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A la Une: au Congo, jeu, set et match (contesté) pour Sassou

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Ce fut donc bien « un coup KO », comme on dit désormais en Afrique en cas de victoire au premier tour lors d’une élection pouvant en compter deux. Selon le décompte officiel, le président sortant a donc été réélu au premier tour avec 60,39 % des voix, devant Guy-Brice Parfait Kolélas, 15,05 %, qui conteste ces chiffres, disant vouloir déposer des recours devant la Cour constitutionnelle. Vient ensuite le général Jean-Marie Michel Mokoko et ses 13,89 %, qui, lui, dénonce ce qu’il appelle une « forfaiture de plus » et appelle les Congolais à la désobéissance civile.

Appel et contestation notamment relayés par plusieurs sites internet, comme par exemple, et en images, par le portail http://www.dac-presse.com/, Zenga-mambu.com, ou par le site Mwinda Press, qui dénonce un « hold-up électoral » et qui affirme, via un vocabulaire à tout le moins virulent, que « le peuple congolais n'accepte pas ce nouveau coup de force », ou encore par un autre site internet du nom de Congopage, qui estime que « l’histoire du Congo est en train de s’écrire quasiment à huis clos, dans l’indifférence de la communauté internationale » (nous allons y revenir), et qu’il aura fallu que trois journalistes (Le Monde et l’AFP) soit « molestés » pour noter le « sursaut » de la presse étrangère.

A l’inverse, la réélection de Denis Sassou-Nguesso au premier tour est saluée par Les Dépêches de Brazzaville. Selon ce quotidien, le peuple congolais a choisi de façon « claire » la voie de la « continuité ». Il a affirmé sa volonté de « ne pas dévier d'un pouce » sur cette voie. Ce faisant, estime ce quotidien, le peuple congolais a fait preuve d'une « maturité » qui devrait lui permettre de « nouvelles avancées » dans les « cinq années à venir ». Parmi les « défis » à relever durant ce quinquennat, Les Dépêches de Brazzaville évoquent « l’achèvement » des infrastructures, la formation du personnel médical et des enseignants ou encore la modernisation de l'agriculture et l’instruction des agriculteurs.

« Tâche » à laquelle va devoir s'atteler le « premier président de la nouvelle République », « tâche » que le journal qualifie d’« immense ». On le voit, sans attendre, Les Dépêches de Brazzaville brossent les perspectives du quinquennat en soulignant la nécessité d’un Etat « stable, organisé, tendu vers la réalisation de ces objectifs ». Et ne doute pas que, « le temps de la déception passé », les soutiens des huit autres candidats à cette présidentielle 2016 ne manqueront pas de « partager ce point de vue ».

Congo : Sassou et le « quitus » français

Mais au-delà du Congo, la presse africaine souligne aussi que cette réélection de Denis Sassou-Nguesso s’est faite avec… l’aval implicite de la communauté internationale en général, et de la France en particulier. Au Burkina Faso, le quotidien Le Pays souligne que Denis Sassou-Nguesso « sait que la communauté internationale excelle dans l’hypocrisie » et que ladite communauté a « opté de fermer les yeux ».

Pour quelles raisons le président congolais « se sent pousser des ailes face à l’inaction de la communauté internationale en général et de la France en particulier ? », enchérit ce quotidien ouagalais. Parce qu’en « lieu et place des effets escomptés du printemps arabe, on assiste à l’installation d’un hiver rigoureux en termes de satrapie dans cette zone », explique Le Pays. Qui prévient : « Les opposants n’ont plus qu’à choisir entre mieux s’organiser ou se tenir tranquilles. »

En Guinée, le journal Le Djély n’écrit pas autre chose en dénonçant, dans un style très gaullien, ce qu’il appelle « le machin » qu’est, selon ce journal, la communauté internationale, « conglomérat dont on se rend chaque jour compte qu’il n’est régi par aucun principe et ne souscrit à aucune espèce de valeur ou de morale », se navre Le Djély.

Pour ce confrère guinéen, pas de doute, les différents membres de cette communauté internationale se sont réparti le monde « comme du temps de la conférence de Berlin ». Et ils ne sont « mus que par leurs intérêts ». Et, justement, dans le cas du Congo, « François Hollande a donné son quitus au hold-up électoral auquel on vient d’assister, tous les autres donneurs de leçon se sont tus. Le maître avait tranché ! », conclut, dépité, Ledjely.com.

Par Norbert Navarro

RFI


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