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Tension au Congo: le pouvoir dénonce les Ninjas, l'opposition demande des preuves

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C'est dans un contexte tendu, après une journée de violences, que la réélection contestée de Denis Sassou Nguesso a été officialisée hier soir, lundi 4 avril. La Cour constitutionnelle a validé la victoire du président sortant dès le premier tour avec 60,19% des voix alors que les autorités communiquaient un premier bilan des affrontements qui ont opposé lundi forces de sécurité et hommes en armes.

Au moins deux assaillants ont été tués dans les affrontements, ainsi que trois membres de forces de sécurité d'après la police.

Toute la journée, alors que des tirs sporadiques retentissaient encore dans la capitale, des opérations de ratissage ont été menées dans les quartiers Sud. Dix-neuf combattants présumés ont été arrêtés selon le porte-parole de la police, qui décrit des jeunes galvanisés, bardés de grigris.

Le pasteur Ntumi nie toute implication

La situation est désormais maîtrisée, affirme le colonel Monkala-Tchoumou, qui précise que les opérations de sécurisation vont se poursuivre ce mardi pour permettre aux habitants de rentrer chez eux en toute sécurité.

Des centaines de Brazzavillois ont en effet fui les quartiers Sud pour se réfugier en centre-ville où ils se sont installés chez des parents ou dans des églises pour la nuit. Selon le gouvernement, l'attaque aurait été menée par des ex-rebelles ninjas se réclamant du Pasteur Ntumi.

Actif jusqu'en 2003, cet ancien chef rebelle s'était d'abord rallié au président Sassou-Nguesso avant de soutenir l'opposant Kolelas arrivé second de la présidentielle il y a 15 jours. Le pasteur Ntumi dément lui toute implication et estime qu'il s'agit sans doute de l'expression d'un ras-le-bol des jeunes après 32 ans de présidence Sassou-Nguesso.

L'opposition dénonce une «manipulation du pouvoir»

Une source gouvernementale souligne que la méthode de guérilla et les armes lourdes employées pointent plus vers une attaque professionnelle et structurée que vers une manifestation de colère spontanée. D'ailleurs dès la mi-journée lundi, dans un communiqué lu à la télévision, le porte-parole du gouvernement congolais accusait des ex-Ninja, les «Ninja Nsiloulou», ces miliciens actifs durant la guerre civile d'être à l'origine de ce qu'il a qualifié «de véritable action terroriste». Le gouvernement promet d'ailleurs d'enquêter sur de possibles liens entre cette attaque et l'opposition.

Mais cette version officielle ne fait pas l'unanimité. Dans l'entourage d'un autre opposant Jean-Marie Michel Mokoko, certains n'excluaient lundi soir pas une « manipulation du pouvoir » destinée « reprendre la main » en pleine contestation de l'élection. « On dit que c'est l'opposition, quelles sont les preuves ?», interroge pour sa part Guy-Brice Parfait Kolelas.

« Ce qui se passe est condamnable : nous condamnons toutes les violences, d'où qu'elles viennent... Il n'y a qu'un seul responsable : c'est le gouvernement de la République qui n'a pas pu lire les signes avant-coureurs... Pendant la campagne électorale pour l'élection présidentielle, les populations de Brazzaville Sud étaient intimidées par les personnes du parti au pouvoir qui leur promettaient de partir dans les forêts si elles ne votaient pas pour le candidat président sortant... »

Par RFI


 

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