mais, c’est la mauvaise gestion des fonds publics par le président de la République lui-même. Puisque, ce n’est plus un secret pour personne : Denis Sassou-N’Guesso a récemment aidé ses pairs africains, avec l’argent du Congo, tels que la Côte-d’Ivoire, la Guinée, le Burundi et la RCA, pour préparer leurs élections présidentielles 2015.

Et, pour combler le trou creusé par ces dépenses de prestige, le chef de l’Etat aurait pris la résolution de gager à bas prix le pétrole congolais auprès de nombreux pays consommateurs, et ce, pour plusieurs années.

Ce qui explique la prudence avec laquelle le Chef de l’Etat est appelé à gérer le peu d’argent que lui aurait procuré cette transaction. En clair, le Président de la République ne peut plus «alimenter» tous les ministères parce qu’il y aurait peu d’argent disponible. Aujourd’hui, il n’y aurait plus que cinq administrations publiques où la crise financière n’est pas ressentie :

1. Institution Denis Sassou-N’guesso

2. Le Ministère de l’Intérieur (par Raymond Zéphirin M’boulou)

3. Le Ministère des Finances (par Gilbert Ondongo)

4. Le Ministère de l’Aména-gement du territoire et de la Délégation générale aux grands travaux (par Jean-Jacques Bouya)

5. La Direction générale de l’Aval pétrolier de la SNPC et de la CORAF (par Denis christel Sassou-N’Guesso «kiki»).


Quant aux autres ministres, ils sont obligés, pour ceux qui ont des entreprises ou administrations sous tutelle, (comme celui de l’Energie et de l’hydraulique, avec sa SNE et SNDE), de remuer les coffres des menues recettes ! Les ministères qui n’ont pas d’entreprises sous tutelle (comme celui de la Fonction publique), continuent de tirer le diable par la queue. Et tant pis, même si cela se passe pendant ls fêtes de fin d’année 2015 et de nouvel an 2016 !

Ghys Fortuné DOMBE BEMBA
OMA

 

 


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