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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

COURRIER DE PROTESTATION DES CONGOLAIS A L’ENDROIT DES ETATS ET ORGANISATIONS DESTINATAIRES

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Destinataires : Union Africaine, Union Européenne, OIF, États-Unis, Vatican, Représentations diplomatiques des pays africains, Présidence française, Quai d'Orsay.

Objet : Nous peuple congolais demandons la reconnaissance de notre vote du 20 mars 2016.

M. SASSOU NGEUSSO ne nous représente plus

Monsieur,

Ce 20 mars 2016, nous congolais du nord, du sud, du centre, de l’est et de l’ouest, avons librement et pacifiquement voté à l’élection présidentielle pour une alternance démocratique dans notre pays. Mais malheureusement, M. Sassou Nguesso et son clan, aidés par une CNEI et une Cour Constitutionnelle partisanes, veulent usurper le résultat de ce vote et nous imposer leur volonté par la force. En effet, le dépouillement de cette élection présidentielle s’est déroulé à huit clos, avec une coupure délibérée des moyens de communication pendant quatre jours, aux yeux et au su du monde entier. Et les résultats proclamés par la CNEI le 24 mars, donnant M. Sassou Nguesso vainqueur, n’avaient de crédibilité que le niveau de probité des membres de cette commission. La CTE, Commission Technique Électorale de l’opposition, ayant prouvé preuves à l’appui (souches de procès-verbaux enregistrés dans les différents bureaux de votes) que M. Sassou Nguesso ne pouvait prétendre avoir obtenu le résultat affiché par la CNEI. La confirmation de la victoire de M. Sassou Nguesso ce 4 avril 2016 par la Cour Constitutionnelle n’est qu’une forfaiture de plus, après celle d’octobre 2015 ayant autorisé le référendum constitutionnel au mépris de la loi fondamentale existante, comme l’a affirmé à juste titre l’opposition Congolaise réunie au sein des plates-formes politiques FROCAD-IDC dans sa déclaration du mardi 5 avril 2016.

Le Congo vit actuellement dans un état de siège, dans lequel M. Sassou Nguesso utilise tous les moyens de l'état et particulièrement la force publique, aidée par une milice privée, pour exercer des représailles sur les opposants politiques, les emprisonner, voire les faire tuer. Profitant de son emprise sur les forces publiques et sur l’appareil judiciaire, il a créé des troubles dans la nuit du 3 au 4 avril pour permettre à la cour constitutionnelle de proclamer les résultats et trouver le justificatif du déploiement des forces de l’ordre dans les points stratégiques du pays, et particulièrement dans les quartiers sud de Brazzaville, empêchant de facto toute protestation populaire. Et depuis, les actes de violence ne s’arrêtent pas : violations des droits humains, arrestation des opposants et citoyens contestataires, encerclement des résidences des candidats à l’élection présidentielle MOKOKO et OKOMBI SALISSA, bombardement à l’arme lourde des populations civiles de la région du Pool sous le prétexte d’une opération de police à la recherche de NTUMI, le chef des Ninjas,… Voulant à tout prix donner une coloration de guerre ethnique à ses opérations guerrières, M. Sassou Nguesso et ses troupes, principalement la Garde Républicaine (GR) accentuent les massacres dans le département du Pool. Après le pilonnage des villages Soumouna, Nkampa dans le district de Kinkala et Vindza, les obus pleuvent sur d’autres bourgades (Mbouaboudi, Nsouelé, Kibouendé, loumou,…), causant au passage la mort à de dizaines de personnes dont des femmes et des enfants. M. Sassou Nguesso, qui s’est fait au cours de ses 32 ans de pouvoirs de nombreux soutiens à l’étranger y compris dans les médias internationaux, et s’est octroyé une constitution sur mesure qui lui donne tous les droits dans ses articles 10 et 96, croit avoir acquis le droit à l’impunité et ne cesse de le montrer à la face du monde. En comparaison de la couverture médiatique faite autour de l’agression de trois journalistes français à Brazzaville le 23 mars dernier par des hommes armés du pouvoir, et les réactions qui s’en sont suivies, le massacre de pauvres populations congolaises auquel nous assistons n’est qu’un fait divers.

Le 24 mai 2014, un homme est entré dans le Musée Juif de Bruxelles. Il a abattu quatre personnes à l’aide d’un revolver et d’un fusil d’assaut et s’est enfuit. C’est l’horreur. Tous les citoyens du monde, y compris les Congolais, se sont indignés. Et toutes les forces de police ont été mobilisées pour le retrouver. Aujourd’hui, au Congo, un homme fait voler des hélicoptères, fait tirer sur des populations civiles innocentes à la mitraillette, engendre des dizaines de morts par jour. Il n’est pas recherché, car on le connaît. Mais surtout, presque personne ne s’en indigne.

Nous, Congolais signataires de cette lettre, disons simplement et pacifiquement au monde que nous n’avons pas élu M. Sassou Nguesso. Nous lui dénions le droit de nous représenter. Nous demandons par conséquent à toutes les institutions internationales, à toutes les sociétés et à tous les Etats étrangers de cesser de les recevoir, lui et ses représentants, en notre nom.

Nous protestons face au silence et à l’absence de réaction de la communauté internationale en général, et nous protestons contre ces réactions inappropriées, particulièrement celle de l’Union Européenne (le 7 avril) et celle du département d’Etat Américain aux Affaires Etrangères (le 7 avril) qui nous renvoient aux prochaines élections législatives. Ces réactions s’équivalent à une acceptation tacite de la victoire de M. Sassou Nguesso à l’élection présidentielle. Nous avons reçu des promesses du Président Obama lors du sommet Etats-Unis Afrique d’août 2014 et du Président François hollande lors du sommet de la francophonie en novembre 2014 à Dakar de soutien à la démocratie. Et nous osons croire que ces promesses seront tenues. Car reconnaître tacitement cette victoire, c’est donner une prime à la violence et consacrer la victoire du crime sur le droit. Reconnaître tacitement cette victoire, c’est bafouer notre dignité et renier notre droit de choisir librement nos représentants. Enfin, reconnaître tacitement cette victoire ne poussera nullement M. Sassou Nguesso à négocier. Au contraire comme nous le prouve les événements auxquels nous assistons, M. Sassou Nguesso est encouragé dans son escalade de la violence. M. Sassou Nguesso veut faire table rase, vider les contrées dites favorables à l’opposition de ses populations, amoindrir voire éliminer tous les opposants politiques en vue, pour qu’aux prochaines élections il puisse montrer à la communauté internationale qu’il s’est converti à la démocratie. Et sans populations pour voter et sans leaders politiques en face, M. Sassou sera assuré d’être président jusque dans son cercueil. L’absence de condamnation franche, l’absence d’élévation de voix d’une autorité internationale, ou d’une autorité morale, permet à M. Sassou Nguesso de penser qu’il a le champ libre pendant un certain temps pour massacrer les populations civiles congolaises et leurs leaders politiques, avant que les voix de la Communauté Internationale ne s’élèvent à nouveau pour réaffirmer des principes. Principes qui seront malheureusement dévoyés de leur sens puisqu’il n’y aura plus personne, ni de populations à défendre.

Nous, Congolais signataires de cette lettre, incitons les institutions et entités destinataires de ce courrier à prendre conscience de la situation et à agir en conséquence suivant les principes et valeurs universels auxquels ils demandent les congolais d’adhérer. M. Sassou Nguesso n’a pas été élu par les Congolais, M. Sassou Nguesso ne représente pas les congolais. Mais M. Sassou Nguesso est hyper armé et menace la sécurité de son peuple et de la sous-région. S’indigner et dire que les élections au Congo ne sont pas crédibles ne suffisent plus. Il est urgent d’arrêter la surenchère dans laquelle s’est engagé M. Sassou Nguesso.

Nous demandons :

* que soit reconnu publiquement le résultat du vote des congolais. Et par conséquent que soit reconnu le fait que M. Sassou Nguesso et ses associés ne représentent plus les Congolais. Ils ne l’ont pas choisi. M Sassou Nguesso est arrivé en quatrième position de l’élection présidentielle, qu’il a lui-même organisé, avec moins de 10% de voix ;

* que M. Sassou Nguesso et ses représentants ne soient plus reçus au nom des congolais, à l'instar de la présidente de l'Union Africaine, Madame Nkossassana Dlamini Zouma, qui a refusé en fin mars 2016 d'accorder de la considération à Monsieur Ngakosso, représentant de Monsieur Sassou Nguesso. Les congolais méritent d’élire librement leurs représentants ;

* qu’il soit demandé à M. Sassou Nguesso ouvertement de respecter le résultat des urnes et d’accepter l’alternance démocratique dans notre pays en laissant organiser le deuxième tour de l’élection présidentielle entre les deux candidats arrivés en premières positions, M. MOKOKO et M. KOLELAS ;

* qu’il soit demandé à M. Sassou Nguesso ouvertement de respecter les droits civiques des citoyens, d’arrêter le massacre des pauvres populations du Pool, d’arrêter les intimidations sur les leaders de l’opposition réunis dans les plates-formes FROCAD-IDC, de retirer ses troupes autour des résidences de Jean-Marie Michel MOKOKO et André OKOMBI SALISSA, d’arrêter les menaces exercées sur la personne du Professeur Zacharie BOWAO, et de libérer tous les prisonniers politiques (Paulin MAKITA et tous les autres).

* que des procédures soit engagés à l’encontre de M. Sassou Nguesso pour l’obliger à négocier : blocage de ses avoirs ainsi que de son oligarchie au pouvoir, blocage des transactions financières avec le gouvernement Congolais jusqu’à la mise en place de nouvelles autorités élus librement, démocratiquement et de manière transparente. Que les sommes importantes que M. Sassou Nguesso aurait transférées à l’étranger soient confisquées dans toutes les Banques ainsi que le retour au Congo des fonds qu’il aurait prêtés à certains Etats, sans le consentement de l’Assemblée Nationale ;

La France, les Etats-Unis, l’Union Africaine, l’Union Européenne, l’OIF, toutes les organisations et Chancelleries adressés s’honoreraient à se mettre en accord avec les principes et valeurs qu’ils promeuvent continuellement et auxquels ils veulent que les populations Congolaises s’attachent. Sinon, leurs images seront définitivement rattachées à celle de la dictature actuellement en place à Brazzaville, qui finira bien par partir.

Très respectueusement.

Les Congolais signataires.

***

LETTRE DE PROTESTATION ET POURSUITE DE LA RÉSISTANCE PACIFIQUE DU PEUPLE CONGOLAIS


Nos leaders politiques au pays, favorables à l’alternance démocratique et pacifique, et particulièrement ceux regroupés au sein de la plate-forme FROCAD-IDC, ont vaillamment lutté et fait ce qu’ils pouvaient pour remettre le pays sur le chemin de la transition démocratique et pacifique du pouvoir, seul moyen de garantir durablement la paix dans le pays. Cependant, M. Sassou Nguesso et ses associés veulent nous imposer leur présence ad vitam aeternam. Ils utilisent la puissance des moyens financiers et policiers à leur disposition pour étouffer la nouvelle majorité politique et tous les contestataires dans le pays.

Maintenant, il est temps que chaque Congolais prennent conscience et s’impliquent. Chaque Congolais, partout où il se trouve, au Congo, en France, aux Etats-Unis, en Chine,… doit prendre le relais et faire entendre sa voix. En parallèle des initiatives prises dans le pays, notamment la manifestation convoquée le 15 avril 2016 par Mme Claudine MUNARI, nous allons nous également nous mettre en marche. Nous allons le faire ensemble de manière organisée et coordonnée de sorte que nos voix se rejoignent et s’amplifient. Et nous ne nous arrêterons que lorsque nos voix seront entendues.

I – Organisation

Nous mettons à disposition de tous nos compatriotes partout dans le monde :

· Un courrier de protestation à destination de différentes institutions et chancelleries réclamant principalement la reconnaissance de notre vote du 20 mars 2016 et la prise en compte de la fin de mandat de M. Sassou Nguesso. Le peuple Congolais, souverain, a choisi de nouveaux représentants ;

· Des adresses d’institutions et chancelleries auxquelles envoyer les courriers.

II – Coordination

Pour que nos voix comptent, pour que nos voies soient amplifiées, nous enverrons nos messages (courriers électroniques ou lettres par la poste) de façon distincte à chaque institution ou chancellerie et en même temps (c'est-à-dire à une date précise) suivant un calendrier.

III – Responsabilité

Nous, Association Promouvoir (le Congo) et les sites Internet Congo-liberty, www.dac-Presse.com, Zenga-Mambu, assumons la responsabilité de l’opération jusqu’à ce qu’une autre organisation de la diaspora, reconnue par tous, prenne le relai.

IV – Faire ensemble

Ci-après le programme de la résistance pacifique que nous vous proposons dans un premier temps. Chaque Congolais, qui est pour l’alternance démocratique et pacifique, doit envoyer son courrier à la date mentionnée et à l’institution indiquée.

 

Date

Institution / Chancellerie

Adresse et commentaire

1

13/04/16

Présidence de la République Française

a - http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

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et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

(le Président sera interviewé le 14/04/2016 sur France 2)

2

14/04/16

Ministère des affaires Etrangères

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/mentions-legales-infos-pratiques/nous-ecrire/article/formulaire-de-contact-saisine-par-voie-electronique

3

15/04/16

OIF

Direction des affaires politiques et gouvernance démocratique

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4

18/04/16

Union Européenne

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5

19/04/16

US Foreign Office

(Adresse communiquée après)

6

20/04/16

Vatican

(Adresse communiquée après)

 

La suite du programme sera communiquée à partir de lundi 18/04/2016

Et, vous pouvez tous complétez les adresses électroniques dont nous disposons.

Prière de nous les adresser à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

V – Courrier de protestation

Ci-attachée la version française. La version anglaise sera disponible en fin de semaine.

Chers compatriotes, faites entendre vos voix.

VI – Modèle de courrier

Pour les Congolais

Moi, (Votre Identité), Congolais, signataire de la lettre attachée, veux que mon vote soit reconnu et que vous preniez en compte que j’ai voté de nouveaux représentants. M. Sassou Nguesso n'est plus Président du Congo depuis le 20 mars 2016.

(Attachez la lettre en français ou en Anglais).

Cordialement.

Pour autres personnes sympathisants

Moi, (Votre Identité), de nationalité (Votre nationalité), suis solidaire des signataires de la lettre attachée. Je veux que leur vote soit reconnu et que vous preniez en compte qu’ils ont choisi de nouveaux représentants. M. Sassou Nguesso n'est plus Président du Congo depuis le 20 mars 2016.

(Attachez la lettre en français ou en Anglais).

Cordialement.

Vive la démocratie,

Vive la République,

Vive le Congo pour tous.

M. Wilfrid DANDOU

‘‘Association Promouvoir’’.


 

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