22/08/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Mvouba et le colonel Ollita font leur entrée dans les scandales d’Aerco et les contrats opaques tandis que Bouya, Ondongo….

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Dans un souci réel de contribuer à l’édification des lecteurs et à la bonne marche du pays, nous avons décidé de revenir sur plusieurs dossiers et sur divers contrats signés par les autorités qui tirent le pays vers le bas.

Retour sur la Convention de concession des Aéroports du Congo

Le 14 décembre 2009, Gilbert Ondongo, actuel ministre de l’Economie Jean Jacques Bouya, actuel ministre de l’Aménagement du Territoire  et Isidore Mvouba, à l’époque ministre d’Etat, Coordonnateur du pôle des infrastructures de base, tous représentant  l’Etat congolais, signaient avec Christian Rognone d’Egis Airport, alors PDG d’Aerco, la Convention de Concession des Aéroports du Congo. Mais, l’examen minutieux de cette convention de 93 articles pousse plus d’une personne interviewée ça et là à se demander si réellement les trois ministres précités sont des patriotes, pour ne s’être pas  souciés de  leurs gouvernés. Pire, Jean-Jacques Bouya, Gilbert Ondongo et Jean Louis Osso (conseiller aux transports de M. Sassou et membre du Conseil d’administration d’Aerco) qui devraient aider le chef de l’Etat dans le suivi de ce dossier, semblent fermer les yeux  sur la gestion peu orthodoxe d’Aerco et la dilapidation des milliards de FCFA du contribuable congolais à ciel ouvert. A moins d’en être complices concluent les personnes que nous avons abordées.

Partenariat Public Privé (PPP) ou marché de dupes

Le Partenariat Public Privé (PPP) est un transfert au partenaire privé de certains risques associés au projet. Notamment, en ce qui concerne sa conception, sa construction et son financement. L’Etat congolais n’ayant pas à s’endetter, Egis Airport devrait trouver un investissement durable. En d’autres termes, l’objectif d’un PPP est de permettre que les financements, la gestion des bâtiments et des équipements  soient effectués par des prestataires privés. Ce type de partenariat fut institué en France,  par ordonnance du 17 juin 2004.  Dans le cas de la convention avec Aerco, le Congo se trouve dans une véritable opération d’extorsion des finances publiques, même quand la Convention de la honte précise certaines clauses.

Tenez ! L’annexe 5 de la Convention de concession précise clairement qu’il revenait à Aerco de construire, à ses frais, le nouveau module de l’aérogare de Pointe-Noire.  Curieusement, c’est la Délégation Générale aux Grands Travaux (DGGT) qui a construit le deuxième module de l’aérogare de Pointe-Noire permettant ainsi à Aerco de bénéficier, encore et indûment, d’un investissement réalisé par l’Etat, à hauteur de 50 milliards de F CFA, et que Aerco se permet d’amortir sans avoir rien investi.

L’article 11 de la Convention de concession qui régit les conditions d’amortissement des biens du périmètre de la concession précise, au point 11.2, que  « le Concessionnaire n’est pas autorisé à amortir les investissements réalisés par l’Etat congolais sur le périmètre de la concession ».

Là, aussi, on ne sait par quelmiracle Jean Jacques Bouya, Gilbert Ondongo et Jean Louis Osso ont autorisé Aerco, le Concessionnaire d’amortir les investissements réalisés par l’Etat congolais. L’annexe 5, Item n°3 et 5 prioritaire de la convention précise, les Investissement obligatoires dans 60 mois suivants le début des activités – respectivement à Brazzaville et Pointe-Noire. Notre enquête à malheureusement révélé que: les travaux d’amélioration de la zone actuelle de traitement du frêt international et domestique et la création de zones pour denrées périssables dans les installations frêt (item 3)  sont invisibles à Brazzaville, après 60 mois. Item N°5 Prioritaire : Construction d’une nouvelle zone de frêt à l’aéroport international de Pointe-Noire et installation des équipements. Là aussi, les choses sont très floues. Aerco, au vu et au su de Bouya, Ondongo et Jean Louis Osso, a réussi à réduire le coût de cet investissement prévu initialement  pour  30 milliards à 3 milliards de FCFA (soit, divisé par 10), résultat : une miniscule zone de frêt sera à peine visible!

Pourtant, l’article 20 de la Convention de Concession stipule que le Concessionnaire (Aerco) a pour obligation principale la réalisation d’investissements prioritaires définis dans l’annexe 5 de la Convention de concession dans un délai maximum de soixante (60) mois. A défaut, l’Etat Congolais via son représentant (BCS) a le droit de lever la garantie de cinq cents millions (500 000 000) de F CFA. Nonobstant les milliards de fcfa qu’elle brasse, Aerco n’a pas tenu ses engagements qui arrivaient à terme au 31 mars 2016. Le concessionnaire est, par conséquent, contractuellement en défaut.

Malgré la signification de la mise en défaut d’Aerco par le BCS, Jean Louis Osso Président du Conseil d’admnistration d’Aerco, se serait interposé pour sauver Aerco, la vache à lait de maffieux dignitaires.

De la convention au contrat de gré à gré

Alain Berquez  se moque des Congolais .Par courrier daté du 12 février 2015, le représentant de l’Etat (BCS) avait demandé à Aerco de bien vouloir lui transmettre les contrats passés avec ses sous-traitants, et ce, pour rendre compte à la Commission nationale de la lutte contre la corruption, la concussion et la fraude. Mais, cela n’a pas été fait, certainement parce que ces contrats sont de gré à gré, flous et impliquent Madame Bouya et collabos:

Quelques marchés qui interpellent les Congolais

Le marché attribué à Madame Bouya, concernant le nettoyage de toute l’aérogare de Maya-Maya : 25 millions de FCFA par mois lorsque les employés de Mme Bouya sont mal payés. Là encore, on comprend mieux la mansuétude de Jean Jacques Bouya, face aux pratiques douteuses qui le rattrapent.

Le contrat d’un montant mensuel  de 27 millions de F CFA, attribué de gré à gré à Edge Airport  que dirige le fameux Eric Desmarets,  soit 324 millions de FCFA par an, pour maintenir les serveurs (quelque trente ordinateurs), sans compter les extra! Pourquoi n’a-t-on pas donné ce marché surfacturé  par Edge Airport aux entreprises congolaises qui ont la même expertise ? Les nationaux  ne savent-ils pas maintenir des ordinateurs ?

Le marché surfacturé des incinérateurs de Maya-Maya et de Pointe-Noire, à hauteur de 1 milliard 400 millions attribué à Gérard Sarrat, DG d’ENCO qui pour rappel est administrateur au Conseil d’administration d’Aerco et actionnaire de cette même Aerco..Les investigations  que nous  avons menées en France révèlent que le montant réel des incinérateurs est de 600 millions de F CFA contre 1 milliard 400 millions attribué à ENCO.  Gérard Sarrat avait perçu 70% à la commande et 15% au départ du matériel en France (soit 85% avancé à ENCO). Au Congo, c’est l’Etat qui a investi dans les bâtiments, dans les équipements, etc. où est donc l’investissement du groupe Egis? Comment comprendre que nos Ministres aient signé un tel contrat de concession?Comme nous l’avons prouvé dans nos éditions précédentes, Aerco a amorti les bâtiments et équipements construits par l’Etat, et ce, contre cette même convention qui, en son article 11.2, ne  le lui autorise guère. Pire, après nos publications-feuilletons, nous apprenons, aujourd’hui, que le Groupe de Monsieur Egis Dupont qui n’a rien apporté dans notre pays, est en train de se battre pour avoir un crédit de dix huit milliards. Là aussi, il faut  dire que c’est un marché de dupes. Car, lorsque les choses couleront, Egis Dupont et Cie vont tailleront la zone, laissant toutes les dettes aux Congolais, puisque Aérco est une entreprise de droit congolais. Les hommes d’Egis n’ont rien apporté, absolument rien ! Bouya, Ondongo et Mvouba  devraient être interpellés  pour  complicité tacite, incompétente, ou…Il s’agit bien-là d’une arnaque sur le dos du peuple congolais! C’est Egis Airport Operations et Aerco qui auraient dû investir dans les aéroports, puisque ce sont eux qui profitent majoritairement des retombées financières.  Ce système mafieux, mis en place par Egis Airport Operations et ses complices congolais, a conduit à des opérations financières toxiques qui obèrent l’avenir des aéroports du notre pays,  pour de très nombreuses années !

(Affaire à suivre)

Par:  Ghys Fortuné Bemba Dombe

 

 


 

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