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2016, un bon cru pour l’oligarchie françafricaine

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Affaires Bongo, Deby, Nguesso... Plusieurs présidents africains proches de Paris ont été réélus cette année... et avec eux, leur famille.

 

Ali Bongo, réélu depuis mardi pour un second septennat, n’est pas seul sur le continent à perpétuer et combiner destins personnels et familiaux. Pour la seule année 2016, deux autres parmi les serviteurs de la Françafrique ont aussi su se maintenir sur leur trône, pour le plus grand bien de leur portefeuille et de celui de leurs proches. Le 10 avril, le président tchadien, Idriss Déby Itno, dont la fortune personnelle est estimée entre 50 et 100 millions d’euros, était reconduit dès le premier tour avec 61,56 % des suffrages, entamant sa vingt et unième année au poste de président. Un mois plus tôt, au Congo, Denis Sassou-Nguesso, qui cumule aujourd’hui plus de trente-deux années au pouvoir (1979-1992/1997-2016) et un milliard d’euros dans sa tirelire, obtenait à son tour 60 % des votes, réinterprétant au passage la Constitution de son pays qui interdit plus de deux mandats présidentiels.

Mais, s’ils gardent les intérêts de la France, ces ploutocrates enrichis sur le dos de leur peuple n’en oublient pas moins leurs proches. On l’a vu au Gabon avec Omar, qui, à sa mort en 2009, avait dressé un tapis rouge à son fils Ali, qui n’avait plus qu’à reprendre le fauteuil laissé vacant par papa et faire fructifier les 275 millions d’euros de fortune personnelle, fruit de son labeur en tant que ministre de la Défense de 1999 et 2009.

Au Tchad, Idriss Déby est aujourd’hui dans la même logique avec deux ses fils placés à des postes clés : Zakaria, nommé directeur adjoint du cabinet civil de son père ; et Mahamat, désigné au poste stratégique de commandant de la Direction générale de la sécurité des services de l’État (DGSSE), chargée de la sécurité rapprochée du président.

Denis Sassou-Nguesso reste toutefois le maître incontesté en matière de nomination de proches à des postes clés. Parmi les plus connus : le député Denis Christel Sassou-Nguesso, l’un de ses fils, est aujourd’hui administrateur général de la raffinerie de pétrole nationale Coraf. Et comme Denis n’est pas misogyne, il a nommé deux de ses filles à des postes importants : pendant que Claudia veille sur sa communication, Judith Cendrine, elle, garde l’œil sur la direction de l’Agence pour la promotion des investissements.

Affaires Bongo, Deby, Nguesso... Plusieurs présidents africains proches de Paris ont été réélus cette année... et avec eux, leur famille.

Ali Bongo, réélu depuis mardi pour un second septennat, n’est pas seul sur le continent à perpétuer et combiner destins personnels et familiaux. Pour la seule année 2016, deux autres parmi les serviteurs de la Françafrique ont aussi su se maintenir sur leur trône, pour le plus grand bien de leur portefeuille et de celui de leurs proches. Le 10 avril, le président tchadien, Idriss Déby Itno, dont la fortune personnelle est estimée entre 50 et 100 millions d’euros, était reconduit dès le premier tour avec 61,56 % des suffrages, entamant sa vingt et unième année au poste de président. Un mois plus tôt, au Congo, Denis Sassou-Nguesso, qui cumule aujourd’hui plus de trente-deux années au pouvoir (1979-1992/1997-2016) et un milliard d’euros dans sa tirelire, obtenait à son tour 60 % des votes, réinterprétant au passage la Constitution de son pays qui interdit plus de deux mandats présidentiels.

Mais, s’ils gardent les intérêts de la France, ces ploutocrates enrichis sur le dos de leur peuple n’en oublient pas moins leurs proches. On l’a vu au Gabon avec Omar, qui, à sa mort en 2009, avait dressé un tapis rouge à son fils Ali, qui n’avait plus qu’à reprendre le fauteuil laissé vacant par papa et faire fructifier les 275 millions d’euros de fortune personnelle, fruit de son labeur en tant que ministre de la Défense de 1999 et 2009.

Au Tchad, Idriss Déby est aujourd’hui dans la même logique avec deux ses fils placés à des postes clés : Zakaria, nommé directeur adjoint du cabinet civil de son père ; et Mahamat, désigné au poste stratégique de commandant de la Direction générale de la sécurité des services de l’État (DGSSE), chargée de la sécurité rapprochée du président.

Denis Sassou-Nguesso reste toutefois le maître incontesté en matière de nomination de proches à des postes clés. Parmi les plus connus : le député Denis Christel Sassou-Nguesso, l’un de ses fils, est aujourd’hui administrateur général de la raffinerie de pétrole nationale Coraf. Et comme Denis n’est pas misogyne, il a nommé deux de ses filles à des postes importants : pendant que Claudia veille sur sa communication, Judith Cendrine, elle, garde l’œil sur la direction de l’Agence pour la promotion des investissements.

Stéphane Aubouard

Source : http://www.humanite.fr/2016-un-bon-cru-pour-loligarchie-francafricaine-614956


 

 

Commentaires  

 
0 #1 MASSOLA Yvonne 05-09-2016 09:52
Sassou =,Deby = Ali Bongo.
Comment Sassou peut demander à Ali Bongo l'alternance au Gabon, alors qu'il a fait pire au Congo? Le soutien financier de Sassou à Ping comme le disent certains médias, n'est fait que pour préparer son petit filsl Omar, l'enfant de Bongo père avec Edith au trône de la monarchie gabonaise. Il faut être des criminels nés pour avoir des plans macabres, qui conduisent des congolais, des gabonais à la mort pour la recherche et la conservation du pouvoir qui appartient aux peuples.
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