Vous êtes ici >> Actualités A la une Politique L’insigne déclin de l’oyocratie

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

L’insigne déclin de l’oyocratie

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Inénarrables Oyocrates… Dans Typhon, de Joseph Conrad, les passagers pris dans la tourmente, voyant qu’un coup de roulis a ouvert un coffre dont s’échappent des pièces de monnaie, se lancent dans un pugilat dérisoire alors que le navire est près de chavirer.

Ainsi font les députés nommés, les ministres inconditionnels, la nombreuse progéniture et autres sbires de Sassou, qui s’enferrent à fond de cale alors que leur esquif balloté par les vagues fonce droit sur un récif nommé « Peuple congolais ».

Certains rats quittent le navire, d’autres s’en donnent à cœur joie

Prenant la pleine mesure de l’état apocalyptique dans lequel ils ont délibérément plongé notre pays, les rats du « Chemin d’Avenir » quittent le navire. Fiodor Dostoïevski avait vu juste : « Quand le navire doit sombrer, les rats sont les premiers à le quitter ». La pérennité dictatoriale, qu’aurait pu garantir une victoire à la Pyrrhus, devient de plus en plus hypothétique. Aucun vent favorable en vue, susceptible de porter les voiles teintées d’une funeste obsession : la gloutonnerie du pouvoir du grand Timonier d’Oyo.

Quelle que soit la tournure que pourrait prendre le scrutin du 20 mars 2016, l’irruption du général Jean Michel Marie MOKOKO dans cette course a eu pour effet de gonfler à bloc le moral des opposants et de tout un peuple. A contrario, l’arrogance et l’insouciance du clan des « barbares d’Oyo » s’amenuisent chaque jour comme peau de chagrin. La donne a changé. L’incompétent et teigneux procureur OkO NGAKALA, sait désormais jusqu’où aller dans son impudence, le vent peut à tout moment tourner. La période où ce pouvoir prenait un malin plaisir à placer les opposants en résidence surveillée, en dehors de toute procédure judiciaire ; ce temps disais-je, est révolu.

Décidément, notre pays regorge des monstres plus fantasques et plus cruels les uns et les autres. L’histoire qui défraie actuellement la chronique oyocratique met à la une un certain Tony Moudilou ; lugubre personnage dépourvu d’épaisseur intellectuelle et de références professionnelles. Il est abonné aux rubriques des faits divers pour sa mythomanie qu’il exerce auprès des autocrates africains à qui il soutire argent et autres avantages en nature. Il a même poussé l’outrecuidance à l’extrême en usurpant le titre d’Avocat. Mais cette fois-ci, c’est la cupidité qui éclate dans toute son horreur avec cette histoire de vidéo dont il serait un des metteurs en scène.

Alors que toutes les forces vives du pays, à l’extérieur comme à l’intérieur, cherchent des voies et moyens pour se débarrasser une fois pour toutes du tyran d’Oyo qui pendant 32 ans, use de tous les subterfuges pour réduire l’Etat de droit souhaité par tous, à sa plus simple expression ; ce rat qui erre dans les rues de Paris, ne cache pas ses intentions de le remettre en scelle en cherchant à monnayer d’autres volets de cette vidéo contre des espèces sonnantes et trébuchantes.

Les multiples convocations du candidat Jean Marie Michel MOKOKO à la DGST, conjuguées à un éventuel témoignage à charge de Tony Moudilou, visent ni plus ni moins à assener un coup fatal au moral du général, ce qui aurait comme effet immédiat de lui ôter cette envie de vouloir défier le satrape d’Oyo. Toutes ces manigances sont vouées à l’échec, tant, les jeunes congolais, sans réelles perspectives d’avenir savent qu’il faut oser tenter l’impossible pour atteindre ce qui est possible. Evènement après évènement, ils ont réussi à construire un capital psychique et moral permettant de façonner la résilience et de trouver les ressources intérieures et extérieures nécessaires pour mettre un terme à ce système odieux.

C’est un truisme de le rappeler ; un peuple jaloux de sa liberté est prêt à tous les sacrifices pour la recouvrer. Les démonstrations de force de septembre et octobre 2015 étaient le fruit d’une détermination sans faille. Elles ont fini par neutraliser le sérum de résignation que Sassou s’est toujours appliqué à induire à tout un peuple. Désormais, la clameur a pris le dessus pour réprouver les turpitudes de ce pouvoir honni.

L’union européenne épouse l’air du temps

Le communiqué de l’Union européenne à travers lequel il a exclu d’envoyer une mission d’observation électorale au Congo lors de ce scrutin, sonne le glas de ce système. Pour elle, les conditions pour que le scrutin se déroule de manière démocratique ne sont pas réunies. Et pour cause, la réforme de la loi électorale du 23 janvier 2016 ne permet pas d'assurer « le caractère démocratique, inclusif et transparent de l'élection ».

Avec l’intention claire de porter la fraude sur les fonts baptismaux, Sassou a nommé de façon unilatérale, le Président de la Commission électorale nationale et « indépendante », alors qu'il aurait dû faire l'objet d'un consensus entre les partis. En plus, l'administration est surreprésentée dans la Commission.

C’est le parfait nivellement par le bas et tout semble indiquer que la droiture et l’honnêteté sont devenues des délits dans notre pays. Les actes antirépublicains ne se comptent plus. L’après Sassou qui adviendra forcément, ne sera pas une sinécure. Le véritable chantier de ce pays doit porter sur l’homo congolus, car ce ne sont pas les pierres qui font la cité. Ce sont les hommes qui font l’Histoire.

La nuit a trop duré, mais le jour se lèvera dans l’amertume pour un souffle nouveau. Comme lors de l’avènement de la CNS de 1991, le peuple Congolais retrouvera sans conteste, dignité et respect et foulera au pied toute désinvolture. C’est le peuple qui donne le pouvoir et cela, les congolais ne l’ont jamais oublié. Ce ne sont pas les signes de fin de règne, plantés comme le nez sur la figure qui le démentiront.

A n’en point douter, nous sommes plus proches d’une fin de règne semblable à celle du Président Fondateur Mobutu. Le 7 septembre 1997, le Léopard s’est couché sans cris ni crocs, victime du déluge qu’il menaçait de faire subir à son peuple. Il mourut loin de sa patrie pour l’avoir traitée pas comme son bien personnel, mais telle une chose que l’on méprise. Il a assassiné, il a appauvri la population, épargné et enrichi ceux qui lui obéissaient au doigt et à l’œil. Il menait grand train pendant que le peuple croupissait dans la plus sombre misère de l’histoire de son pays. Comme lui, Sassou fait du mauvais génie !

L’indulgence légendaire du peuple congolais, qui couve une sagesse sans commune mesure, est entrain de voler en éclat. Un jour prochain, des esprits éclairés ne pourront plus apaiser les consciences et conjurer notre pays d’une chaude et/ou sanglante insurrection qui semble être la seule alternative pour que notre pays retrouve ses lettres de noblesse. Aussi, nous obtiendrons la liberté au sens plein du terme si et seulement si nous réussissons à tous les niveaux, à se faire violence et prendre le taureau par les cornes. Nul destin inexorable ne nous prédispose en effet à être sous la botte d’un tyran. Toute misère mène à la révolte ou à la soumission ; le choix est clair. Mais peut-être l’histoire de l’humanité est-elle, d’une certaine manière, l’histoire des révoltes et des révolutions… Le peuple congolais y prendra sa part. Assurément.

Djess dia Moungouansi



 

Commentaires  

 
0 #1 Chassidy 19-11-2016 09:13
Hi my family member! I wish to say that this
article is awesome, great written and come with almost all vital infos.
I would like to see extra posts like this .
Citer
 

Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir