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Veut-on encore incendier le Congo en passant par le Pool ?

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Dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 juin 2016, plusieurs éléments armés du contingent de nouvelles recrues de la Présidence de la République ont été à la fois déployés dans les quartiers situés au Sud de Brazzaville, puis dans le Département du Pool.

En effet, à Mpassa-Mines, par exemple, dans le district de Mindouli, près de 200 éléments nouvellement recrutés à la Présidence de la République se sont ajoutés à cinquante éléments des unités spécialisées déjà stationnées dans cette localité. Tandis qu’à Mindouli, une centaine d’entre eux ont pris position… Bref, un peu partout ailleurs, ces nouvelles recrues et plusieurs éléments de l’escadron de la mort de la Présidence de la République ont été mis sur le pied de guerre… Mais, guerre avec qui ?

Selon certaines indiscrétions, ce nouveau redéploiement de ces éléments a pour but d’attaquer le Pasteur Ntumi, qui, de l’avis du pouvoir de Brazzaville, se trouverait caché dans l’une des grottes du Département du Pool. Le Pasteur Ntumi, Guy Brice Parfait Kolélas, André Okombi Salissa et Jean Marie Michel Mokoko sont accusés par le même pouvoir de Brazzaville d’être au centre des incendies de certains Commissariats dans les quartiers sud de Brazzaville. Ces derniers ont toujours rejeté en bloc toutes ces accusations et réclamé une enquête impartiale. Mais la logique de la force est-elle bonne ?

L’on se souviendra que pendant près de deux mois, plus précisément en avril et mai 2016, les sbires de Jean François Ndengué et d’autres escadrons de la mort ont traqué le Pasteur Ntumi jusqu’au moyen des hélicoptères de combat. Cependant, cette méthode s’est avérée inefficace. Au contraire, elle a eu des conséquences néfastes sur la vie quotidienne des paisibles populations, ainsi que sur celle des élèves et écoliers qui ont dû se déplacer dans les forêts ou s’éloigner en direction des localités plus calmes.

En persistant avec l’usage de la force, il y a un risque d’assister à une escalade de la violence généralisée, aux conséquences imprévisibles, sur toute l’étendue du territoire national. Les Congolais, quels qu’ils soient, en ont marre des politiciens assoiffés du pouvoir et adeptes de la logique de la guerre et du sang à cause de leurs intérêts purement égoïstes.

Il faut tout même noter que les vrais militaires, les républicains ne sont pas concernés par ces opérations. Seuls les nouveaux engagés et les milices gérées par Ndenguet sont concernés par ces opérations.

La guerre et les injustices n’arrangent rien. Les exemples sont légions.

En 1993 et 1994, il y a eu la guerre civile au Congo. Du 5 juin au 15 octobre 1997, la guerre a resurgi. Du 18 décembre 1998 au 28 décembre 2009, soit pendant dix ans, le pouvoir de Brazzaville s’était battu avec le Conseil national de la résistance (CNR) du Pasteur Ntumi. Toutes ces guerres civiles inutiles ne s’étaient pas arrêtées par les armes, mais plutôt par des accords de paix, donc autour d’une table de négociation.

Pourquoi donc vouloir passer le temps à s’entre-tuer quand on sait que, in fine, le problème sera résolu par le dialogue ? Le peuple congolais interpelle M. Sassou d’user de toute sa grandeur pour désamorcer une probable guerre civile qui se profile à l’horizon. Le peuple ne veut non plus entendre que derrière ces voyages qui n’apportent rien au Congo qu’il y a eu des troubles ou on a traqué Kolélas et autres, comme ce fut le cas de Mokoko et Cie. Il est bien de tricher avec le statut de l’opposition, tout en refusant de rembourser les dépenses de campagne, mais sachons le que les injustices et les humiliations sont le terreau des soulèvements des peuples.

Le président de la République gagnerait plus en cherchant à régler la crise économique qui secoue le pays avec pour conséquence entre autres le non paiement de l’argent dû aux opérateurs économiques et la question du limogeage de plusieurs Congolais à l’issue des faillites de plusieurs sociétés, au lieu de favoriser la guerre.

Ghys Fortune DOMBE BEMBA


 

Commentaires  

 
0 #2 MASSOLA Yvonne 03-07-2016 21:21
On ne dialogue pas avec un criminel de sang, un criminel économique. Les tueries en masse, les arrestations arbitraires d'opposants ne seront pas la solution à la crise que connaît le Congo. La terreur imposée au souverain primaire est une fuite en avant, qui s'estompera grâce à la détermination de ce même peuple.
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0 #1 congo libre 03-07-2016 15:18
Attaquez attaquer Sassou est finit, il doit partir, le fruit est mur et pourri, il va tomber avant le 14 aout 2016, nous savions d’ailleurs.
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