17/10/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Les larmes d’Isidore Mvouba et de Bernard Tchibambelela

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La fumée blanche est sortie du palais de Mpila et est montée vers le ciel trouble du Congo-Brazzaville post-électoral. Le gouvernement Sassou à la sauce Mouamba a livré son verdict le 30 avril 2016, une semaine après la nomination d'un Premier ministre, chef du gouvernement. D’autant plus bâtie sur une immense fraude constitutionnelle, l’équipe gouvernementale de la nouvelle République n’a pas fait que des heureux. Si tant est qu’on puisse plaindre une bande d’escrocs, cette équipe a fait aussi des déçus ; les déçus du Chemin d’avenir.

Tonnerre de Brest ! Parmi les recalés figurent en bonne place Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla. Des larmes ont coulé sur leurs joues. Des larmes de déception. Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla croyaient, croix de bois, croix de fer, en leur bonne étoile. Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla étaient persuadés qu’ils étaient inamovibles (ininguissables diraient les milosiens ) forts de leur amitié avec Sassou Nguesso. C’était mal connaître le cynisme mêlé d’ingratitude de Sassou alias Monsieur 8%. Pire : Mvouba a été débarqué d’un avion Air France en partance pour Paris. Cet ancien Premier ministre de paille a été débarqué par des hommes en armes au service de Sassou, son ami de quarante ans.

Muets comme une carpe

Alors que les bombardements de la région du Pool à l’aide d’hélicoptères de combat battent leur plein, ces deux hommes étaient plus préoccupés par leur maintien et leur reconduction au gouvernement que par le sort des habitants de la région surnommée « locomotive » du Congo-Brazzaville (selon la métaphore du chemin de fer de Pascal Lissouba) habitants sur lesquels pleuvent des engins de la mort larguées sur les ordres de Denis Sassou Nguesso. Il est vrai que dans ce Département, Sassou n’a pas dépassé la barre de 1% aux récentes élections. Les deux députés du Pool, l’un de Kindamba et l’autre de Mbanza Ndounga, sont muets comme une carpe. Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla ne se soucient guère du traitement de leurs administrés de la région du Pool. Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla n’entendent rien, ne voient rien et ne disent rien. Motus et bouche cousue. Idem pour le député Mbochi de Vindza, Aimé Emmanuel Yoka, le jurisconsulte de Denis Sassou Nguesso. Après leur éviction de la mangeoire, les deux députés sont dépités. C’est le moins qu’on puisse dire.

Champ de résistance

Quid le Pool ? Ce n’est pas n’importe quelle région qui souffre le martyre. Il s’agit de la région du Pool, bastion de la résistance aux attaques de tout genre. Cette partie du Congo est comme prédestinée aux douleurs. Ce n’est pas la première fois que la région fait l’objet du courroux du pouvoir. Comme chez les Vendéens du 19ème siècle, l’insurrection chez les Kongo-Lari est un état d’esprit en butte avec l’esprit jacobin. La région du Pool a déjà croisé le fer avec les différentes forces de la colonisation incarnée par les Butafoco et les armées des régimes militaro-marxistes incarnées par Marien Ngouabi. L’administration française s’est heurtée dans la région du Pool à la résistance menée par Mabiala Ma Nganga, Bouéta Mbongo, Mama Ngounga, Tata Mbiémo, Balou Constant, André Grenard Matsoua. Le lieutenant Ange Diawara et Ikoko ont donné du fil à retordre au régime communiste du commandant Marien Ngouabi, du commandant Joachim Yhombi Opango et du capitaine Denis Sassou Nguesso. Ange Diawara prit le maquis dans la jungle de Monseigneur Roch Auguste Nkounkou à Goma-Tsétsé, dans la région du Pool dont les forêts comme à Sherwood servaient de refuge à Robin des Bois. Aujourd’hui, un autre prélat, Mgr Louis Portella Mbuyu y joue avec héroïsme la partition de la théologie de la Libération, comme les hommes d’Eglise de la natale Amérique latine du Pape François.

Brutus

Isidore Mvouba, redoutable homme d’affaires, à l’instar des dignitaires du pouvoir, natif de Kindamba et Bernard Tchibambeléla natif de Mbanza Ndounga dans la région du Pool, se sont battus comme le diable dans un bénitier en vue de conserver leur biftek ministériel. Cheville ouvrière de la déstabilisation du MCDDI aux côtés de Landry Euloge Kolelas, Bernard Tchibambeléla était à la fois la taupe de Sassou Nguesso au sein du MCDDI et le Brutus de Bernard Kolélas. Tribun hors pair formaté à l’école du marxisme et piètre politique, la justification d’Isidore Mvouba sur les bombardements des populations du Pool (c’était, plaida-t-il, les gens du Pool qui avaient imploré que Sassou leur largue des bombes sur la tête, pour déloger Ntoumi) lui colle à la peau comme la tunique de Nessus. Par conséquent, le sort d’Isidore Mvouba et de Bernard Tchibambeléla n’intéresse personne. Aucune larme versée pour ces deux canailles qui, de toute manière, méritent leur châtiment.

Monnaie de singe

La langue mbochi que pratique Isidore Mvouba avec maestria et la traîtrise assumée de Bernard Tchibambeléla, n’ont pas été des éléments suffisants pour que Denis Sassou Nguesso et ses compagnons de la révolution marxiste les reconduisent à un poste ministériel qui, de toute façon, n’a jamais été que décoratif. Combien d’usines installées, combien d’emplois industriels créés et quel est le prix du kilo de poisson ?

Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla entreront dans l’histoire comme les Brutus ayant poignardé les leaders du Pool. Les habitants de la région bombardés avec leur aval (qui ne dit mot consent) auront toujours à leur égard la formule de Jules Auguste César : « Même vous, nos fils ! ». Au bout du compte, comme Judas, les Pharisiens de la Cuvette les ont payés en monnaie de singe. A leur mort (c’est une façon de parler) leurs tripes comme celles d’Iscariote seront dévorées par des charognes après s’être pendu dans un champ qui portera les malédictions de la trahison. D’ailleurs, avec l’assignation à résidence de Mvouba, le salaire du péché commence à lui être versé.

Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla ont perdu leurs maroquins ministériels. Ils sont inconsolables. Les habitants du Pool reçoivent des bombes sur la tête. Ils sont meurtris. Qui mérite la compassion ? Dans les deux cas, la réponse est claire.


Benjamin BILOMBOT BITADYS


Commentaires  

 
0 #5 serrurier 30-08-2017 22:52
Très bien imagé, jee lis pas mal de blog de votre domaine
mais votre site est super.
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0 #4 Www.stuffpit.com 27-08-2016 15:05
Constatons bien qu'on a affaire a des passionnés
du sujet, compliments pour ce site
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0 #3 JOHN ALLEN NKRUMAR Z 09-05-2016 12:14
Outre MVOUBA et TCHIBAMB'LL, beaucoup qui croyaient faire partie du cortège ont mangé leur pain blanc.
A commencer par "KOULOU KOUMOSSI", MBERI Martin le kikata de la Bouenza qui n'a pas ménagé ses effets de manche pour servir et séduire son ami de plus de 50 ans SATAN NGUESSO. Il se voyait déjà 1er Sinistre.
KIGNOUMBI KIA BOUZOBA aussi se rêvait 1er Sinistre.
On a pas vu non plus le zélé juriste MOUNDOUNDOU l'apôtre du serment sur le NZOBI.
Pas de Vincent PEYA le tournicoteur, ni de Jean-Marie MPOUELE dit "Bikoba Voua". Ce dernier aurait pu vendre père et mère, frères et sœurs pour un maroquin synonyme de rêve américain made in Congo. Pas de perroquet VOUVOUZELISTE NATIONAL Domi-niqué Marseille d'Asie de mes C... qui espérait sans doute le strapontin du Sinistre des plus bavards
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0 #2 Patriote ELOKO 05-05-2016 23:52
Pour n'avoir pas, d'urgence, réussi à faire plier le rejeton de Békol aux voeux du dictateur et, non moins grave, avoir soutenu auprès de celui-ci que le Pool était majoritairement avec lui, ils paient la honte et le courroux subis par le sans pitié dictateur. C'est, de toute façon, la règle du jeu et ils le savent.
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0 #1 Mahouèle ma Makita 05-05-2016 14:00
Le calice amer de la traitrise se boit toujours avec amertume, bien évidemment.
Fidèle parmi les fidèles au dictateur Denis Sassou Nguesso, Isidore Mvouba a fait figure de "petit ya confiance". Détesté des habitants du Pool, cet homme s'est bâti une carrière en prenant pour support le PCT et pour mentor l'ogre de Mpila. Alors plus proche collaborateur de Sassou, c'est lui qui accompagnera les représentants du FIDH à la recherche des charniers dans ce vaste département du Pool. Il n'en trouvera pas, mais vu l'inféodation totale du quidam, les amis du Pool ont conclu que Mvouba avait joué un rôle pour protéger son maître.
Quant à Tchbambella, nul au Pool n'est dupe de ses comportements de vipère, la langue fourchue, les contorsions habiles. A la différence de Mvouba qui affichait sa traitrise sans fausse honte, Tchibambella est resté dans le sérail du MCCDI, volubile comme jamais, les oreilles tendues, toujours prêt à recueillir les dires des uns et les confessions des autres.
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