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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Interview de monsieur Patrick Kibangou au journal Parole à l'Afrique et aux Africains

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Patrick KIBANGOU, 57 ans,   est diplômé de l’école polytechnique ainsi que de l’académie d’économie de Wroclaw (sud-ouest de la Pologne). Il travaille actuellement pour un organisme de distribution des fonds structurels européens aux agriculteurs polonais. Il est établi à Jelcz-Laskowice, petite ville des abords de Wroclaw avec et notamment sa compagne médecin de nationalité polonaise et d’origine nigériane.  Patrick KIBANGOU nous livre ses impressions sur la situation au Congo-Brazzaville, son pays d’origine, à  travers cette interview accordée au Journal PAROLE A L’AFRIQUE ET AUX AFRICAINS.

PAA.( Parole à l'afrique et aux africains)

Bonjour Monsieur Kibangou, comment allez-vous. Au regard de la situation politique qui prévaut au Congo, Quel est votre moral ?

PK. ( Patrick KIBANGOU)
Bonjour. Nous allons assez bien. Merci de nous avoir une fois de plus invité pour discuter sur les problèmes du Congo. Notre moral ? Il est haut, même si vous le savez, la situation de notre pays le Congo, est très préoccupante.

PAA.
Justement, ou en sommes-nous. Toujours à la case départ.

PK.
A la case départ ? Sûrement pas. Depuis notre dernier entretien, il y’a bien eu des évènements comme la mascarade de référendum et les élections présidentielles truquées qui ont mis à jour l’impopularité du tyran congolais aux abois. Nonobstant son cuisant échec aux élections présidentielles qu’il a lui-même organisé, il cherche à se maintenir au pouvoir.

PAA.
Le tyran ! Nous devinons qu’il s’agit bien du président Denis Sassou Nguesso. Mais s‘il cherche à se maintenir au pouvoir, c’est peut-être parce qu’il est le seul garant de la paix au Congo. En tout cas ces partisans prétendent même qu’un départ précipité de sa personne entraînera un déluge au Congo.

PK.
(Rires)
Commençant par définir le mot paix pour cerner tout imbroglio qui entoure ce concept. Au sens positif, la paix est un état de tranquillité et de quiétude. En revanche, au sens négatif, la paix est l’absence de guerre ou de violence. Pensez-vous qu’il y’a la paix au Congo ? Les congolais ne sont pas aussi dupes, ils savent qu’il s’agit plutôt d’une paix romaine que le tyran et ses affidés du PCT ont unilatéralement décrétée. La paix ne se maintient pas en muselant un peuple, ni en divisant pour régner, et encore moins avec des fusils sur les tempes de ses concitoyens. Non !
Quant au déluge, si c’est vraiment leur souhait, il se fera. Mais qu’ils sachent que cela se passera à l’image de l’arche de Noé, une histoire biblique ou Dieu avait mis en sécurité ses élus.


PAA.
Je n’ai pas bien saisi votre rhétorique…

PK.
… Soyons sérieux, le déluge ne peut pas être le souhait d’un peuple déjà martyrisé. Un peuple qui en a marre des divisions et des injustices. C’est plutôt le tyran qui dans une de ses variantes de maintien au pouvoir est en train de préparer minutieusement un déluge au Congo, pour que sa prophétie soit réalisée. Ainsi le monde le prendra pour un visionnaire, un sage et un véritable homme de paix, comme d’ailleurs il aime se faire appeler.
Nous pensons qu’il n’est pas sur le droit chemin.

PAA.
Pensez-vous que le président Denis Sassou Nguesso soit un homme aussi cynique ; au point de servir sur un plateau d’argent un tel malheur à ses compatriotes ?

PK.
Tout congolais sait que le cynisme a une place de choix dans le lexique de Mr Sassou.
Si ce n’est pas le cas, pourquoi donc cet acharnement sur la personne du Général Jean Marie Michel Mokoko?

PAA.
Qu’est-ce que la séquestration ou l’arrestation du Général Jean Marie Michel Mokoko à avoir avec le fameux déluge ?

PK.
Notre logique nous donne une lecture claire des évènements. Ce n’est un secret pour personne. Sassou Nguesso n’a jamais été un président démocratiquement élu par les congolais. Il a toujours été un président de fait, donc qui s’est à chaque fois imposé par des intrigues et la force. Sa tactique a toujours été la même ; affamer, humilier et diviser ses adversaires politiques pour les affaiblir afin d’être la seule alternative et être au-dessus de la mêlée. Ce qui a toujours marché jusqu'à l’arrivée du Général Jean Marie Michel Mokoko sur la scène politique.

PAA
Mais l’opposition a bien existé au Congo avant l’arrivée du Général Jean Marie Michel Mokoko sur la scène politique ?

PK.
Il y’a deux façons de faire de la politique. Ou bien on vit pour la politique, ou on vit de la politique. Une bonne partie de la classe politique congolaise a choisi la deuxième option. Certains se sont alliés ouvertement au dictateur Sassou Nguesso.  D’autres par contre se sont proclamés des opposants. Comme un estomac creux n’est pas un bon conseiller politique disait Albert Einstein, il n’a pas été difficile à Sassou Nguesso de discréditer nombreux de ses opposants aux yeux du peuple congolais. C’est vrai qu’ils critiquent Sassou Nguesso le jour, mais la nuit certains d’entre eux, vont s’abreuver à sa source. Ceci se confirme par leurs déclarations qui sont souvent en déphasages avec leurs actes. C’est regrettable, que ses pseudos opposants soient tombés dans le piège du tyran, qui était de faire qu’aucun d’eux ne fasse l’unanimité devant les populations et ne devienne leur alter ego. Dommage, car à l’instar de leur gourou Sassou Nguesso, ces pseudos opposants n’ont pas aussi vu passer le temps.

PAA.
Si vous désavouez cette opposition, que direz-vous des opposants de l’IDC qui ont aidé Sassou Nguesso à reconquérir le pouvoir par la force et qui sont restés à ses côtés jusqu'à un passé très récent ?

PK.
La politique n’est pas une science exacte, dixit Otto Von Bismarck. Chaque personne, encore mieux un politicien, a droit à l’erreur. Les sages ne sont pas sages parce qu’ils ne commettent jamais d’erreurs. Ils sont sages parce qu’ils corrigent leurs erreurs dès qu’ils les reconnaissent. En d’autres termes le plus important est d’avoir le courage de se rétracter à temps quand on découvre la supercherie et de rester constant avec ses convictions. C’est ce qu’ont fait certains leader politiques comme Andre Okombi Salissa, Charles Zacharie Bowao, Claudine Munari et le Général Jean Marie Michel Mokoko, à ne citer que ceux-là. Nous ne pouvons que leur dire bravo et soutenir leurs actions qui vont dans le sens de l’alternance.

PAA
Vous semblez minimiser les dégâts collatéraux que peuvent entraîner de telles erreurs.

PK.
Non, loin de là ! Vous savez ? La démocratie n‘est malheureusement pas la soumission des ceux qui ont tort sur ceux qui ont raison. Non! C’est plutôt la soumission de la minorité à la majorité. Qu’en direz-vous si la majorité se retrouve dans l’erreur ? Surtout si par malheur cette derniere est sous l’influence d’un escroc politique de l’acabit de Sassou Nguesso. Vous direz que ce n’est pas démocratique ? Comme exemple, rappelez-vous de sa fameuse citation:

“...Cependant est vrai, le fait que jamais je ne pourrai accepter que la constitution soit violée...
...j’insiste pour dire que lorsque la constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l’accepter…”

Vous comprenez que les choses ne sont pas aussi faciles que vous l’exposez.
Quand on a commis des erreurs d'appréciation ou des erreurs sous l’influence d’un démagogue; n’est ce pas louable de corriger ces erreurs afin de réussir là où on avait échoué ? Dites-moi, qui n’a jamais rêvé à cette éventualité.

Oui, nous devons éviter les échecs et par consequent leurs dégâts collatéraux. Mais ce serait absurde de les craindre. L’échec n’est pas une fatalité en soit. C’est plutôt le précurseur de la réussite. Rien de grand ne s’est accompli dans ce monde, sans échec. Les vraies seules erreurs sont celles que l’on commet à répétition et que l’on impose de surcroît manu militari aux autres, à l’instar de Sassou Nguesso. Sinon nous parlerions d’occasions d’apprentissage. Cependant nous soulignerons quand même au passage que le Congo n’a plus le temps de se permettre la politique du ‘’on apprend dans les erreurs’’. C’est pourquoi les hommes qui acceptent des postes de responsabilités sans avoir les capacités et la formation requise, doivent dorénavant s’attendre à supporter les conséquences directes et collatérales de leurs résultats…
En attendant, prenez le temps d’observer et d’écouter les leaders de l’IDC, vous comprendrez leur détermination à réparer le préjudice qu’ils ont commis au peuple. Et c’est ce qui compte...

PAA.
Ok ! Mais pourquoi vous avez dit tantôt que le président Sassou Nguesso s’acharne sur la personne du Général Jean Marie Michel Mokoko. Est-ce une vendetta parce qu’il l’aurait trahi ?

PK.
Aujourd’hui le Général Jean Marie Michel Mokoko est un véritable casse-tête pour le tyran et sa bande, car il est venu sans nul doute brouiller toutes leurs cartes. Tout ce qui avait jusque-là marché pour monsieur 8% devenait caduque. J3M, un véritable cheveu dans la soupe du roi.

Rappelez-vous de notre entretien du mois de novembre 2015 et qui a été traduit et publié dans le journal DAC Presse. A l’époque nous constations déjà que pour le peuple, la pseudo opposition était hors-jeu. Nous plaidions donc pour que le Général Mokoko accepte d’être le leader, l’alter ego de son peuple… Dieu merci que ce dernier a fini par relever le défi au grand dam du tyran. Nous avons tous été témoin de l’engouement sans précédent du peuple pour le plébiscite de leur Moïse national.

PAA.
Vous insinuez que le peuple ne fait pas confiance à l’opposition ?

PK.
La vérité réside sur le fait que pour avoir souvent été trompé, le peuple avait fini par ne plus avoir confiance à certains politiciens congolais de l’opposition. Il ne savait plus sur quel saint se vouer. Voilà pourquoi devant tant de trahisons orchestrées par certains leaders de la pseudo-opposition, ce peuple est resté pendant des années non pas passives comme on peut l’interpréter, mais plutôt dans l’expectative, c’est à dire dans l'attente de nouveaux leaders aux esprits cartésien et républicain et d’où sortira son alter ego.
D’après nous, le Général Jean Marie Michel Mokoko a le profil de l’homme de la situation. Encore une fois nous tenons à le remercier pour avoir accepté d’accompagner son peuple dans ce combat au grand regret du tyran. D’où sa fureur ponctuée par un acharnement sur la personne du Général Jean Marie Michel Mokoko. Rappelez-vous de la réception d’un autre âge que le pouvoir lui avait réservé à son arrivée à Brazzaville en guise d’hors doeuvre.

PAA.
Dites-nous franchement. Que veut le Général Jean Marie Michel Mokoko

PK.
Camara Laye disait : ‘’Les hommes politiques d’aujourd’hui, à l’exception de quelques uns, sont-ils vraiment de grands hommes ? C’est douteux : ils font de la politique une entreprise sanglante. Ils affament leur peuple. Ils exilent leurs cadres et sèment la mort !
Suivez bien le regard des congolais…

Comprenez donc que le Général Jean Marie Michel Mokoko, en tant qu’alter ego du peuple, a pour mission de réaliser à la lettre leurs postulats.
Nous pouvons les résumer en cinq points :

1.  Gagner les élections présidentielles
2.  Veuillez au départ de Sassou Nguesso et ses bires.
3.  Assurer une alternance politique
4.  Faire les états généraux de la nation
5.  Restaurer un état de droit


PAA.
Vous parlez comme les partisans du président Denis Sassou Nguesso. Vous devenez aussi fanatique ? Rappelez-vous que le Général Jean Marie Michel Mokoko était sorti deuxième lors des élections présidentielles du 20 mars.

PK.
Vous avez raison concernant les résultats. Sauf que ce n’est pas du fanatisme, mais juste de la logique mathématique. Vous oubliez que dans l’entre-temps certains candidats de l’opposition qui avaient récolté d’importants suffrages lors de ces élections, se sont discrédités aux yeux de ce peuple à cause de leur déclaration post-électorale. Ce que le Général Jean Marie Michel Mokoko continue à contester royalement jusqu’à la date d’aujourd’hui. D’où l’acharnement dont il est victime.

PAA.
Quelles sont ces déclarations qui ont contrarié les populations au point de compromettre certains opposants ?

PK.
Leurs déclarations allaient dans le sens d’accepter la décision du conseil constitutionnel, donc par ricochet admettre la victoire du dictateur. Ainsi dans la foulée ils reconnaissaient la mascarade de référendum, donc de facto, ils s’alignaient dans la logique d’imposer au peuple congolais la nouvelle constitution de Sassou Nguesso et son PCT.

C’est grave ! Comment peut-on cautionner aussi clairement que facilement la philosophie de l’escroquerie politique et du totalitarisme de Sassou Nguesso et de ses sbires ? 
C’est inacceptable !

PAA.
On aurait appris que l’opposition demande l’organisation d’un dialogue pour sortir le pays de cette crise politique. Qu’attendez-vous de ce Dialogue.

PK.
Vous avez remarqué que ce sera le énième dialogue politique au Congo. Si le peuple n’est pas vigilant, il se fera embobiner encore une fois. Ça toujours été ainsi. Quand le dictateur Denis Sassou Nguesso se retrouve au pied du mur, il propose toujours un dialogue pour gagner du temps afin de mettre sur pied des stratégies souvent machiavéliques qui lui permettent de se maintenir au pouvoir. Il a toujours réussi dans ses stratagèmes, car il sait sur quels pseudos opposants compter. Pas étonnant quand on regarde l’enthousiasme de la classe politique congolaise face à l’évènement. N’est-ce pas là une aubaine pour certains de dialoguer avec celui qui détient la clé permettant de franchir la porte d’entrée à la cour des fêtards politiques ? Sassou Nguesso est conscient que ‘’ramer dans le sens du courant fait rire les crocodiles’’ proverbe africain. C’est pourquoi pour lui, il n’a jamais été question d’inclure la vraie opposition et la société civile dans ses mascarades de dialogues.
C’est une pure malhonnêteté intellectuelle et morale.

PAA.
De quelles stratégies parlez-vous en ce moment. Et quels sont ses complices ?

PK

Le dictateur est devant une stratégie à quatre variantes.
La première :

C’est d’organiser son fameux dialogue avec des pseudo opposants tout en écartant les vrais représentants du peuple avec leurs préalables et leurs doléances. Cette démarche consiste à montrer à l’opinion internationale que le débat démocratique des idées existe au Congo. Dans la réalité, il sera juste question d’une distribution de postes, donc un problème de partage du gâteau au détriment des populations délaissées à leur propre sort. Ce dialogue sera sûrement une opportunité pour la pseudo opposition habituée à grignoter les restes du pouvoir, de s'asseoir enfin à table pour le festin. Le peuple sera encore une fois le grand perdant de ce dialogue organisé par des escrocs politiques.

La deuxième :
La seconde variante est celle souhaitée par le peuple congolais dans sa grande majorité. Un dialogue inclusif dans la paix. Dans ce cas précis, la donne est changée par la présence du Général Jean Marie Michel Mokoko, des messieurs Zacharie Bowao et André Okombi Salissa, de madame Claudine Munari ; tous épaulés par une diaspora éveillée et combative désormais sous l’égide d’un Alain Mabanckou excellent, fulgurant et virulent. Ces derniers ont posé des préalables qui semblent être salés pour le pouvoir.  

Cette variante entraînera certainement le départ du tyran Denis Sassou Nguesso et ses sbires, et la reconstruction d’un état de droit autour du Général Jean Marie Michel Mokoko. Ce dernier, très populaire fait l’unanimité du peuple congolais, donc sera à même d’instaurer un état de droit dont la justice et la paix seront les socles. Justice et Paix, voilà les deux mots qui donnent des frissons à Denis Sassou Nguesso et ses sbires.

PAA.
Comment la justice et la paix peuvent t’elles donner des frissons à un homme qui se proclame être un artisan de la paix ?

PK.

Entre se proclamer un artisan de la paix et l’être réellement, le faussé est grand.

La justice est régie par les lois de la république qui doivent être respectées par tous les citoyens sans exception et appliquées à ceux qui ont osé les transgresser. Les congolais devront donc rendre justice à toutes les victimes de l’intolérance, aux crimes économiques et à d’autres actes de transgression des lois de la République. Mais cette justice ne peut être équitable que si la paix et le respect des droits et libertés fondamentaux des citoyens sont garanties. Il faudra donc au demeurant restaurer un état de droit dans la paix derrière un leader incontesté, le Général Jean Marie Michel Mokoko. C’est un vrai homme de paix, un républicain ; l’espoir de toute une nation. Vous comprenez maintenant pourquoi il est l’objet de tant d’acharnements injustes et arbitraires.


PAA.

Et la troisième variante ?

PK.
La troisième variante, consiste à chasser Sassou et ses sbires à la suite d’une insurrection populaire soutenue par l’armée. Une solution qui au fil des jours apparaît plausible.
La guerre du pool initiée par le tyran risquera d’être la corde autour de son cou.

La quatrième variante quand à elle, est probablement la plus satanique. Elle semble en effet celle sur laquelle le tyran et ses complices ont misé. Le peuple devra alors être très vigilant et éviter de tomber une fois de plus dans le piège de la corruption et des discours mensongers de division. En effet, Sassou Nguesso maîtrise à merveille cette technique pour l’avoir expérimenté sur Bernard Kolelas et Lissouba Pascal.  Il excelle dans ce domaine. Mais dans ce cas, il lui faudra au demeurant soustraire ou éliminer physiquement l’homme qui fait l’unanimité au sein des congolais, c’est à dire le Général Jean Marie Michel Mokoko. Le but est que le peuple congolais se retrouve soustrait de son alter ego, sans la personne capable de les rassembler et de les apaiser. Dans l’entre temps, certains pseudos opposants à la solde du dictateur, joueront le jeu de la division entre les tribus et les régions. Dans la foulée, comme il l’a d’ailleurs fait dans le passé, le despote distribuera des armes de guerre à certains chefs de l’opposition devenus pour la circonstance des petits chefs de guerre. Il s’agira pour le tyran d’exacerber les conflits pour embraser certaines régions du pays. Pendant ce temps, du haut de son trône d’Oyo, mieux armé que quiconque, le tyran jubilera parce qu’il aura prouver à la communauté internationale qu’il est le seul garant de la paix au Congo. Il ne lui restera qu’a faire bon usage de ses armes sophistiquées en profitant d’éliminer au passage tous les opposants et même les pseudos opposants qui l’ont pourtant naïvement servi, ceci pour créer de l’espace et des conditions favorables pour une succession de pouvoir par son rejeton.

PAA.
Vraiment diabolique…  Mais que faire pour éviter ce scénario?

PK.

Primo, les pseudos opposants doivent pour une fois s’abstenir à leurs ambitions politiques personnelles, car c‘est à cause de leur boulimie du pouvoir que le tyran reçoit les bouffées d’air nécessaires pour résister à sa noyade.
En écoutant les messages de Sassou Nguesso, ils doivent continuellement se référer à la fable du corbeau et du renard.

Deuxio, le peuple congolais et toute sa classe politique doivent œuvrer pour que le Général Jean Marie Michel Mokoko et les autres opposants soient libérés. C’est important d’autant plus que le Général J3M, est notre leader incontesté, l’espoir de tout un peuple, le sauveur d’un Congo qui va à la dérive.

Tertio, les congolais doivent se concentrer sur l’objectif principal qui les unis ; le départ de Sassou Nguesso et sa bande. Pour cela, ils devront prendre le courage de transcender tout ce qui les divise et comptabiliser dans les actifs tout ce qui les lie.

PAA.
C’est clair. Vous avez un dernier mot

PK.

Je me demande souvent, comment peut-on continuer à soutenir un homme qui a montré ses limites en 32 ans de pouvoir et qui a réuni en lui tous les sept péchés sociaux décrit par Mahmat Ghandi : La politique dénuée de principes, une fortune sans le travail, une carrière sans éducation, des activités d’affaires sans moralité, la science sans humanité, la religion sans sacrifice et la jouissance sans conscience. C’ est terrible...

Au vu de la situation politique, économique et socio-culturel du Congo, nous sommes persuadés que le changement reste la seule option salvatrice. Les congolais ne peuvent plus se résigner à prier tout en regardant leur pays s’enfoncer dans le chaos. “Aide toi et le ciel t’aidera” dit on.  Mais pour changer ce Congo, il leur faudra être les activistes de cette alternance qui est impérative. Le temps est au devoir…

Néanmoins, nous concedons à chaque citoyen son droit au choix. Pour se faire, il serait judicieux, sinon recommandé que chaque congolais fasse la rétrospective et l'évaluation de 33 années de règne sans partage de Denis Sassou Nguesso et son PCT. Que chaque congolais prenne le temps de raisonner en son âme et conscience. Qu’il se fasse une idée fondée sur ses propres lectures de la politique au Congo. Au final, il lui devra faire un choix lui permettant une chance de changer ou ne pas changer sa vie et celle de la nation toute entière...

C’est aussi ça la démocratie…

 

Par : Patrick KIBANGOU


 

 

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