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Récit : Chronologique du supplice d’Augustin Kalla Kalla

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Nous souhaitons porter à la connaissance du public, le récit chronologique du supplice d’Augustin Kalla Kalla, après qu’il ait échappé à la mort certaine que les tortionnaires de la République avaient planifiée.

Selon nos investigations, les premiers éléments de notre enquête prouvent à suffisance que l’enlèvement  de Mr. Augustin Kalla Kalla, journaliste de son état, très proche collaborateur d’André Okombi Salissa, le 29 septembre 2016 avait été orchestré par un groupe de gangs de la Direction Générale de la Sécurité Présidentielle (DGSP).

Le quartier, les co-locataires, les voisins proches et les agents de police du PSP de Sadelmi ont eu le triste privilège de vivre en live ce psychodrame qui pour notre Pays n’est pas unique en son genre, car des centaines d’enlèvements politiques sont perpétrés chaque semaine au Congo.  À travers ces  courageux compatriotes nous avons pu avoir le récit complet  de cet enlèvement  dramatique et assez d’éléments pour notre enquête.

Selon les témoignages recueillis au cours de cette enquête :

– les gangs bien cagoulés avaient investi les lieux vers 24 heures dans des véhicules 4×4 Prado non immatriculés, deux blancs étaient dans ces gangs ;

– au moment du déroulement de cette tragédie, un voisin avait eu l’ingénieuse idée de faire appel à la Police, ayant aussitôt compris qu’il s’agissait d’un  enlèvement crapuleux;

– grâce à cet appel, les Policiers du PSP de Sadelmi  avaient surpris les ravisseurs membres du Gang sur les lieux, juste au moment où ils quittaient, après avoir saccagé et pillé le domicile, mis une cagoule et introduit  Kalla Kalla dans un des vehicules Prado;

– un échange de coups de feu et une discussion soutenue qui s’en est suivie avait alors permis aux policiers du PSP de Sadelmi de savoir que les membres de ce Gang étaient  bien en mission commanditée par la DGSP documents à l’appui.

C’est d’ailleurs pour cette raison que ces  policiers du PSP de Sadelmi, se sont révélés incapables de pouvoir arrêter ces criminels  professionnels ou de sauver Mr. Kalla Kalla des mains de ses ravisseurs.

Nous déduisons aussi  que ce sont ces  mêmes raisons qui expliquent   » la Loi du Silence  » ( la Loi de l’Omerta ) qui observée simultanément par tous les Services de la police politique du pouvoir de Brazzaville ( DGST, RG et autres ) pendant deux semaines  autour de la disparition  de Kalla Kalla, et ce, malgré les recherches des parents , amis et  partenaires auprès de ces structures ayant pourtant les moyens de faire des investigations poussées, rien a filtré.

Aucune  initiative  n’a été engagée par les structures officielles, non plus l’ouverture d’une plainte contre X, parce qu’ils savaient tous que Kalla Kalla était  dans les mains de la DGSP, donc de Sassou Nguesso lui-même. Notons aussi que l’inutile et funeste Clément Mouamba n’a pas répondu à la question précise qui lui a été posée à l’Assemblée sur les sévices corporels subis par Augustin Kalla Kalla.

Ce mode opératoire est bien connu des Congolais depuis le temps du monopartisme en passant par la gestion Lissoubienne jusqu’à la guerre du 5 juin 1997. Nous sommes dans un retour à la case de départ, une régression politique et sociale que le clan au pouvoir appelle machiavéliquement « nouvelle république ».

Le 5 juin 1997, les mêmes acteurs étaient rentrés en guerre contre le Régime du Pdt Pascal Lissouba avec comme prétextes les mêmes raisons : la barbarie humaine marquée  par des arrestations arbitraires, des enlèvements et tortures, de graves violations des droits et libertés fondamentaux, le tribalisme, le  népotisme.

Mais aujourd’hui, 20 ans après 1997 des innombrables preuves nous démontrent que les mêmes acteurs d’hier ayant combattu Pascal Lissouba, massacrent leur propre Peuple et font « 100 Fois » pire que le Pouvoir de Lissouba sur tous les plans de « l’incivisme » public, militariste et politique.

Les Congolais comprennent alors clairement pourquoi la CPI leur fait maintenant  peur et ils se constituent en chef d’orchestre, avec des jeunes grillots ayant une « obsolescence » cognitive et éthique, pour convier tous les dinosaures Africains  à quitter le Bateau CPI avant qu’il ne soit trop tard pour eux. Car ce sont les puissants et les tortionnaires qui ont peur de la CPI, mais jamais les victimes. Demandez-leur de nous dire d’abord ou se trouve le corps de Massamba-Debat ?

Enfin, nos Investigations à travers cette enquête, nous conduisent à un curieux Constat : Tous ces opposants à l’instar de Mr. Kalla Kalla, sont pourchassés nuits et jours , enlevés, torturés, arrêtés arbitrairement,  emprisonnés ,  menacés et intimidés, embastillés, privés des droits et libertés fondamentaux par les instruments de répression politique du pouvoir de Brazzaville.

Ils ne sont coupables de rien. Le seul péché et le seul tort que le pouvoir de Mpila leur reproche c’est d’avoir dit publiquement et à haute voix :

– Non à la dictature d’un clan ou d’une minorité sur tout le Peuple;

– Non à la pensée unique du PCT;

– Non à la barbarie humaine et aux violations graves des droits et libertés fondamentaux;

– Non au viol  organisé de la Loi fondamentale du Pays de 2002;

– Non au terrorisme d’Etat et à l’utilisation disproportionnée  de la force publique contre le Peuple pour des fins de conservation clanique du pouvoir.

Notre Rapport d’Enquête avec  images multiples preuves de Répression sur les Opposants au Congo Bzv sera déposé dans de brefs délais auprès de tous nos Partenaires et Relais au plan National et International (France-Belgique- Genève-USA – UE et CPI).

Ligue Africaine des Associations Contre les Répressions politiques




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